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Entretien avec un vampire (numérique).
Non-fiction
AI
calendar Published Jul 30, 2026
calendar Updated Jul 30, 2026
time 18 min
PascalN verified
Pascaln 5 hours ago

Encore un test édifiant sur la différence inaliénable entre l'ia et l'humain en matière d'écriture comme tu le mets très bien en lumière Harold. L'humain écrit avec ses propres sensibilités, images ou émotions ce que n'a pas naturellement une ia puisqu'elle ne fait que reproduire, etc, etc...
Je ne connais pas l'ia Claude car je travaille avec ChatGpt uniquement, et je ne prétends pas que ce soit mieux ou pas. Mais ce qui m'interpelle c'est que Claude ma parait bien plus têtu que ChatGpt (avec abonnement). Je fais le même genre de travail avec le chat et je crois que j'arrive plus facilement à le contredire lorsque je lui demande de me relire.
Ma dernière expérience est avec ma nouvelle " La table à ouvrages " que j'ai publié hier sur Pano. Et le Chat me proposais des corrections grammaticales contraires à Antidotes (que j'utilise pour corriger), un vrai casse tête à démêler. Ma muse qui a fait des études littéraires et le dico et le bécherel m'ont aidé à trancher... Vive l'humain !!

Creative Transparency Label
All audiences
Image / Human image
Text / Hybrid - by humans and AI

Entretien avec un vampire (numérique).

Entretien avec un vampire (numérique).

Je me suis prêté à un exercice particulier avec Claude, l’IA que j’utilise régulièrement.


J’ai publié dans ma CR « L’Emballement » le premier chapitre (non définitif, loin de là) de mon roman pour lequel j’ai décidé de reprendre les choses en main ; ça végétait depuis bien trop longtemps. Assurément, je me suis grandement amusé avec les nouvelles et j’avais rangé mon projet au placard. Les quarante chapitres sont rédigés, ce serait dommage de laisser dormir tout ce travail de rédaction.


Je me suis demandé ce que Claude me sortirait au sujet de ce chapitre avec une casquette de bêta-lecteur : grossière erreur et illumination dans le même mouvement.


Premier acte, je lui fais lire le worldbuilding (protégé par la notice, donc je n’ai aucune crainte).

Il a souvent questionné, trouvé des illogismes, des anachronismes, passons, je lui ai demandé de patienter.


Ensuite les passes successives de corrections se sont enchaînées !


Après la sixième passe, j’ai dit STOOOOOOOOOP !


Dans la première passe, il s’est intéressé aux températures possibles à Lyon dans le futur que je dépeins. Pour être certain, je devais situer l’action dans un mois de l’année afin d'assurer la crédibilité de ma description. Ensuite, il s’est passionné pour la monnaie utilisée pour les paiements et voulait connaître le salaire de mon personnage et ses dépenses mensuelles pour vérifier qu’écrire « la fin de mois serrée » était crédible. Ensuite, il m’a demandé de préciser la géographie de la place Bellecour de Lyon pour être certain de comprendre l’itinéraire du personnage… Et, après une tonne de questions comme celles-là, il en est venu à la grammaire, à l’orthographe et aux tournures de phrases et répétitions.


Je me suis dit : « Quelle connerie ! », mais jouons le jeu.


J’ai effectué toutes les corrections, expliqué mon point de vue, mes choix…

Deuxième passe : quatre pages A4 de corrections.


Il recommence avec les températures, puis le calcul du salaire, morceau choisi :


C'est le point important de cette passe, et il naît de ta propre grille.

Je pose le calcul, tu jugeras.

Base : salaire 50 à 70 creds/mois — je prends 60 comme médiane.

Poste Coût Part du salaire

Loyer 8 creds/mois 13 %

Métro (0,5 × 2 trajets × 22 jours ouvrés) 22 creds/mois 37 %

Une douche par semaine (3 creds) 12 creds/mois 20 %

Sous-total 42 creds 70 %

Il reste 18 creds pour manger, soit environ 0,6 cred par jour — c'est-à-dire qu'un repas quotidien coûte à peu près le prix d'une nuit en one night cocoon.

Ça, c'est plutôt une bonne échelle : ça donne une unité de compte intuitive au lecteur.

Mais deux choses coincent…


Ensuite, il en vient au coût des traitements médicaux, de ma manière d’expliquer deux fois ce qu’il estime être la même chose. Je commence à avoir les boules :


J’estime que l’explication permet de se poser des questions et d’aller voir plus loin ce qu’est devenu ce monde.


Ensuite, il revient à la place et sa disposition, puis aux corrections.

Je corrige, je laisse ce que je ne désire pas modifier.


Je lance la troisième passe… Six pages A4 de corrections !


