Orphée
Orphée, tu maculas les oraisons
Des Bacchantes tes échansons
Qui choisirent la vaine déraison
Mais ton équipage sur la frondaison
De la poésie va en s'éveillant
Sur la rive du salut pour infant
Ah! La Septante dont le bêlement
Me réveillant moi l'enfant somnolent
Sera toujours moins émouvante
Pour parer les sirènes térébrantes
Que ton chant et pour Eurydice
Ta poésie était sans blandice
Dans l'obscur temps des immondices
Mais laisse moi à présent le cilice
Et les miroirs de ton Cocteau
Où la mort travaille tel un fléteau
Et que mon être s'écoule en son pagne
Pour s'étioler sans l'ombre des bagnes...
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