Chapitre 1 — Le cœur fissuré par où la lumière entre
Il y a des enfances qui murmurent, et d’autres qui hurlent en silence. La mienne vibrait comme une corde trop tendue.
Je suis né avec un cœur sans peau.
Chaque émotion me traversait comme une vague glacée.
Chaque atmosphère me sculptait.
Chaque silence me parlait.
Dans la maison, il y avait l’ombre de mon père. Une ombre lourde, fragile, vacillante. Je voulais la retenir, la réparer, la sauver. Je me suis construit autour de cette mission impossible, comme un enfant qui croit que l’amour peut tout, même recoller les morceaux d’une âme blessée.
Mais l’amour ne guérit pas ce qui refuse de se regarder.
Alors j’ai grandi avec cette hypersensibilité comme une boussole cassée : elle indiquait tout, partout, tout le temps. Je ressentais mille vies en une seule poitrine.
Puis un jour, la vie m’a arraché à mes rôles.
Elle m’a laissé nu, sans repères, sans masque.
Et dans ce dénuement, j’ai entendu un appel. Un appel ancien, doux, obstiné.
Il m’a conduit loin : vers les temples intérieurs, vers les retraites silencieuses, vers les nuits où l’on se dissout, vers les matins où l’on renaît.
C’est là, dans un centre perdu entre montagnes et ciel, que j’ai compris : la lumière ne m’avait jamais quitté. Elle attendait simplement que je cesse de me fuir.
Ce premier chapitre est une porte.
Une entrée dans le territoire sacré où l’on se retrouve enfin.
qu’elles sont protégées par de vraies griffes d’auteur. Tu peux ronronner dessus et
te faire plaisir en me lisant, mais attention : pas question de les utiliser sans mon
accord !
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