Avant-première
Un premier rendez-vous dans mon Albret natal,
Clin d’œil du destin pour un début peu banal.
La fête au village nous à l’abri des regards,
Le courage sous le bras et la peur au placard.
Le soleil de Mai ayant un mot d’excuses,
C’est sous un ciel chargé que j’accueillais ma muse.
Elle m’apparut alors si fringante si radieuse,
Me faisant oublier météo capricieuse.
Je buvais ses paroles je la dévisageais,
N’en perdais une miette ne feignais mon attrait.
Les gouttes de pluie sur elle devenaient perles,
J’étais tout étourdi devant grâce qui déferle.
Aidé des arachnides perdus dans ses cheveux,
Véritable aubaine pour mes doigts audacieux.
D’un élan protecteur je l’en débarrassais,
Mouvement délicat les insectes chassés.
Nous étions c’est certain dans un trouble réciproque,
Témoins de nos émois regards sans équivoque.
Un moment suspendu une faille temporelle,
Comment se peut-il que j’en pince tant pour elle ?
Photo : iStock
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Comentario (9)
Bernard Ducosson hace 1 año
Une danse, avec danseurs et toiles ?
Fabrice Jayles hace 1 año
Toi tu as cet art de saisir le bal au bond!
Bernard Ducosson hace 1 año
Quand on pense que les aranéides sont des arthropodes prédateurs, que comme tous les chelicérés leur corps est divisé en deux tagmes, le prosomo ou céphalothorax et l’opisthosome ou abdomen qui porte à l'arrière des filières ; là on peut penser de l'humour sur la toile, que son art est nié des arachnophiles.
Non ?
Fabrice Jayles hace 1 año
Moi les danses chelicérés c'est ce que je préfère
Luce hace 1 año
Whaou! c’est un beau duo off que vous nous faites là les garçons! il faudrait le publier 🧐!
Fabrice Jayles hace 1 año
Oui un bel échange avec le jongleur Bernard!