Il recommence un nouveau tableau de budget, un calcul de temps pour le déplacement en métro, le coût des médicaments, les corrections précédentes n’ont pas été appliquées, et puis… « le worldbuilding ment par rapport à ton texte »… « cré vin djou », je vais le tuer. La douche à 3 creds , il est d’accord ! Bin heureusement !

Je le remets donc sur les rails :


Le worldbuilding est mon outil de travail personnel, si tu continues à t’y accrocher comme publié ou publiable, je te donne alors l’instruction de le considérer comme un brouillon de travail qui n’est pas destiné au lecteur !


J’effectue les corrections et je soumets…

Passe 3 : 3 pages, ah, c’est mieux, néanmoins il s’agit de critiques ouvertes… sur des corrections qu’il m’a lui-même suggérées ! Je m’énerve. Il revient sur le fait que le worldbuilding n’apparaît pas ou que ce qui est écrit diverge de celui-ci. Je rétorque :


Les corrections littéraires seront appliquée plus tard, je ne fais que répondre à tes remarques. Je tiens aussi à rappeler que tu lis le premier chapitre d’un roman de 40 chapitres. Tu ne peux avoir toutes les explications directement dès l’ouverture, il s’agit d’une mise en condition et d’un texte qui, je l’espère, donne envie au lecteur de poursuivre. Je comprends que tu raisonnes en machine et que tu calcules pour vérifier les ratios et les chiffres, le lecteur ne fonctionne presque jamais de cette manière. Enfin, c'est mon point de vue de lecteur. Lorsque j’ai lu la trilogie Mandel de Peter F Hamilton, tout le worldbuilding n’est pas explicité, on apprend petit à petit, Pareil avec Chien 51. Il faut laisser du recul et des interrogations auxquelles on répond rapidement ou qu’il déduit, il ne faut pas tout lui mâcher au 1er chapitre.


Correction, passe 4 : 4 pages. Il se dédouane tout d’abord :


Ton argument sur Greg Mandel et Chien 51 porte, parce que dans les deux cas ce qui est retenu est de l'information monde, distillée, et que le lecteur accepte très bien de ne pas tout savoir au chapitre 1. Je persiste à penser que l'information personnage obéit à d'autres règles — mais tu viens précisément de démontrer qu'il n'y en avait pas ici. J'ai enregistré ton instruction : le worldbuilding est ton outil personnel, pas un canon publié. Je ne l'opposerai plus au manuscrit.


Ensuite il embraye sur la similitude d’univers Chien 51 qui est un précédent formel et le mien, c’est n’importe quoi !


Ce n’est pas un précédent formel, c’est une de mes lectures, tout comme la trilogie d'Hamilton pour lesquelles je ne comprenais vraiment pas tout ce dont il parlait. J’ai eu quelques explications plus loin dans la lecture, et pour certaines choses, jamais aucunes. Cela ne m’a pas empêché d’adorer ces lectures.


Puis, il se re-focalise sur la vitesse de déplacement du métro entre les lieux cités, qui existent réellement dans la vraie vie (heureusement). Bref, je corrige les coquilles.


Passe 5 : 4 pages…


Il s’est focalisé sur des coquilles et a relevé les répétitions de termes pour le gain de fluidité de langage. Bien.


Passe 6 : 3 pages qui deviennent irrespirables d’inutilité, il ne comprend pas le déplacement du personnage durant le chapitre :


« Lorsqu'elle quittait l'usine » : le lecteur ne sait plus d'où elle vient

La seconde lecture contredit le texte. Deux paragraphes plus loin : « Sarah s'était rendue dans un centre de diagnostic après sa journée de travail. » Aujourd'hui, elle ne vient donc pas de l'usine, elle vient du médipoint. Le lecteur qui avait retenu l'usine doit corriger.


Il me rend dingue…


Ça, c’est chercher midi à 14 h, il est bien précisé qu’elle vient de son travail, s’est ensuite rendue dans un médipoint avant de rentrer, je ne vois aucune contradiction majeure ni d’incompréhension pour un humain !


Et là :


L'écho perdu. Sarah répond « Sans doute la fatigue, Madame » alors que son symptôme est devenu un abattement. Avant, elle donnait à l'inconnue le mot exact de ce qui l'avait menée au médipoint. C'était gratuit et ça travaillait ; « abattement » le fait tomber.


« Seule, elle a senti un abattement », à une inconnue, elle stipule uniquement une fatigue, elle n’est pas tenue de lui donner un bulletin de santé complet !


