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Le pourquoi.
Fiction
Drama
calendar Published Sep 12, 2026
calendar Updated Sep 12, 2026
time 24 min
Sébastien verified
Sébastien Belluso 5 hours ago

Je ne suis habitué à ce style d'écriture , j'espère juste que ce n'est pas autobiographique ... c'est dur .... bien écrit dans tous les cas ...

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Le pourquoi.

Je ne veux plus de toi car tu ne me fais plus rire,

Je ne veux plus de toi car je ne suis plus libre,

Je ne veux plus de toi car je ne me sens pas aimé,

Je ne veux plus de toi car tu m'as marqué,

Je ne veux plus de toi car aujourd'hui tu m'as enfermé,

Je ne veux plus de toi car aujourd'hui tu m'as attaché,

Je ne veux plus de toi car aujourd’hui tu m'as fait du mal,

Je ne veux plus de toi car aujourd'hui tu m'as tué.


Tout avait commencé comme dans un film, tout était beau et chaleureux. Parfait, même trop. Je me sentais en sécurité, chose compliqué pour moi où que je sois et avec qui que ce soit. Aujourd'hui je me dis que tu m'as berné, piégé et attiré dans tes filets. Mon corps me fait mal et en même temps cette douleur m'apaise. C'est que tu n'as pas encore fini avec moi. Je suis encore là même si je ne suis plus vraiment dans mon corps. Ma tête tourne au ralenti, mais je sais que je me rappellerai tout. De ton regard, de tes mains, de ton corps et de tes paroles. Ma décision à était dure à prendre mais pas autant que les répercutions. Ma plus grande peur était que ma peur disparaisse et c'est chose faite. Tu m'as dépossédé de tout, même de cela.


Je te vois faire les cents pas, te demandant ce que tu vas faire de moi. Ma tête est lourde et je ne la contrôle plus vraiment. Elle oscille de droite à gauche. Je savais ce qui aller arriver et pourtant, pourtant je l'ai quand même fait. Je t'ai dit que notre relation était terminée, que je ne voulais plus de toi. Et je savais que tu ne me laisserais pas simplement m'en aller, retrouver ma vie. Je ne sais juste pas combien de temps tu prendras avant de me faire partir pour de bon. Car malgré tout, tu veux de moi. Pas mon esprit, pas ma personne mais ce que tu crois être moi. Celle que je t'ai laisser voir depuis des années, celle que tu crois que je suis. Et surtout, surtout mon corps. Tu te fiche dans le fond de qui je suis, tant que je reste maigre, belle à tes yeux et docile. C'est ça que tu veux voir et avoir. Maigre, belle et docile.


Mes cheveux recouvrent à présent mon visage en mèches crasseuses. Je les sens caresser mon nez de temps à autre. Je les sens mais ne les vois pas, je ne vois plus rien. Je ne sens plus mes bras ou mes jambes. Je ne ressens plus le froid ou les brûlures de tes cigarettes et joints. Je pense. Je ne fais que ça depuis un moment. Ma famille qui ne verra pas ma disparition ayant coupé tout contact avec moi par ta faute. Mes amis qui m'ont sûrement oublié depuis le temps. Passé à autre chose. Que me reste-il qui me sauvera de toi ? Rien ni personne, je suis seule, isolée. Tout ce que tu voulais.

Je t'entends quelquefois t'énerver, mais je ne sais pas contre qui ou quoi. Je ne comprends plus ce que tu dis. J'entends juste un brouhaha, une alarme dans ma tête qui me confirme que tout va mal. Comme si je ne le savais pas déjà.


Tu t'es calmé. Ça fait quelques heures que tu m'as pris dans tes bras et ne m'as pas lâché. Ton corps est chaud contre ma chair et tu me sers par moment tellement fortement que tu me coupes la respiration. De temps en temps, tu me nettoies avec une serviette humide et dans ce geste, tu es doux pour une fois. Tu arrives à passer sur mes plaies et mes bosses sans que cela n'ajoute plus de douleur. Tu me parles aussi de temps à autre, mais cette fois-ci, c'est moi qui entends mais qui n'écoute pas. Je n'en ai pas l'envie mais surtout je n'en ai plus la force. Je suis en dehors du temps, en dehors de la situation. Mon esprit est ailleurs. Loin de toi, loin de tout.


