La flamme de vivre (14)

Chapitre 14: La flamme de vivre
Quelques jours avaient passé depuis le message d’Airi.
Chacun était parti de son côté, comme pour mieux respirer.
À Sokcho, Kazu était assis dans le petit restaurant de son oncle.
L’odeur du bouillon chaud flottait dans l’air. Il observait la mer à travers la vitre, calme en apparence, mais traversé de pensées qu’il n’arrivait plus à ordonner.
À Gangneung, Zenko était assis sur la côte, non loin de la maison familiale.
La mer s’étendait devant lui, immense et indifférente. Il aimait cet endroit parce qu’il ne demandait rien. Il suffisait de regarder.
À Goyang, Oniji courait.
Le rythme de ses pas sur l’asphalte l’aidait à oublier, à respirer, à se concentrer uniquement sur l’instant.
Ils ne savaient pas encore que, presque au même moment, quelque chose allait les relier à nouveau.
La notification arriva.
Pas au même instant.
Pas dans le même contexte.
Mais elle arriva.
Une photo.
Celle qu’Airi avait montrée à sa thérapeute.
Quatre silhouettes. Ensemble.
Au-dessus, un simple titre :
« La flamme de vivre »
En dessous, quelques mots :
« En souvenir de nos jours heureux.
On se retrouve bientôt à Séoul.
J’écris une composition.
Je vous la montrerai à mon retour.
À très vite. »
Kazu lut le message à Sokcho.
Il resta immobile un long moment, le téléphone dans la main.
Un sourire se dessina lentement sur ses lèvres.
Puis, presque aussitôt, un autre message arriva.
Sa cousine lui envoyait une photo.
Une affiche.

Deux garçons en tenue de campagne, dans un champ.
Deux filles en salopette, un brin de blé aux lèvres.
WAZO BANG.
Kazu sentit un pincement au cœur.
Il regarda encore la photo… puis la supprima.
À Gangneung, Zenko feuilletait distraitement un magazine.
L’affiche surgit entre deux pages.
Il n’hésita pas. Il arracha la page, la froissa et la jeta dans la poubelle la plus proche.
Puis il sortit son téléphone et relut le message d’Airi.
À Goyang, Oniji ralentit sa course.
Il avait vu l’affiche, lui aussi.
C’est à ce moment-là qu’une jeune femme s’approcha timidement.
— Excusez-moi… C’est quand que vous reviendrez sur scène ?
Il la regarda, surpris.
— Je… je ne sais pas encore, répondit-il honnêtement.
Elle hocha la tête, sans déception.
— D’accord.
Je vous suis depuis le début.
Je vous attendrai.
Je m’en fiche des ragots.
Il resta sans voix.
Elle sourit.
— Vous pouvez me faire un selfie ?
Il acquiesça.
Ils prirent la photo ensemble.
— Bon courage, dit-elle avant de repartir. À bientôt.
Oniji la regarda s’éloigner.
Un sourire sincère étira son visage pour la première fois depuis longtemps.
Aucun d’eux ne le savait encore.
Mais quelque chose venait de se remettre en mouvement.
Pas un retour.
Pas une annonce.
Juste une flamme.🔥
(Fin du Chapitre 14)
-------------------------------------------
👩🏽💻 Barbara Wonder
✍🏼16/07/26
🏞️Canva
non-commercial use only
Une histoire née entièrement de mon imagination humaine.
Inspirée par mon amour pour la K-pop et particulièrement BTS, j’ai créé KOZA : une histoire brute, humaine et pleine d’espoir sur les cicatrices et la résilience.
Merci d’être là.
Barbara Wonder☺️
Contribuisci
Puoi sostenere i tuoi scrittori preferiti


Commento (0)