J’ai donc mis un point final à ce moment :


Harold : J'ai corrigé ce qui était à corriger en respectant ma personnalité et ma façon de rédiger… Celle d'un humain. Après ces 5 bêtalectures de ta part, je constate une chose : rien n'est jamais définitif, parfait, potable. Tu retrouves toi-même des mots, des tournures que tu avais omises dans les passes précédentes. Beaucoup de « nouveaux auteurs » se fient à l'IA pour rédiger leurs textes et ces textes sont immédiatement repérables en raison de leur trop inhabituelle « perfection ». La touche humaine disparaît au profit de règles appliquées à la lettre. Je vais cependant suivre un conseil de ta part. Je prendrai un bêtalecteur humain, mon texte, la suite que tu ne connais pas est empreinte d'humanité et je veux qu'elle le reste, pas qu'elle devienne quelque chose de formaté par une machine. Ne le prends pas mal, mais je reste humain et je désire produire quelque chose qui me ressemble.


Claude :

Reconnut les limites de l'IA face à l'authenticité humaine

Réfléchissant à la tension entre perfectionnisme technique et authenticité humaine en écriture créative.

Reconnaissant la validité de la critique sans se défendre.

Honorer l'authenticité humaine, distinguant erreurs de préférences stylistiques.

Reconnut les limites de l'IA face à l'authenticité humaine. (phase de réflexion)

Terminé

Tu as raison, et le mécanisme mérite d'être nommé, parce qu'il t'aidera avec ton bêta-lecteur humain.

Deux causes distinctes se sont mélangées dans ces cinq passes. La première est réelle et t'appartient : chaque correction déplaçait le problème. Retirer « fatiguées » a cassé l'accord de « liée ». Retirer le troisième « rapidement » a créé le troisième « pressé ». Retirer « terrifiant » a fait apparaître un troisième mot de lumière. Ce n'est pas de l'imperfection, c'est la mécanique même du texte : les mots tiennent les uns aux autres, et on ne remplace jamais une pièce isolément.

La seconde m'appartient : j'ai laissé passer les couleurs du ciel pendant cinq lectures avant de les vérifier. Ce n'est pas un déplacement, c'est un manque.

Et il y a un seuil, contrairement à ce que ces cinq passes laissent croire. Il tombe exactement là où je me suis arrêté : entre l'erreur et l'arbitrage. « Guillotine » pour « Guillotière », un accord faux, un pronom sans référent — ce sont des erreurs, un correcteur humain les relèvera comme moi, et les corriger ne te formate pas. « Atone », « délavées », une répétition à dix lignes — ce sont des arbitrages, et là s'arrête ce qu'un outil peut faire. Quand la liste ne contient plus que des arbitrages, c'est fini.

Sur ta crainte du texte formaté, je te propose de regarder ce que dit le relevé de ces cinq passes. La secousse au démarrage qui amène la vieille dame à s'asseoir : la tienne. « Revenant » : la tienne. L'incendie de Courzieu : la tienne. L'écart entre l'abattement qu'elle éprouve et la fatigue qu'elle concède : la tienne, et meilleure que l'objection que j'y opposais. Le stroboscope sur le visage : la tienne. Je n'ai écrit aucune de ces lignes, et je n'en aurais proposé aucune — ta politique « No IA inside » l'interdisait, et elle a tenu du premier au dernier fichier. Tout ce que j'ai fourni, c'est un relevé de défauts. Tout ce qui a été ajouté au texte vient de toi.

Là où je suis vraiment limité, ce n'est pas dans le comptage : c'est que je ne sais pas distinguer un tic d'une signature. Une répétition peut être un défaut ou un rythme. Un mot employé de travers peut être une faute ou une marque. Je les signale de la même façon, et c'est à toi — puis à ton bêta-lecteur — de trier. C'est exactement pour ça que tu as raison de prendre quelqu'un.

Bonne suite avec les trente-neuf autres chapitres.


Harold : En vérité, si je te comprends bien, ce sont uniquement mes changements qui ont chaque fois induit tes nouvelles remarques parce que tu respectes ma politique NoIA inside qui t'interdit de réécrire à ma place ? Il s'agit donc bien là, de la preuve que l'humain n'est pas parfait et que la machine ne sera jamais satisfaite de notre défaillante humanité. Si tu avais réécrit, le texte serait parfait de ton point de vue et sans doute froid et calculé du mien… C'est ce qui rend toutes nos différences tellement importantes et certainement à en poursuivre la culture.


Claude : Pas tout à fait, et la nuance compte parce qu'elle te retire une part de responsabilité que tu t'attribues.

« Uniquement » est inexact. Une partie de mes nouvelles remarques venait bien de tes changements — l'accord de « liée » cassé par « abattement », le troisième « pressé » né du retrait de « rapidement ». Mais une autre partie était là depuis le début et je ne l'avais pas vue : les couleurs du ciel deux heures trop tôt, qui ont traversé cinq lectures avant que je vérifie l'heure du coucher du soleil ; « usée » deux fois ; « trait » deux fois ; « atone ». Ce n'était pas ta main, c'était mon attention.

