¡Felicidades! Tu apoyo al autor se ha enviado correctamente
avatar
Mademoiselle (Ah-ga-ssi, Park Chan Wook, 2016)

Mademoiselle (Ah-ga-ssi, Park Chan Wook, 2016)

Publicado el 2, oct, 2020 Actualizado 2, oct, 2020 Cultura
time 3 min
0
Me encanta
0
Solidaridad
1
Wow
thumb comentario
lecture leer
1
reacción

Mademoiselle (Ah-ga-ssi, Park Chan Wook, 2016)


PARK Chan-wook devrait méditer la phrase de Mme de Merteuil dans "Les Liaisons dangereuses" selon laquelle l'amour et la vanité sont incompatibles. "Mademoiselle" veut en effet jouer sur les deux tableaux ce qui le rend au final étrangement bancal. D'un côté une mise en scène calculée au millimètre près, un scénario manipulateur avec retournements de situation et une complaisance prononcée pour la violence insoutenable et les scènes de sexe lesbien (qui même si elles sont filmées avec plus de sensualité et ont plus de sens que chez Abdellatif KECHICHE proviennent du même fond bassement commercial). De l'autre, les élans spontanés des deux actrices, toutes deux formidables, particulièrement KIM Tae-ri dans le rôle de la fougueuse servante Sook-hee. Toutes les scènes où elle rue dans les brancards sont justes formidables avec en point d'orgue la destruction de la bibliothèque perverse du tyran tortionnaire Kouzuki (CHO Jin-woong) et sa fuite dans les champs avec la "princesse" Hideko libérée de son esclavage sexuel doré (KIM Min-hee). Mais à l'image du tyran Kouzuki, cet élan est presque aussitôt coupé par des scènes sanglantes et sordides totalement gratuites même si quelques touches d'humour bien senties viennent alléger l'ensemble. Visiblement le créateur veut garder le contrôle de sa créature jusqu'au bout et castre ainsi son récit. C'est dommage car le beau récit d'émancipation féminine qu'aurait pu être "Mademoiselle" dont on a à juste titre souligné les nombreuses qualités formelles (la photographie notamment sans parler des décors et des costumes grandioses) est parasité par toute cette perversité, les contradictions des deux femmes tiraillées entre leur calcul initial et la passion qui les anime devenant celles du film lui-même. Je terminerai cette critique avec deux citations issues d'autres avis que je rejoins complètement: "je préfère les cinéastes intègres aux cinéastes escrocs" et "féministe et racoleur mais surtout racoleur". Hélas.

lecture 430 lecturas
thumb comentario
1
reacción

Comentario (0)

Tienes que iniciar sesión para comentar Iniciar sesión

¿Te gustan las publicaciones de Panodyssey?
¡Apoya a sus escritores independientes!

Seguir descubriendo el universo Cultura
Marivaudage
Marivaudage

Un mot d'un dictionnaire, ma définition, votre sourire, ma joiePour Marivaux, une satire "de l'...

Bernard Ducosson
1 min
Melancolia Japonica
Melancolia Japonica

La FailleLa fiasque était tombée là il y a combien de temps, je ne sais plus. Trois jours pe...

Pascal Ducrey
157 min
Taishuengeki theatre ambulant
Taishuengeki theatre ambulant

Définir précisément le théâtre populaire constituerait en soi un sujet complexe. La présente étude adopte une déf...

Pascal Ducrey
56 min
Petite Philosophie du Gland
Petite Philosophie du Gland

Petite philosophie du flan - Alexis Le Rossignol Jeunes adultes, nous occupions nos mercredis aprè...

Eric Linard Mosca
5 min
Jérusalem (5/5)
Jérusalem (5/5)

Une claque émotionnelle ! A voir absolument ! (5/5)Shahid doit quitter sa maison à Jérusalem.

Elodie Vircolls
1 min
Ce que Harry Potter m'a appris
Ce que Harry Potter m'a appris

En tant qu’écrivain, il me paraît indéniable de dire que je suis constamment à la recherche du livre qui saura m’éblouir, et...

Axelle Branco
15 min

donate Puedes apoyar a tus escritores favoritos

promo

Download the Panodyssey mobile app