Deuxième cycle 4/5
Deuxième cycle 4/5
Je reste éveillé
pour ne pas perdre le tempo.
La musique accélère,
comme si elle allait sonner
ses dernières notes.
Il y a peut-être urgence,
mais je veux encore
avoir le temps d’écrire.
La peur
que la nuit emporte
mes idées,
mon histoire.
Il y a urgence
à ne pas oublier cet élan,
le rythme des notes
qui montent
de plus en plus fort.
La fin n’est sans doute
pas très loin,
et je n’ai pas encore fini.
Est-ce le silence
qui m’attend ?
Doit-on passer
par cette étape
pour s’écouter
et retrouver le son
de ses propres battements de cœur ?
L’envie reste malgré tout
auprès de moi.
J’ai sans doute le droit
de prendre une pause
pour reprendre cette histoire
et la rendre encore plus grande.
Pas pour qu’elle impressionne
par les détails
ou les figures de style,
mais par sa sincérité.
Alors je vais me faire confiance,
laisser ce temps
pour pouvoir revenir
de plus belle.
J’ai soif d’avancer
et de découvrir
ce que cette histoire
peut m’offrir.
Ce n’est pas seulement la mienne,
mais celle de tout ce qui m’entoure.
Alors je continue de courir
avant cette dernière note,
celle qui me donnera
le temps d’une pause.
Il est tard.
Le sommeil frappe à la porte
et pourtant je continue à écrire,
à chercher les mots
qu’il me faut.
La musique redescend
en intensité.
Elle m’invite
à ralentir le rythme,
à me faire prendre conscience
que mon envie
ne disparaîtra pas,
mais qu’elle sera encore plus grande
jour après jour.
Alors,
comme une dernière note de musique,
un dernier élan,
je pose mes derniers mots
sur le papier.
J’ai sans doute trouvé
ce qui me manquait
depuis tant d’années,
et je me rends compte à présent
que je vais pouvoir avoir la joie
de retrouver cette envie d’écrire
chaque jour.
4/5
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