L'eau chaude du bain m'a réveillée de ma torpeur. Tu m'y as laissé jusqu'à ce que l'eau refroidisse. Tu m'as lavé avec la même douceur qu'avant, avec la serviette. Je ne sais pas combien de temps sépare ces deux gestes. Je ne sais même plus quand est-ce que tu as commencé, quand est-ce que je t'ai dit que je te quittais. Je sais que même si je respire encore, je ne fais déjà plus partie de ce monde. Par ma décision, j'ai scellé ma fin. Une fois terminé de me laver, tu m'as allongé sur le lit et laissé là. J'ai pu retrouver ma torpeur, mon entre deux. Peut-être me suis-je endormi aussi. Mes membres ont retrouvé leur sensibilité et j'ai pu à nouveau sentir tes mains sur mon corps. D'abord des caresses, puis la pression à augmenter, mais pas la douleur. Une accalmie dans cette tempête. Je pourrais même pensais que tu as retrouvé tes esprits après un moment d'égarement mais je ne suis pas aussi naïve. Je sais que ce n'est qu'une pause. Un moment hors du temps.


Pour la première fois depuis que tu as commencé, tu me nourris. Tu fais entrer la cuillère de soupe dans ma bouche doucement, comme on nourrit une personne âgée sur son lit de mort. Je déteste la soupe et tu le sais. Mais je ne suis pas sûr de pouvoir avaler autre chose dans mon état. Une cuillère, puis une autre, tout cela avec une telle lenteur que j'ai l'impression que ça dure depuis des heures. Même si tu prends ton temps pour me nourrir, j'ai mal. À la lèvre, au fond de ma gorge jusque mon estomac. La soupe est tiède mais j'ai l'impression qu'elle me brûle partout où elle passe. Parfois la soupe ne passe plus et me fait tousser, mais tu ne t'énerve pas. Pas aujourd'hui. Aujourd'hui, tu prends soin de moi. Tu m'essuies presque tendrement. Tu nettoies autour de moi pour que je sois à l'aise, que je reste propre.


Je me sens mieux même si je suis très faible. J'ai du mal à être assise alors je reste allonger sur le lit. J'ai l'impression que mon corps a retrouvé une certaine mobilité, une température presque normale, les douleurs se sont atténuées. Je revois bien à nouveau. Je sens totalement mon corps. Mais surtout je te vois. Je te vois debout au pieds du lit à me regarder sans rien dire, je te vois faire les cents pas, je te vois me préparer un verre d'eau, y ajouter une paille et me le tendre. Mais surtout c'est ton regard que je remarque. Un regard que je n'ai jamais vu. Et cela me fait peur. Je ne vois pas vraiment d'animosité, de haine ou de colère dans ton regard, mais je sais que je ne l'ai jamais vu. Et je ne sais pas ce qu'il me réserve.


Je crois que tu es perdu, que tu ne sais plus quoi faire de moi. Quelques jours ont passés sans que tu ne me fasses du mal. Tu me nourris, me soigne, tu prends soin de moi. Mais je te connais. Je ne pense pas que tu as renoncé à tes plans initiaux. Je sais tout au fond de moi-même que tu reprendras le parcours que tu as commencé. Ce n'est que le très peu de conscience qu'il te reste qui te perturbe. Mais ça ne durera pas. Rien que pour moi, je ne peux me permettre d'espérer. Tout est aller beaucoup trop loin et tu sais que si je le pouvais, je me lèverai et partirai loin. Très loin de toi.


