Pour le peu de temps qu'il nous reste.
Pour le peu de temps qu'il nous reste.
Écoute. Je ne vais pas te servir un verre de prose sirupeuse. On a 40 ans passées. C'est l'âge où tu réalises que tu as passé la moitié de la course à déconner avec la ligne d'arrivée en vue. Si on est chanceux, il nous reste trente, peut-être quarante ans de lucidité avant la maison de retraite ou le chaos biologique. Trente ou quarante ans, c'est ce qu'on vient de passer à faire n'importe quoi.
Si tu lis ça, c’est que j’ai choisi de ne pas t’envoyer un message froid et numérique, quelque chose qui se perd au milieu de sms, d’autres prétendant, de mails des factures et des spams. Je voulais que tu aies l'odeur du vrai, du papier, de l’encre qui a séché sur cette page. Je voulais que tu saches que j'ai pris le temps, à la main, de coucher ces mots. Parce que ce n’est pas un cap
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