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Droits, aides et informations ( Partie 3)
Non-fiction
Biography
calendar Publicado el 23, abr, 2026
calendar Actualizado 23, abr, 2026
time 6 min

Droits, aides et informations ( Partie 3)



Je vais évoquer un sujet tabou, très présent dans notre société. Je me suis documentée via des sites comme la FNSF ou d'autres, par le retour de certains psychiatres, psychologues, qui ont abordé ce sujet, qui n'est malheureusement pas assez abordé à mon sens.


Jeanine, mon ancienne correspondante sourde, implantée depuis plusieurs années et avec qui je suis toujours en contact, m’a confié avoir été victime de harcèlement et de discrimination au travail à cause de sa surdité. Cette situation l’a conduite à un burn-out.

Comme elle, j’ai moi aussi traversé une expérience de discrimination et

d’exclusion au travail, qui m’a profondément marquée.


Mon expérience professionnelle en crèche


À la fin de mon premier emploi en crèche, j’ai traversé une période particulièrement difficile. À l’époque, j’étais convaincue d’avoir été licenciée pour faute grave. Le souvenir que j’en gardais était celui d’une profonde injustice et d’une humiliation : une réunion durant laquelle je n’avais pas pu me défendre correctement en raison de ma surdité. J’en étais sortie bouleversée, avec le sentiment d’avoir été mise à l’écart et rejetée sans raison valable.


Pourtant, en retrouvant récemment mes documents officiels datant de 2010, j’ai découvert une réalité différente. Il ne s’agissait pas d’un licenciement pour faute grave, mais d’une rupture conventionnelle, validée par la Direccte (aujourd’hui la DREETS). J’avais signé cet accord et perçu les indemnités correspondantes, ce qui m’avait permis d’ouvrir mes droits au chômage.


Cette prise de recul est essentielle. Elle montre à quel point le choc émotionnel et le sentiment d’injustice peuvent altérer la perception que l’on garde d’un événement. Sur le moment, j’ai vécu cette rupture comme une sanction violente et infondée. Avec le temps et les documents à l’appui, j’ai compris que la réalité administrative était plus nuancée : il s’agissait d’une séparation d’un commun accord, même si je ne l’ai pas ressenti ainsi à l’époque.


Quoi qu’il en soit, cette expérience m'a durablement marquée. Pendant plusieurs années, je n'ai plus osé travailler auprès d’enfants, comme si cette blessure m'empêchait d'y retourner. Ce n’est qu’après ma formation d’aide-soignante et un nouveau parcours professionnel que j’ai pu reprendre confiance et renouer avec un contact plus apaisé et positif auprès des enfants.

Mon histoire n’est malheureusement pas isolée.


D’après l’AGEFIPH (2021), les personnes sourdes sont parmi les plus exposées aux

discriminations en entreprise.


Les causes les plus fréquentes sont :


• Refus d’aménagements raisonnables (LSF, sous-titrage, communication adaptée).

• Exclusion sociale (mise à l’écart lors des réunions, des décisions ou des échanges informels).

• Microagressions (remarques déplacées, infantilisation, condescendance).


J’ai découvert aussi les notions de validisme et capacitisme :


• Validisme : mettre en avant les personnes « valides » et invisibiliser celles en situation de handicap (par exemple, parler fort ou lentement, poser des questions intrusives).

• Capacitisme : terme plus courant au Canada, qui valorise les capacités dites « normales » et rejette les différences, reléguant ainsi l’inclusion au second plan.



Ces formes de discrimination sont parfois invisibles, mais leurs conséquences sont bien réelles et lourdes.


Selon la Fédération nationale des sourds de France (FNSF), le harcèlement peut également prendre la forme d’une négligence, liée à un manque d’adaptation ou de suivi. L’association plaide pour une inclusion individualisée et évolutive, afin de favoriser une intégration professionnelle réussie et bénéfique pour tous.


Pour approfondir, leur rapport « Sourds entendants au travail » est disponible en ligne sur https://www.fnsf.org/


Il existe également une forme d’auto-discrimination.

Certaines personnes sourdes choisissent de dissimuler leur surdité par crainte qu’elle freine leur évolution professionnelle ou compromette une éventuelle promotion. Cette peur, largement relayée dans de nombreux témoignages, repose sur l’idée que révéler son handicap pourrait entraîner une mise à l’écart ou un blocage de carrière.

Cette réalité m’est familière. Moi-même, au cours de mon parcours, j’ai ressenti ce doute et cette hésitation à me dévoiler pleinement.


Sanctions en cas de discrimination :


En cas de non-respect des droits :


• Défenseur des droits (3928 – appels gratuits)

• Inspection du travail

• Associations de lutte contre la discrimination (ex. : UNISDA, FNSF)


Les sanctions par la loi :


• Jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende pour une personne physique ;

• Sanctions financières spécifiques pour les personnes morales.


Les lois essentielles :


• Loi du 11 février 2005 : égalité des droits et des chances, accessibilité

dans les lieux publics, l’éducation, l’emploi et la justice.

• Loi du 7 octobre 2016 (article 76) : reconnaissance pleine de la LSF,

amélioration de l’accessibilité numérique et physique.



Ces textes étaient en vigueur au moment de l’écriture (2025), mais ils peuvent évoluer.

Pour consulter leur version à jour, je vous invite à visiter (Légifrance) : legifrance.gouv.fr.


Ces constats montrent combien les discriminations, qu’elles soient visibles ou invisibles,

pèsent sur le quotidien des personnes sourdes.

Mais il existe aussi un cadre légal destiné à protéger et à favoriser l’inclusion. Encore faut-il le connaître et pouvoir en bénéficier pleinement.



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👩🏽‍💻 Barbara Wonder

🏞️ Image: photo personnel et Canva

✍️ Le: 23-04-26


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