Je n'ai jamais vraiment été entouré dans ma vie. Oui j'avais ma famille, mais il y a toujours eu une faille, un voile entre nous. Faille que tu as su exploiter. Et concernant mes amis, je dirais même plus mes connaissances, la ligne qui me relié à eux été très sensible. Délicate. Et de ce fait, très facile à couper. Je ne sais comment, mais tu as su repérer mon manque d'attention, d'affection et tu t'en es servi pour m'épingler sur ton mur. Je t'ai rendu la tâche facile aussi. Tout pour te plaire. Sur ce lit, le corps endolori, je ne fais que réfléchir. Je revois tous les signes que j'ai ignoré pour rester avec toi. Je revois toutes mes erreurs, tous les moments où je ne me suis pas respectée et te tenir tête pour ce que je trouver important. Je t'ai tout passé. Le bon comme le mauvais. Surtout le mauvais. Il ne te suffisait que d'un mot, et j'étais à tes pieds te suppliant de ne pas me quitter, de ne pas me laisser seule.


Aujourd'hui, tu as recommencé. Tu m'as réveillé d'abord en t'énervant tout seul dans ton coin, presque à te hurler dessus, puis tu es venu vers moi en me disant que tout était de ma faute. Je ne t'ai pas répondu, je ne me suis pas défendu. Déjà par faiblesse physique, puis parce que je sais que tu n'attends aucune réponse de ma part. Ce ne serait que te donner des munitions pour m'achever. J'aurais peut-être dû le faire, ça aurait mis fin à mes souffrances. À cette folie qui dure et dure encore. C'est comme si tu ne savais pas quoi faire. Tu oscilles entre la violence et les gestes doux. Entre la colère et ce calme inquiétant. Et pourtant, j'ai du mal à avoir peur. À penser à ma sécurité entre tes mains et tes changements d'humeurs. J'ai accepté ma condition en me mettant avec toi. Au fil des années, j'ai accepté et accepté encore tes caprices, tes exigences, tes conditions presque sans sourciller. Aujourd'hui, j'ai accepté encore une fois sans ne rien dire.


J'ai mal. C'est tout ce à quoi je peux penser actuellement. La douleur. Sourde dans ma tête, en surface sur mes bras, profonde sur tout le bas de mon corps. Bouger est tellement un supplice que je ne peux que rester immobile et ressentir. J'essaie de me concentrer sur la morsure froide du carrelage sous moi, elle aide un peu mais pas assez. Cette fois, tu n'as pas touché à mon visage. Tu voulais que je puisse voir tout ce que tu me faisais. Voir mon corps se dégrader petit à petit par tes sévices. Peut-être as-tu enfin décidé. Peut-être que ce sera mon dernier jour et que tu as enfin décidé de m'achever.


Je n'en peux plus. J'ai l'impression d’être emprisonné dans mon corps en plus de cet appartement. Je ne peux plus bouger, respirer me fait aussi mal que ton toucher. Je suis tellement faible que j'ai en permanence la tête qui tourne et je perds 2 à 4 fois par jour connaissance. Tu as recommencé à aller travailler. Sûrement que tu sais que je ne pourrais rien faire dans mon état. Je suis comme une poupée à taille humaine. Tu me déplaces où ça te chante, tu me nourris quand tu y penses, tu me nettoies quand tu ne peux plus supporter l'odeur. Tu ne fais que me maintenir en vie. Me donner le minimum, ne faire que le minimum. Je ne sais pas pourquoi tu prends autant de temps. De toute façon je n'ai plus envie de rien, ni même de savoir tes motivations. Je n'ai plus envie de vivre si c'est pour vivre ça.


Quelque chose se passe en moi. Quelque chose que je ne pensais pas que je retrouverais. Cette chose en moi m'a pris par surprise. Il n'a fallu qu'une phrase de ta part. Tu as pris du temps à le dire. D'ailleurs la manière dont tu me regardais me faisais presque peur. Encore ce regard particulier que je n'avais jamais vu dans tes yeux. Tu es d'abord entré dans la chambre là où tu m'as mis, sur le lit. Puis tu es resté en face de moi, à me fixer. Nous sommes restés un moment comme ça. À se regarder. Et enfin tu as parlé. Tu n'as pas hurlé, pas parler pour toi-même. Tu m'as parlé à moi, et ce pendant un moment. Mais tout ce que j'ai retenu été ta dernière phrase. Une phrase que je n'avais pas entendue depuis longtemps et que je ne le croyais pas quand tu me le disais avant. Tu m'as regardé dans les yeux et tu m'as dit « je t'aime ».