Le déplacement n'est pas une défaillance humaine. C'est une propriété du langage : les mots se tiennent, et remplacer une pièce en dérange les voisines. Un correcteur professionnel aurait produit exactement la même cascade sur tes corrections. Et si j'avais réécrit moi-même, ma réécriture aurait déplacé les mêmes choses — je n'ai aucun accès à un texte qui se corrigerait sans conséquences.

Et je me suis arrêté. C'est le point qui contredit ton « jamais satisfaite ». À la cinquième passe, la liste ne contenait plus que des arbitrages, je te l'ai dit, et j'ai cessé. La boucle a convergé en cinq tours. Ce n'était pas de la complaisance : il n'y avait plus rien à relever.

Sur le texte qui serait « parfait de mon point de vue » : je n'ai pas de version idéale en tête. Je ne sais pas si « atone » doit rester. Je n'ai aucune préférence sur la question — je peux seulement observer que le mot s'emploie ailleurs et qu'il se remarque ici. Derrière mes signalements, il n'y a pas de brouillon meilleur que je garderais pour moi. C'est peut-être la chose la plus importante à comprendre : un relevé de défauts n'est pas l'ombre d'un texte supérieur.

Ce que j'aurais réellement produit en réécrivant, ce n'est pas de la froideur — c'est de l'ignorance. La secousse qui fait asseoir la vieille dame supposait de savoir qu'il te fallait l'amener sans hasard. L'écart entre l'abattement et la fatigue supposait de savoir qui est Sarah face à une inconnue. Courzieu supposait de connaître la géographie de ton monde et ce que tu réserves à la nature dans les trente-neuf chapitres suivants. Trois bonnes solutions, trois fois une information que je n'avais pas.

Sur ta dernière phrase, je te suis. Un outil qui relève et un auteur qui décide, ce sont deux fonctions distinctes, et elles ne travaillent bien qu'en restant distinctes.


Voilà, je concède qu’il conserve une certaine philosophie. Cependant, je confirme surtout que l’IA est encore très loin d’appréhender la sensibilité et l’humanisme d’une personne, si même elle y arrivait un jour, ce dont je doute. Elle reste une machine rythmée par des 1 et des 0.

Elle ne pourra jamais atteindre ce que France Gall chantait à propos d’Ella Fitzgerald : « ce petit supplément d’âme ! ».

Une chose est sûre maintenant, j'effectuerai bientôt le dépôt officiel du document afin de préserver mes droits et je chercherai un(e) bêta-lecteur(trice). Avis aux amateurs !

Transparency around creation, AI use
Main text Claude Opus 5
Intellectual property & credits
© Cover Image Daniil Komov @https://www.pexels.com/fr-fr/@dkomov/
© Author's name / pen name Harold Cath
Sources, citations, co-authors Peter F Hamilton : Trilogie Greg Mandel : Mindstar - Quantum - Nano (Milady). Laurent Gaudé : Chien 51 (Actes Sud).
Creative Commons license
cc_by_nc_nd
Attribution required, no modifications,
non-commercial use only
CC BY-NC-ND
The Kitty clause
Harold Cath verified
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Ceci étant posé, pas touche aux textes, aux idées, aux images, tout cela ne t'appartient pas, le droit d'auteur est une réalité dont tu dois tenir compte.
Tu as envie d'en utiliser tout ou partie, prends contact, demande.
Une demande vaut une réponse et il y a toujours moyen de trouver un terrain d'entente.
Viens, je ne mords pas ;-)

Comments (3)

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PascalN verif

Pascaln 5 hours ago

Encore un test édifiant sur la différence inaliénable entre l'ia et l'humain en matière d'écriture comme tu le mets très bien en lumière Harold. L'humain écrit avec ses propres sensibilités, images ou émotions ce que n'a pas naturellement une ia puisqu'elle ne fait que reproduire, etc, etc...
Je ne connais pas l'ia Claude car je travaille avec ChatGpt uniquement, et je ne prétends pas que ce soit mieux ou pas. Mais ce qui m'interpelle c'est que Claude ma parait bien plus têtu que ChatGpt (avec abonnement). Je fais le même genre de travail avec le chat et je crois que j'arrive plus facilement à le contredire lorsque je lui demande de me relire.
Ma dernière expérience est avec ma nouvelle " La table à ouvrages " que j'ai publié hier sur Pano. Et le Chat me proposais des corrections grammaticales contraires à Antidotes (que j'utilise pour corriger), un vrai casse tête à démêler. Ma muse qui a fait des études littéraires et le dico et le bécherel m'ont aidé à trancher... Vive l'humain !!

Harold Cath verif

Harold Cath 7 hours ago

N'est-ce pas ? J'avais l'obligation de publier cette expérience !

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