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Night of 16, November
Non-fiction
Music
calendar Published Apr 26, 2026
calendar Updated Apr 26, 2026
time 3 min
Line Marsan verified
Line Marsan 2 hours ago

C'est très beau. Certains vers sont de purs joyaux. Et puis cette mélancolie mêlée de mystère transporte vers des temps anciens où l'on chantait sa tristesse.

Night of 16, November

[Mi Majeur]

Venez plus près du bord

beaux cygnes des années blanches

Le col courbé de peine ils s’en vont en silence

Venez jours de lenteur

nuits que la neige a bues comme un soleil de sable

Le coeur est gros d’une infinie tristesse

Une mélodie noire prend couleur à la ville

Qui s’endort sous mes yeux

Un jetis de joyaux gémit sur le jardin

Et par un chemin d’ombres

Mon beau sapin s’avance

Dont toutes les bougies faillent de le brûler

La ville est à mes pieds comme un cadeau d’enfant.

La journée fait son lit et c’est déjà Demain qui déplie son bagage.

Tout au creux de ma main venez petits matins, gelés d’une couronne bleue !

Faites qu’en moi résonnent vos cordes –vos larmes ! Soyez de bon secours à l’oiseau liberté !

Le jour que l’on cueillait n’est plus qu’une minute

Les roses de la vie ont perdu leurs pétales.

Par l’obole étouffés,

Et les aulnes tremblants que la main du vanneur, quand la brume se dépose, tout autour de la terre disperse calmement.

Venez

à moi venez encore!

C’est dans un château vide que se tiendra votre hôte

Et le feu qui le veille est un rêve en-allé

Sur ce papier froissé un deuil respire encore

On voit venir Nariad, ses beaux yeux verts tout de nacre vêtus,

Et l’on demanderait de s’y pouvoir noyer

Vingt siècles d’humanité pèsent sur ses épaules

–Où il est dit que la vérité pour être a le mensonge pour vivre

La chanson de ses bras se pose sur le sable

La source est de lumière

Mais le regard est une monnaie triste

Sous l’horizombre.


Années de l’oubli

venez peupler les oubliettes de mon âme

La clé, si bien gardée,

Le masque de fer, porté plus haut,

J’ai grande douleur que la porte soit ouverte à la cage du temps

Qui s’est enfui de moi

J’ai pour vous le pain le sucre et l’orgeat

Venez petite cascade, et versez sur mon front

Vos perles glacées

Vos pensers nourriciers !


Puisque le ciel et vous êtes la même arcade

Abritez une fois l’enfant,

il est malade.


(pix addrs.OIG1.KYZ_lYyJ8OY2a_PlZDsU)


Comment (1)

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Line Marsan verif

Line Marsan 2 hours ago

C'est très beau. Certains vers sont de purs joyaux. Et puis cette mélancolie mêlée de mystère transporte vers des temps anciens où l'on chantait sa tristesse.

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