Voyant que je ne faisais rien en ton absence, tu as commencé à rentrer plus tard. À sortir aussi en dehors du travail. Une certaine manière, tu as pris confiance en la situation, tu as eu confiance dans l'état dans lequel tu me mettais pour pouvoir reprendre une vie à l'extérieur. Mais je ne suis plus aussi docile. Cette phrase a eu l'effet d'une claque dans mon esprit embrumé et anesthésié. Quelque chose monte en moi, je me remets à réfléchir. Une impatience monte en moi, une sensation de ne plus pouvoir tenir ce rôle que je tenais depuis le début, depuis le moment où tu m'as fait m'isoler du monde. De mon monde.


Tu me laisse tranquille depuis un petit moment. Tu me nourris, me dorlotes presque et tu me prends dans tes bras. Tes petits mots d'amour sont des poignards que je ressens jusqu'au fond de mon être. Tu ne le remarques pas mais je deviens froide. De toute façon tu ne vois que ce que tu veux de moi. Tu l'as toujours fait. Croire que mes yeux te disaient que je te désirais, croire que je me sentais de plus en plus à l'aise auprès de toi alors que c'était le contraire. Tu as toujours vu ce que tu voulais, ce qui t'arrangeais. Aujourd'hui n'est pas différent. Et heureusement pour moi. Tu crois peut-être que je retombe dans tes bras, que je vais accepter ce qu'il s'est passé ces derniers jours. Mais c'est faux. Je ne voulais plus de toi lorsque tout cela a commencé. Ma pensée n'a pas changé.


On pourrait croire que tu es en lune de miel. Des fois, tu rentres, content et fier de toi, car tu me ramènes des choses que j'aime. Des fleurs, des friandises, des repas. Mais je ne regarde pas les fleurs, je ne mange pas les friandises, mais les repas oui. Il faut que je mange. La première fois à eu du mal à passer, j'ai tout vomi. Puis j'ai pris des petites quantités ici et là. Je veux reprendre des forces, je veux pouvoir bouger, marcher, me mouvoir comme bon me semble sans avoir besoin de toi. Sans dépendre de toi. Plus les jours passent et plus tu me répugnes. Je pensais que je te détestais avant, mais ce que je ressentais pour toi avant n'a rien à voir avec la haine que je ressens actuellement.


Je connais tes habitudes. Tu es presque comme le coucou d'une horloge. Une fois ta confiance en la situation faite, tu as repris tes habitudes. Tu pars à 9h pour rentrer manger à 13. Tu repars à 14 pour rentrer à 18h. Après selon ton humeur, tu ressors pour retrouver je ne sais qui. Là, par contre ce n'est jamais autant précis. Parfois tu ne pars qu'une à deux heures. D’autres fois plus. Du coup je profite de tes heures de travail pour agir. Retrouver mon corps, le mouvoir, le nourrir du mieux que je peux sans que tu le découvres.


Tu ne me fais plus de mal depuis environ deux semaines. Reprendre des forces me permet d'être plus consciente du temps qui passe. Tu es sur un petit nuage, ta colère est passé et tu crois que tout est redevenu comme avant. Et plus le temps passe, plus je m'assombris. Je la sens monter. Cette tension en moi. Cette envie d'action. D'agir. Mais il me faut plus de force. Et pour ça, il faut que je patiente encore un moment. Ce n'est plus pour très longtemps mais je dois attendre encore.


Moi qui d’ordinaire, avais une patience à toute épreuve, aujourd’hui ce n’est plus le cas. Je veux agir. Changer ma situation, ma vie. Pour une fois, je VEUX. Quand tu ne me regardes pas, je te fixe. Et dans ma tête, des tonnes de visions d’horreur défile. Ce que je pourrais te faire, ce que j’aimerais surtout te faire. Je ne pense pas qu’un jour je penserai cela de toi, envers toi. La peur est parti pour être replacer par quelque chose de beaucoup plus sombre. Trop sombre. Quand tes yeux rencontrent les miens, je détourne le regard et me rend compte de mes pensées. C’est elle qui, maintenant me fait peur.


