7 mai 2026, 19h16
Et puis il y a ces heures qui s’étirent lorsque la pendule s’endort.
Elle ne marque plus la folle course du temps, où chaque minute se réfléchit et s’optimise.
Ces moments où le cerveau détricote tout à rebours et cherche à y trouver des raisons.
Il y a ces instants que l’on redoute parce que l’on est face à soi-même et que l’on s’entend trop réfléchir en dedans.
Ces minutes de doutes, ces instants tranchants, dont on sent chacune des gouttes, ruisselant en dedans.
Je cherche à les fuir en toutes sortes d’échappatoires,
comme le lapin blanc au Pays des merveilles, les yeux rivés sur l’horloge,
précisément pour ne pas voir le reflet du miroir qui se moque de mon déguisement.
Parce qu’à vouloir trop camoufler ce qui m’écorchait, je me suis effacée tout doucement.
Mais saurais-je me reconnaître maintenant ?
Est-ce que je sais encore ce que je suis profondément ou ne suis-je, finalement,
qu’un apprenti caméléon qui a tant changé de peau ne se reconnaît plus vraiment ?

image réalisée avec Gemini et canva
Juliette Norel
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Comments (2)
Alexandre Leforestier 1 hour ago
Faire de son mieux est bien suffisant, faire de trop est souvent se faire mal. Courage, et surtout pointe l’horizon sans y mettre trop de pression.
Gabriel Dax 5 hours ago
Je connais Juliette en dedans. Je connais beaucoup de ces costumes qu'on a voulu lui mettre. Mais, dessous les habits, je connais Juliette. Je connais Juliette en dedans.
Elle saura.