Rives privées
Dans mes doigts resserrés
La terre s'est écoulée.
les graviers ont roulé
Mes doigts ont retenus
Les cailloux les plus gros
De mon poing crispé
Mon bras s'est levé
Ma haine l’avait tendu
Et tu m'as regardé
Et tu m’as désarmé
J'ai tourné le dos..
Sur mes mains écorchées
Le sel de tes reproches
a creusé ma peau
Rochers aux langues acérées
Couleur dessinées
De tes paroles glacées
De tes paroles passées
Je me suis Lassé
Je suis lentement parti
Sans rien dire..
Moi l’insignifiant,
Dans ton regard absent
Moi qui suis si pauvre
Exclu de ton monde
Brûlante Trace sombre
Rouge sous ton ombre
Un rien qui t’encombre
Frémissement de vent
Paroisse de souffle
J'ai fermé les portes
Ton église disparue..
Je suis tombé et retombé
Dans tes rivages à tes parages
Tellement de fois glissé
Tellement de fois blessé
A la recherche d un sourire
A la recherche d'un baiser
A la recherche de ton amour
J ai soulevé la tête
Du journal du condamné
J ai refermé les pages..
Pages est ton visage
Pourtant aussi net
Qu'un ciel sans nuage
Quand ton rire éclate
Tes lèvres écarlates
Tes yeux de fièvre
Ton sourire ardent
Tes baisers d'enclume
saveur de ta morsures
Obsidienne d iris ;
Poison d’abysses sans écho
Mirage dressé sur mes idées
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