Troisième cycle 1/5
Troisième cycle 1/5
J’ai cette envie,
et cette musique
qui me pousse dans mon élan.
Mais je dois trouver le corps
qui va pouvoir donner du volume
à mon désir de partager mes émotions.
Le désir.
Un mot qui sonne bien
tant il me donne de la joie.
J’ai le désir d’aimer les mots
qui me feront corps.
C’est peut-être là
que je peux creuser
et découvrir cette profondeur d’âme.
Je dois capter le désir
comme on cueille une fleur fragile,
avec tendresse.
C’est intimidant à la fois,
car c’est une émotion forte
qui peut vous emmener loin.
Elle peut vous porter
vers des cieux
que vous n’auriez jamais espérés.
Mais elle peut aussi faire mal
et vous détruire.
Elle peut être une blessure
qui ne se refermera sans doute pas.
Mais peut-on réellement vivre
sans désir,
sans prendre le risque
de s’abandonner
malgré le vertige ?
Je cherche ce corps
qui va donner vie à mon écrit,
qui va donner l’envie,
le désir
à celui qui le lira
de l’aimer,
de le dévorer.
Avoir faim
de ces mots
qui vous remplissent d’un désir
qui ne s’estompe pas
une fois rassasié.
J’ai cette faim
de trouver ce corps
qui nourrira mon texte.
Alors je cherche encore,
dans les émotions fortes,
ce qui, pour moi,
prendra forme
et remplira mon être
de désir.
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