Cap ou pas cap ?
La compétition ce n’est pas la guerre. Quand on a remis en route les JO il y a vachement longtemps maintenant, c’était ça l’idée. De passer de l’un à l'autre mais dans l’autre sens.
Dans une compétition il y a quelque chose que la guerre n’a pas. Un respect de l’adversaire, de l’humain, de soi et du vivant. Une conscience que quelque soit le vainqueur tout le monde gagne à la fin, tout le monde sort un peu grandi et a tout gagné à faire le déplacement.
Et quand on dit cap, pas cap, c’est parce qu’en vrai on est adversaires mais on peut être les meilleurs copains et que l’amitié ne nous empêche pas de nous courir après.
La guerre c’est l’inverse. Il y a cette idée que je n’aime pas qu’il faut battre un ennemi pour des conséquences matérielles et que l’humain passe après. On verra bien. Après.
Bah non les gars. C’est maintenant. Et quand on parle de guerre on ne joue pas à cap ou pas cap. Parce que déjà ce ne sont pas ceux qui y jouent qui y vont. Et parce que cela n’a rien à voir avec une compétition même si on essaye de nous le faire croire.
Donc Tibo t’es gentil, mais non merci. Ne mélange pas tout, tu risques de t’en vouloir plus tard.
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Comment (1)
Jackie H 4 days ago
J'apprécie la façon philosophique dont vous faites la différence entre guerre et compétition. Elle a indiscutablement du sens 👍🏻🙂. Mais le glissement de l'une a l'autre est plus facile qu'on le croit. Je crains fort que sur le plan économique, les acteurs du secteurs voient leur compétition comme une guerre et le concurrent comme l'homme à abattre pour récupérer ses parts de marché. Et on passe si facilement de la guerre économique... à l'autre 🙁. La guerre de 1914, c'était ça en réalité : les manœuvres des banquiers anglais pour stopper l'expansion économique de l'Allemagne, qui devenait de ce fait plus gourmande en colonies parce que plus gourmande en marchés et en débouchés pour ses industries. Il en a coûté des dizaines de millions de morts et une boucherie innommable qui traumatise encore aujourd'hui même ceux qui ne peuvent pas l'avoir personnellement vécue...