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Chapitre VI – Et le reflet se brisa
Fiction
Drama
calendar Pubblicato 21 ott 2026
calendar Aggiornato 21 ott 2026
time 2 min
Jackie H verified
Jackie H 5 giorni fa

Ce moment, ce point où rien n'arrive à nous toucher...

Le mal que peuvent faire des messages haineux...

"Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font" ?...

Monde superficiel qui, en s'attachant aux apparences, fait d'indicibles dégâts qu'il ne verra peut-être jamais...

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Chapitre VI – Et le reflet se brisa

Le miroir en face. Un fantôme. Je me fixai.


Nous avions un cessez-le-feu, pas la paix. Les médecins me parlaient de rémission, pas de guérison.


Je reconnus mes yeux. Mais leur éclat plus dur. Mon teint plus pâle. Ma bouche, mes joues… je n’osai pas. Je ne pus pas.

Sur mon corps, les traces visibles de mon combat. Peau irritée. Rétention d’eau. Silhouette changée.


Des symptômes persistaient. Troubles du sommeil. Douleurs articulaires. Fatigue. Sautes d’humeur. Mes doigts se crispèrent. Je ne céderai pas.


John conservait des cicatrices invisibles, ses prunelles voilées. « Guerrière », disait-il.


Je voulais profiter. Une vie plus intense.


Je devinai mon reflet. Un léger flou se dessina.


Les messages revinrent, brutaux. Je ne me vis plus.

Mon souffle devint court. L’air ne passa plus. J’étouffai. Vision troublée. Mes dents claquèrent. Prise de tremblements. Mes poings frappèrent. Un cri jaillit.


Des fragments de verre tombèrent sur le sol en même temps que des gouttes carmin.


John entra et se tut. Lointain. Il ramassa les morceaux.


Plusieurs jours, il s’enferma dans son studio, la porte close. Moi derrière. Rien.


Les souvenirs m’assaillirent comme des poignards. Mes pensées restèrent confuses.

Mon dos se voûta, ma tête se pencha. Je me traînai. Chaque geste me coûta.

Mon ventre ne cria plus famine. Mes lèvres se pincèrent. Aucun sourire ne vint.

Impossible d’expliquer cette sensation. Le néant.


Pour éviter le naufrage, je partis vers la mer. Ressentir le vent, la pluie. Vivre.

Les embruns glacés sur mon visage me laissèrent de marbre. Le pleur des mouettes ne m’atteignit pas. L’air iodé ne me brûla pas les narines. Rien.

Un poids m’oppressa. Ma nuque se raidit. Je me réfugiai dans la forêt. Rien.

Le chant des merles s’éteignit. Aucune odeur d’humus. Le chemin sous mes pieds resta inerte.


Rien.

Commento (1)

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Jackie H verif

Jackie H 5 giorni fa

Ce moment, ce point où rien n'arrive à nous toucher...

Le mal que peuvent faire des messages haineux...

"Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font" ?...

Monde superficiel qui, en s'attachant aux apparences, fait d'indicibles dégâts qu'il ne verra peut-être jamais...

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Anastasia Saint-Ange verif

Anastasia Saint-Ange 3 giorni fa

Merci pour ce commentaire si juste et si sensible. 💗

Vous avez saisi ce que je souhaitais transmettre à travers ce passage. Le poids des mots, la cruauté des jugements et cette importance accordée aux apparences peuvent provoquer des blessures profondes, invisibles aux yeux de ceux qui les infligent.

Et parfois, la souffrance est telle que les émotions semblent s'éteindre…

Merci d'avoir pris le temps de partager cette réflexion. Elle me touche.

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