Harold et la chasse aux tics IA !
Harold et la chasse aux tics IA !
Introduction.
Depuis toujours, je rédige mes textes sur LibreOffice Writer. Je rappelle que je fonctionne depuis plus de vingt-cinq ans sous Linux et que je n’utilise que des logiciels libres, exception faite de Davinci Resolve Studio, un logiciel de montage vidéo professionnel dont j’ai acheté la licence.
Depuis peu, j’ai repris l’apprentissage d’Obsidian, un logiciel libre dont je n’avais pas réellement saisi la puissance et la multifonctionnalité lorsque je l’avais testé, il y a de cela quatre ans.
Qu’est-ce donc Obsidian ?
Obsidian est un logiciel gratuit qui sert à prendre des notes sur son ordinateur (ou son téléphone), et surtout à relier ces notes entre elles. C’est un carnet de notes numérique et les notes restent chez vous. Le logiciel fonctionne parfaitement sans connexion Internet, et rien n’oblige à stocker ses notes dans le cloud.
De plus, les notes ne sont pas cloisonnées à ce seul logiciel. Comme tout est enregistré dans des fichiers ordinaires, on peut les ouvrir avec n’importe quel autre éditeur de texte. Le logiciel est gratuit et disponible sur Windows, macOS et Linux, avec une application mobile pour iOS et Android.
Obsidian utilise le langage Markdown que certains connaissent peut-être. Il s’agit d’une façon d’écrire du texte en ajoutant quelques signes simples (étoiles, dièses, tirets) pour indiquer la mise en forme : titres, gras, listes, etc. Dans un traitement de texte comme Word ou Writer, on clique sur un bouton pour mettre en gras. En Markdown, on tape des signes autour du mot. Le texte reste lisible tel quel, même sans logiciel particulier. Une fois cette syntaxe très légère assimilée, il n'est plus nécessaire de s'interrompre à tout bout de champ pour se saisir de la souris. Le clavier laisse alors libre cours à l'imagination sans vous interrompre. Les doigts n'ont plus qu'à transcrire la pensée.
Obsidian est très utilisé sur les blogs, les messageries, les forums en ligne et les pages de documentation. Puisque les notes sont écrites en Markdown, c’est-à-dire en texte ordinaire, elles restent lisibles par n’importe quel logiciel, aujourd’hui comme dans vingt ans.
Obsidian bénéficie d’une communauté internationale vaste et extrêmement active. Le logiciel pouvant être amélioré par des modules complémentaires, la quantité de ces modules est pléthorique.
J’ai dû prendre du temps pour modifier mes habitudes de rédaction, mais on s’y fait assez vite, il suffit d’y mettre du sien.
Celui qui n’accepte pas de commencer par faire l’apprentissage du moins, est certain de perdre son temps.
Nicolas Bouvier
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La chasse aux textes IA : la nouvelle paranoïa !
Vous connaissez certainement la nouvelle « terreur » des auteurs : Pangram, bien sûr. L'affaire Thélison Orélien a accentué la paranoïa et la chasse est ouverte. Jusqu'il y a peu, j'avais pris toutes ces gesticulations avec beaucoup de recul, ne me sentant absolument pas concerné.
Je publie d’abord et avant tout sur Panodyssey en raison de la Notice Crea Trust IA, une protection des textes, des auteurs, de notre travail face aux pompages d’IA. Dans un second temps (la machine est en route), la Notice devrait permettre de faire valoir les droits des auteurs face aux IA.
Ma primopublication étant effectuée, je dépose mon texte sur Substack, dont les CGU ne sont pas du tout à l’avantage des auteurs non plus, raison pour laquelle je procède de la sorte. Et actuellement, sur Substack, le sujet qui tourne en boucle : l’IA à toutes les sauces :
— L’IA et la création de texte.
— L’IA pour la recherche et documentation, est-ce tromper le lecteur ?
— L’IA, l’avenir avec lequel il faut compter.
— L’IA, tu n’utilises pas, tu vas rater le train en marche !
— L’IA, à quel pourcentage ce texte est-il humain ?
Cette dernière question taraude les utilisateurs Substack depuis l’instauration de la fonctionnalité Pangram. Les supporters, les détracteurs, ils s’écharpent à coups d’arguments certainement valables aux yeux de chaque partie.
Cependant, pour des petits auteurs comme votre humble serviteur, l'analyse de vos textes par un autre utilisateur engendre le risque de produire des "faux positifs".
Je suis conscient que je n’utilise jamais l’IA pour rédiger. Je ne devrais donc pas m’inquiéter, mais ces "faux positifs" existent et ce n’est pas Gabriel qui va me contredire. J’ai donc imaginé un module complémentaire qui analyse les tics de langage de l’IA sur la base de ce qui est répertorié et connu. Il permet la compréhension de ce que l’IA détecte et pourquoi. Je ne suis pas codeur, donc, pour contrer l’IA, j’ai utilisé l’IA afin de créer ce module.
J’ai commencé par demander à Claude de me lister tous les "tics de langage IA" connus, relevés par les différents vérificateurs de textes comme Pangram, GPTZero, etc. De cette liste, je lui ai demandé d’exclure le tiret cadratin que j’utilise toujours pour mes dialogues. Ensuite, pour ce qui est des itérations, tics de langage, expressions spécifiques, manières de rédiger (Not just X but Y…), je lui ai demandé de prévoir la liste pour l’anglais et le français. Nous sommes arrivés à un fichier .json qui constituerait le cœur du module.
Il fallait trouver ensuite à appliquer le module en parallèle à ma manière de travailler et, surtout, qu’il fonctionne dans la ligne que je m’étais fixée au départ, à savoir : je ne cherche pas à remplacer Pangram, je veux savoir sur quoi Pangram risque de buter et pourquoi.
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Processus de création.
Il me fallait un bouton à actionner pour vérifier le texte dans la fenêtre de rédaction (gauche), celle de droite représentant le fichier tel qu’il apparaîtra au lecteur. Test sur un petit texte paru sur Panodyssey à propos de la faille PHP d’il y a quelques semaines afin de rassurer les utilisateurs sur mes services en ligne auto-hébergés. Rien n’est relevé, et c’est normal.

