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Ton prompt en image, le défi du lundi proposé par Johanne sur Substack.
Fiction
Tale
calendar Veröffentlicht am 22, Okt., 2026
calendar Aktualisiert am 22, Okt., 2026
time 5 min
Creative Transparency Label
All audiences
Image / Human image
Text / Human creation

Ton prompt en image, le défi du lundi proposé par Johanne sur Substack.

Chaque lundi, Johanne propose que nous rédigions un texte à partir d'une photo qu'elle propose. Nous sommes libres du sujet, du thème, des mots. J'adore le principe, je vous partage le sujet de cette semaine (que vous pouvez aussi découvrir sur "Causons", le forum interplateformes Panodyssey-Substack).


Une femme dans la,pénombre passe la main dans un rayon de lumière


Nous avons franchi la mi-octobre et, doucement, l’esprit d’Halloween commence à s’installer. Les ombres s’allongent, les mystères s’épaississent et l’imagination se plaît à fréquenter des territoires un peu plus inquiétants…

Cette semaine, je vous propose donc une photographie à l’atmosphère singulière.

Une femme, une lumière mystérieuse, un geste suspendu. Que cherche-t-elle à saisir ? Que voit-elle que nous ne voyons pas ? Et que se passe-t-il réellement dans cette étrange obscurité?

Magie, illusion, fantastique, épouvante ou tout autre chose ? À vous d’en décider!

Comme toujours, tous les genres et toutes les formes d’écriture sont les bienvenus. L’image est un point de départ, pas une contrainte.

Laissez le lien de votre texte dans les commentaires. Samedi, je récolte toutes les créations pour en faire une publication collective.

À vos plumes, et amusez-vous!

__________


Les amis de Gladys


Gladys jette un œil impatient sur le vieux radio-réveil qui égrène son heure électronique sans jamais se fatiguer. Nuit et jour, il bosse, il ne fait que son travail en somme, donner l’heure. C’est tout ce qu’il sait faire d'ailleurs, sauf grésiller si Gladys active le bouton du son. Elle l’a toujours connu sans son antenne, pour la radio, c'est râpé.


17 h 12, dans deux minutes, ils seraient tous là. Ses amis : Fifi, le lapin, Rex, le chien, Ron, le cheval, Sa Majesté (elle ne lui avait pas trouvé de nom), le cerf et Phyly, l’oiseau moqueur.

Un nouveau regard vers les chiffres rouges, 17 h 13, il est temps d’enfiler les gants et d’y coincer la manche de son pull élimé. Il fait si noir dans cette pièce. Gladys rêve de s’enfuir, d'ouvrir les lourdes tentures noires. Elle voudrait tant courir, là, en bas, dans le champ actuellement rempli de coquelicots, elle le sait, maman le lui a dit. Pourtant, elle est là, enfermée dans cette chambre noire, avec cette ampoule artificielle pour seul éclairage, ce soleil froid, ce n’est pas un rayon de vie, juste une nécessité.


Mais, Gladys se réjouit, ses amis arrivent. Elle éteint la lumière et là, à 17 h 14 (aujourd'hui, demain, il faudra refaire le calcul), un rayon de soleil, du vrai soleil, traverse les imposants tissus qui barrent sa fenêtre. Il traverse le tout petit trou que Gladys y a percé avec la pointe d’une paire de ciseaux, ses ciseaux de bricolage. Le rayon se projette au mur, un disque de lumière, blafard, mais suffisant pour convoquer ses amis.

Alors Gladys prend place, vérifie une dernière fois le positionnement des gants sur les manches du pull, pas un centimètre de peau ne doit dépasser ! Elle commence ses incantations, place ses doigts, colle ses mains l’une contre l’autre, tord l’index, plie l’auriculaire et la magie opère : Rex apparaît, il aboie en silence, Fifi traverse le cercle de lumière, Ron semble vouloir parler, sa bouche s’ouvre et se ferme sans un bruit. Phyly s’envole rapidement pour laisser place à Sa Majesté. Il était temps, le soleil de l’autre côté des tentures se glisse déjà derrière le toit de la maison voisine.


Gladys enlève ses gants protecteurs, soupire et commence le calcul afin de déterminer l’heure correcte pour demain.

Elle voudrait tant courir avec ses amis dans le champ, en bas de sa fenêtre, mais cette fichue maladie ne le lui permet pas. Papa et maman lui ont expliqué que sa photosensibilité à la lumière solaire allait la poursuivre très longtemps et qu’elle devrait apprendre à vivre avec.


Heureusement, pour l’instant, c’était l’été et ses amis venaient la retrouver, tous les jours... Quelques minutes, c’était déjà ça.


Illustration : Fidan Nazim Qizi @pexels.com



Intellectual property & credits
© Cover Image Fidan Nazim Qizi @pexels.com
© Author's name / pen name Harold Cath
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CC BY-NC-ND
The Kitty clause
Harold Cath verified
Ce contenu te plait, j'en suis heureux, partage-le, ramène du monde ici.
Ceci étant posé, pas touche aux textes, aux idées, aux images, tout cela ne t'appartient pas, le droit d'auteur est une réalité dont tu dois tenir compte.
Tu as envie d'en utiliser tout ou partie, prends contact, demande.
Une demande vaut une réponse et il y a toujours moyen de trouver un terrain d'entente.
Viens, je ne mords pas ;-)

Kommentar (2)

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Jackie H verif

Jackie H vor 7 Tagen

La photosensibilité à la lumière solaire, un trouble rare mais potentiellement très handicapant. On les appelle aussi parfois "les enfants de la lune" 🌙

Die Reise durch dieses Themengebiet verlängern Tale
Jean-Paul Vialard verif
Jean-Paul Vialard
SILENZIA
Jean-Paul Vialard verif
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SILENZIA
29, Okt., 2026 8 min Lesezeit
Tale
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