Le sol
Nos paroles gisent sur le sol,
le vent âpre égrène les copeaux de lettres
sous la confusion du sol opaque à tout regard
surface vitreuse gisant au sol
l'ombre des questions y est à peine visible
celui qui les pose s'y perdra
La haine à jailli du sol
une herse traverse ma chair
les souvenirs reviennent à terre
quand les corps redescendent
il y a longtemps que ton regard est mort
Je te découvre enfin
mes mains dessinent tes joues
je suis affamé de ta peau
douceurs et délices quand nos yeux s'accordent
douceurs et délices quand nos soufflent s'accordent
Je prie le jour divin ou tu seras enfin la
notre jardin d'éden pour nous
que tes rêves deviennent miens
ce n'est que dans ton regard que je suis
ce n'est que dans ton souffle que j'entends
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