Souvenirs d’un avenir déchu et d’un passé merveilleux
Souvenirs d’un avenir déchu et d’un passé merveilleux
Dans l’eau de la rivière
M’inspirent grande’ misère
Ces souvenirs heureux
Dont on se souvient mieux
En ne pensant à eux,
Et que pour mieux chérir
On fuit, vers tel avenir,
Car, bien que preux, nombreux,
Vieux de savoirs ronceux,
Ces cailloux que nous sommes,
Ballottés d’un long somme,
Abattus, soulevés,
Par des vagues égrenées,
Sont impuissants face aux
Flots incessants brutaux
Du temps, maître infini,
Imparable agonie.
Trop légers pour s’ancrer,
Trop lourds pour s’envoler,
Que faire, dépréciés,
Sinon vivre et pleurer ?
Attristés de pensées,
Ces longs soirs d’air frais où,
Qu’il soit nuit ou jour doux,
Tout est clair et brillant
Sans ombre ou changement,
Mais le ciel est noir
Et tout est sans bouger,
Et l’on se sent noyer
Dans l’eau bleue des mémoires.
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