CHAPITRE IV
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CHAPITRE IV
AVERTISSEMENT SUJET SENSIBLE : SUICIDE/DEUIL
Chapitre IV : mort cérébrale
Amorphe, je suis, les émotions dans mon corps ne sont que tristesse et haine, ma cage thoracique
comprimer cette sensation qui ne m’a plus quitté, personne ne me comprenait. C’est la même rengaine, le carrousel qui ne s’en arrête jamais de tourner, je commets toujours les mêmes erreurs, celle de choisir la mort plutôt que la vie, celle de choisir l’inconscience à la conscience, celle de choisir le malheur au lieu du bonheur. La vie relève de choix, je n’ai pas fait toujours les bons, mais aujourd’hui c’est un nouveau jour, Léa m’a écrit et on va se voir cet après-midi, assis sur un banc dans un parc magnifique, je l’attendais, je croisais son regard au loin, elle est si belle songeais-je. Les minutes suivantes, elle traversa la route en me regardant, j’ai tourné mes yeux à droite de Léa et je vis un camion, qui arrivait seul, ne regardant que son écran de téléphone, Léa le vis aussi, elle criait non sans relâche, je me levais pour la secourir, mais il était trop tard... Ma seule amie venait d’être percutée par ce camion, venait de tomber à terre.
*
Comme après ma tentative, ces heures qui suivaient ce drame sont floues, je me souviens non sans
mal de ce passage ou le médecin de l’hôpital me dit à moi et à la famille de Léa « elle est en mort cérébrale, mais dans quelques heures, c'est fini, je suis désolé, nous n’avons rien pu faire » Donc pas complétement partie rejoindre le ciel, je me raccrochais à cette idée ardemment même si dans mon
Inconscient, j'allais devoir faire mes adieux à celle que j’aimais temps, celle qui avait comblé à son échelle le vide. décidément le sort s’acharnait contre moi. Ce vide qui revient si souvent était bien là bien sûr, mais au lieu de rester dans mon cœur, il s’étendait dans mon corps comme un poison, injecter dans les veines, qui parcourt le corps lentement, mais assez rapidement pour tuer son hôte. Ma vie continuait, ces heures au lycée, de dispute avec mes parents et ma sœur, cette souffrance ne me quitterait maintenant plus. Finalement, ces idées noires, cette anxiété qui me paralysait me font ressentir comme dans un état de mort cérébrale, je n’ai plus la notion de bien et de mal, je suis amorphe et donc en mort cérébral à mon tour.