La nuit, tu te rapproches. Tu tâtes le terrain comme diraient d’autres. Pour moi, chaque geste est un rappel. Des viols, des coups, de mon dégout grandissant pour toi. Je sens ton excitation contre ma jambe qui me papote comme un poisson puant que l’on aurait sorti de l’eau. J’en sens presque l’odeur. Bientôt. Bientôt tout sera fini. J’ai presque assez de force. Tout est prêt depuis cinq jours. Juste un geste de ta part. Juste un et tout sera fini.


Ça y est, tu es passé des attouchements à l’acte en lui-même. Je n’ai pas bougé, rien ressenti sur le moment. Pour tout dire, je n’ai pas vraiment compris ce qu’il se passait sur le moment. Je me suis déconnecté. Mais lorsque tu as fini et que tu t’es endormi, tout est venu à moi. La nausée dû au dégout profond de l’acte, la rage de ne pas avoir pu faire quoi que ce soit, et le bouillonnement en moi s’est activé comme jamais auparavant. Pourtant tu as été doux, plus que jamais. Tu m’as dit des choses d’une douceur sans pareille, caressé avec délicatesse. C’est surement pour ça que je n’ai rien pu faire. Tu ne m’as jamais habitué à ça. Tu as toujours été rustre, extrême, brutal sexuellement. Du coup, tu m’as tellement déconcertée que j’en suis resté abasourdie.


Une semaine est passé. Chaque soir, maintenant, est accompagné de ce sexe en douceur. Je voudrais tellement m’arraché la peau, me frotter les yeux avec du verre pillé. Coudre mon vagin pour t’y refuser l’accès. Mais je reste là, comme un cadavre, à subir encore et encore. Je sais que ce n’est pas encore le moment, mais il arrive bientôt. Pour le moment, je ne peux rien faire à part attendre et reprendre des forces. Lorsque tu n’es pas là, je mange, renforce les muscles de mes bras. Ça devient obsessionnelle. J’ai construit une routine bien huilée.



Je ne sais pas ce qui a changé cette fois-ci. Est-ce ta manière de me toucher ? Ta manière de faire comme si de rien n’était, que ces jours et semaines d’enfer n’étaient pas arrivés ? Ou juste ton souffle sur ma peau lorsque tu t’es mis sur moi, me surplombant de ton épaisseur. Je ne pourrais le dire mais ce fut beaucoup trop pour moi. Je ne pouvais pas te sentir, ton odeur, ta peau contre la mienne, tes râles chargés d’une haleine nauséabonde, mélange d’alcool, de cigarettes et de ta propre odeur. Mais je ne pouvais plus. Ma main est passé sous mon oreiller, elle a agrippé ce long couteau et d’un geste vif, elle a planté ce long bout de métal dans ton dos. Tu n’as pas compris tout de suite. Tu t’es arrêté de bouger en moi et tes yeux se sont plongé dans les miens avec une lueur de je ne sais quoi dedans. Surprise, incompréhension, douleur. Je ne suis pas sûre. Ma main a retiré le couteau de ta chair en raclant tes cotes avant de replonger plus bas. Puis plus haut. Je ne sais combien de fois mais elle était mû d’une volonté qui lui était propre et ne s’est arrêtée que lorsque mon esprit a senti ce liquide chaud envahir l’entièreté de ma peau. Que lorsque tout ton poids reposait sur mon corps encore frêle. Lorsque je n’ai plus entendu tes râles.


C’est là que j’ai compris que c’était fini. Enfin fini pour toi comme pour moi.

Comment (1)

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Sébastien verif

Sébastien Belluso 5 hours ago

Je ne suis habitué à ce style d'écriture , j'espère juste que ce n'est pas autobiographique ... c'est dur .... bien écrit dans tous les cas ...

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solange reid verif

Solange Reid 1 hour ago

Bonsoir.
Merci d'avoir aimé et commenté mon texte (ce sont les premières appréciations que je reçois, merci beaucoup). Non ce n'est pas autobiographique (heureusement pour moi). Il est vrai que mes textes sont assez durs et/ou sombres.
Passez une bonne soirée.

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