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Bluez
Fiction
Poetry and Songs
calendar Published Aug 26, 2026
calendar Updated Aug 26, 2026
time 3 min
Creative Transparency Label
All audiences
Image / Human image
Text / Human creation

Bluez

Bluez, tu le sais j’ai le bluez, tellement fort qu’il est toxique, tellement acide que ça défrise et le charme m’électrise.


La haine n’est jamais loin lorsqu’on a une âme pour deux ; dès lors, quand on s’aime c’est douloureux, c’est pire si on aime trop, on tombe sous le feu.


Le temps passe, personne ne te remplace et si je meurs alors l’amour s’efface. La phase se tasse, personne n’est à ma place et je m’éteins sans laisser de trace.


On m’enterre dans la voie de l’oubli des autres, du théâtre de soi et des fautes. Le rôle est si pénible que je le maudis. Les armes s’épuisent et l’âme s’est épuisée en Babylone où je m’enterre dans la voie de l’oubli, du théâtre et de la mort humanisée.


La substance s’en est allée au moment où l’esprit dont je rêvais s’en est allé. Je ne peux pas mourir et l’avenir m’effraie comme je ne sais où je vais.


Je devais m’enterrer loin de toi, il fallait me retirer afin de protéger ton existence car la mienne est maléfique.


Ma vie, un art de vivre dont j’ai détruit les fondements et rejeté l’essence, vivre l’instant au lieu de plier son existence à un simulacre toxique déshumanisé.


L’esprit est libre et mon âme s’en est allée.


J’en ai le bluez, l’amour s’en est allé sous le voile de l’amitié.


Le bluez est pour l’éternité.


Qu’est-il resté des rêves que je lui envoyais ? Des souris de papier, des cendres oxydées ; une nuit d’angoisses toxiques et le charme asphyxié.


Petite flamme tu me brûles, tu me chauffes et j’embrase sans degré fixe ton âme écendrée.


Alors j’en ai le bluez,


le seul qui rend fou puis je vois trouble et ma vision devient floue.


J’écris pour toi petite flamme,

ma vie iridescente n’arrête jamais de dériver et l’infection s’en est allée.


Alors j’ai le bluez,

le seul acide qui me ronge tel un cafard humanisé.


Petite flamme je te souffle encore et tu brûles en retard. Alors je crame avec l’impression d’être un bâtard. Je meurs pour toi sans un dollar.


Je t’aime petite-flamme.


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© Author's name / pen name Ish'em Rajngewic
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