Satire cachée
Un éloge à lire de travers
(sonnet grand acrostiche de forme italienne)
Tous les jours on entend des Français qui s’émeuvent :
Nos bons concitoyens blâment les députés !
Hommes de peu de foi ! Ces talents réputés,
Politiques loyaux affrontant les épreuves,
Sont aussi vertueux quand les critiques pleuvent.
Détestables sujets que les voir discutés !
Et sachez que ces gens, quoique persécutés,
Conduisent le pays aussi bien qu’ils le peuvent !
Notre plaisir profond à critiquer les lois,
Pauvre usage immoral d’un vieil esprit gaulois,
France, est indigne enfin de ton fier héritage !
À vous, qui recouvrez notre État de vos peurs,
Sa grandeur ne vaut pas un pareil sabotage.
Perte affreuse de temps que d’entendre vos pleurs !
***
La satire vous paraît-elle si bien cachée ? Relisez le premier mot de chaque vers...
Qui me rendrait visite avec soif ou dédain :
Pitié, ne rendez pas ma Muse furieuse
En vous appropriant les fruits de mon jardin !
Venez vous imprégner d’une douce atmosphère,
Goûtez sans retenue à mon émotion,
Mais sachez que jamais je ne laisserai faire
Si vous vous en prenez à ma création !
Ne me dérobez rien, soyez sincère, honnête
En respectant toujours le travail du poète.
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