Nous relançons le test avec une phrase ajoutée dans le texte et comportant des tics connus :

La sortie est positive. Bien, ça fonctionne. Il s’agit maintenant d’affiner et de pimper un peu la sortie, dans le but que le système soit agréable et fonctionnel : une colonne à droite avec les relevés et les raisons pour lesquelles ils sont marqués et également la possibilité de sélectionner du texte afin de l’ajouter à la liste si je considère que cela ressemble trop à de « l’IA writing ».

Top. L’ajout s’effectue correctement et est listé comme personnel.

Je dois par ailleurs pouvoir supprimer un ajout personnel si nécessaire. Par conséquent, nouvelle version.

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Conclusion.
Nous voilà donc avec un petit outil bien pratique, même si d’aucuns diront qu’il s’agit d’une manifestation paranoïaque de ma part, je répondrai qu’il s’agit surtout de pouvoir comprendre et, de plus, de ne pas avoir à subir un logiciel que personne n’a demandé et qui est poussé là sans autorisations préalables.
Le système me convient bien, il est évolutif et j’imagine qu’à l’usage, je découvrirai de nouvelles fonctionnalités à y ajouter.
Pour les personnes qui désirent obtenir ce module, je le tiens à disposition gratuitement ; il est fonctionnel sur toutes les plateformes et a été adapté pour les tablettes et smartphones.
Je vous remercie pour votre lecture et l’intérêt porté à ce petit détour hors de mes publications de nouvelles et de roman à épisodes. Je vous rassure, l’aventure de « L’Âme mécanique » se poursuit.


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Ceci étant posé, pas touche aux textes, aux idées, aux images, tout cela ne t'appartient pas, le droit d'auteur est une réalité dont tu dois tenir compte.
Tu as envie d'en utiliser tout ou partie, prends contact, demande.
Une demande vaut une réponse et il y a toujours moyen de trouver un terrain d'entente.
Viens, je ne mords pas ;-)
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Comment (1)
Jackie H 5 hours ago
Zut, en fait ça reprend un peu la logique des détecteurs d'IA... Moi je pensais plus à un travail sur les balises (le truc qui a piégé Thelyson Orélien).
On peut avoir des usages qui seraient listés comme des tics IA mais écrire tout à fait personnellement.
Je pense à une solution de type blockchain (parce que *infalsifiable*) qui permet de *prouver* que l'IA n'a pas touché son texte, pas même du bout de l'algorithme. Et si c'est infalsifiable, on ne peut pas tricher en allant effacer ses balises après coup. Je trouve cette démarche plus fiable que suivre la course à la mode derrière de soi-disant tics IA, tout en reconnaissant que la paranoIA actuelle a bien un fond de vérité, hélas 😏
Si tu arrives à mettre en place un module du genre, je suis PRE-NEU-SE !!!