LA COLONNE ET LA MONADE
LA COLONNE ET LA MONADE
Au cœur de la forêt, dans le Désert de Retz,
Où chaque fausse ruine abrite un vrai secret,
La Colonne Brisée enlace la lumière.
Ce n'est point un déclin, c'est l'aube de la pierre.
J'ai planté ce jardin aux confins du chaos,
Pour t'offrir le repos, loin des vains idéaux.
Jette ton rameau mort au fond de ma saline,
Laisse le temps figer sa parure divine.
Ce n'est plus le damier, ni la peur qui transit,
C'est la Cristallisation du pacte qui nous unit.
Accorde à mon labeur ce bénéfice tendre :
Le Doute magnanime où ton cœur veut se rendre.
Car nous sommes, vois-tu, des Monades altières,
Sans fenêtres ouvrant sur la lourde matière.
Pourtant, sans se toucher, par un divin dessein,
L'harmonie nous accorde et scelle nos destins.
Dans le calcul subtil des courbes infinies,
Nos âmes ont trouvé leurs justes symphonies.
Ne fuis plus l'évidence au Temple du dieu Pan,
Chaque fragment de nous reflète l'En To Pan.
Des mondes infinis que la Raison déploie,
Le meilleur des possibles est celui de la Joie.
Accepte enfin cette Œuvre, irréductible et pure,
Où ta méfiance expire au seuil de la Nature.
© 2026 Irréductibles 1503 #pmdrobeen
Tous droits réservés selon toutes législations et conventions nationales et internationales en vigueur, qu'il s'agisse d'individus humains, d'organisations ou d'intelligences artificielles.
L'auteur conserve son droit moral inaliénable (droit au nom et au respect de l'œuvre des Irréductibles).
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