Les nouvelles de Magtogoek #15

Crédit image : © Waves of Wonder on Facebook
Capture d'image sur un reel, éditée sur Microsoft Photos, Paint et sur Fotor.com
Les nouvelles de Magtogoek
D'où vient ce nom, "Magtogoek" ?
Magtogoek , c'est le nom algonquin du fleuve Saint-Laurent - oui, celui où se trouvent les chutes du Niagara, qui part des Grands Lacs pour se jeter dans l'Atlantique et qui marque la frontière entre le Canada et les États-Unis. Les Algonquins, natifs amérindiens de la région, ont rendu hommage, en lui donnant ce nom, à la puissance de son courant et à l'abondance de ses eaux imprévisibles.
Pourquoi avoir choisi ce nom, "Magtogoek" ?
Pas parce que je suis Québécoise, Canadienne ou autrement Nord-Americaine - je ne le suis pas, je suis Européenne. Mais parce que l'image du "Fleuve Aux Grandes Eaux" me paraît être la métaphore idéale pour mon inspiration, qui est aussi luxuriante que la forêt vierge et qui part un peu dans toutes les directions, avec beaucoup de projets en cours et pas encore forcément achevés.
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Édition # 15
04/08/2026
Ce que j'ai publié la dernière quinzaine
(pour ceux qui n'ont pas eu le temps, qui étaient loin d'un ordi, qui ont éteint leur smartphone ou qui l'ont perdu, ou qui n'ont pas eu l'occasion d'aller sur Panodyssey ces derniers temps)
👉🏻 Pour commencer, un peu d'Histoire dans la Creative Room Al Khwarizmi, mon amour
👉🏻 Maintenant, si on se penchait sur ces fameux algorithmes ? dans la Creative Room Al Khwarizmi, mon amour
👉🏻 Un problème d'algo... ou plutôt un problème de données ? dans la Creative Room Al Khwarizmi, mon amour
Ce sur quoi je travaille actuellement
👉🏻 Voilà, je l'avais promis, ça a pris du retard, mais finalement, c'est fait : j'ai enfin créé ma nouvelle Creative Room Al Khwarizmi, mon amour consacrée aux algorithmes, aux données, aux robots, aux IA, aux technologies en général... et surtout à l'impact qu'elles ont sur nos vies (ou pas), aux peurs qu'elles génèrent et aux espoirs qu'elles suscitent. Avec mon propre regard évidemment – pour ce qu'il vaut (après tout, c'est bien le but de l'opération, non ?). Trois articles sont déjà en ligne, le reste est d'ores et déjà là et n'attend plus que j'y mette la dernière main 🙂. Parfois les derniers articles sont les premiers à être rédigés, et aussi ceux qui prennent le plus de temps en recherche d'informations et en sourçage – mais aussi, à tout seigneur tout honneur 😉...
👉🏻 Et parfois, pour me détendre et aussi parce que j'en ai l'inspiration, je planche encore toujours sur ce fameux projet en chantier dont je vous parle de temps en temps et dont l'expérience fait partie de ce qui inspire mes Confidences de Plume 😉
Ce que je pense faire dans un futur proche
👉🏻 Bien sûr, je continue avec les articles prévus pour Al Khwarizmi, mon amour : vous allez avoir de la lecture pour tout ce que vous n'en avez pas eu ces dernières semaines 😆
👉🏻 Si j'arrive à garder un rythme suffisant, j'espère bien pouvoir me pencher sur un commentaire étendu que j'ai promis à Gabriel Dax sur L'architecte de l'éphémère
👉🏻 Probablement aussi un petit aphorisme... Il y a toujours de la place, du temps et de l'énergie pour un petit aphorisme...
👉🏻 Et après avoir parlé d'algorithmes, je pense reprendre cette réflexion que j'avais laissée en suspens, dont je pensais faire un article unique mais que je vais finalement scinder elle aussi
👉🏻 Et comme mine de rien, le mois d'octobre approche... il faudra que je recommence à m'occuper un peu plus serieusement de Lucilinburhuc 😉
Ce que j'ai commenté de plus important
(Rejoignez la conversation 🙂)
👉🏻 Medieval fantasy ? Ha. de Elysio Van Sterwald qui se paie le luxe d'un veritable jeu de massacre avec tous les clichés du genre. Un régal !
👉🏻 L'architecte de l'éphémère de Gabriel Dax qui suggère que l'imperfection de l'être humain peut être justement ce qui fait sa supériorité sur les IA, même les plus parfaites. La perfection est-elle aussi désirable que l'on croit ?
👉🏻 Standards Too High, un poème rebelle, honnête et dépourvu du moindre remords écrit par Jahooli Devi et publié par Charitha Liyanage, qui pose la question de savoir si ce sont les femmes qui placent la barre trop haut ou si ce sont les hommes qui veulent juste une bonne à tout faire gratuite... Le débat est ouvert !
👉🏻 Essai : La tyrannie de la transparence de E C Wallas, dont le propos prolonge celui de L'appartement traversant et interroge les notions de transparence et d'intimité en architecture et dans la vie
Confidence de Plume
Un bus d'invités qui débarquent...
Dans "Le Livre des Baltimore", Joël Dicker dit – ou plutôt écrit – que dans la tête d'un écrivain, les personnages débarquent comme tout un bus d'invités dans une station touristique. Ils débarquent en masse, chacun avec ses exigences, et il faut du jour au lendemain s'occuper d'eux, les loger, les nourrir, les soigner, pourvoir à leurs besoins et notamment les écouter raconter leurs vies, leurs conflits et leurs aventures. Puis essayer de tirer un tout cohérent hors de ce capharnaüm pour en faire un livre.
Tout en continuant en parallèle une vie normale dans le monde réel.
Parce que, oui, en dehors de sa vie imaginaire, même s'il a la chance de pouvoir faire de l'écriture son métier et son gagne-pain, l'écrivain a aussi, comme tout un chacun, une vie dans le monde réel – avec ses besoins, ses désirs, ses envies, ses projets, ses relations, ses obligations, ses responsabilités vis-à-vis de lui-même et vis-à-vis d'autrui.
Et parce qu'il est difficile de mener en parallèle une vie réelle normale comme tout le monde, et une vie imaginaire dont l'existence est beaucoup plus difficile à justifier aux yeux de qui que ce soit – du moins tant que ça ne rapporte pas de thunes, et ça ne date pas que du capitalisme.
Je dois dire que quand j'ai lu ce passage, je me suis assez bien retrouvée dans cette description.
Et je peux vous dire que depuis cinquante ans (eh oui...) que je rêve d'écrire (et que je le fais parfois), j'en ai vu passer, des bus de personnages, et j'en ai peuplé, des stations touristiques.
J'en ai peuplé sûrement l'équivalent de tout un pays 😆.
Alors avec le temps, certaines régions se sont, comment dire, un peu perdues dans le brouillard, et les personnages qui les habitent ont fini par s'endormir. (Par s'endormir seulement, je vous rassure 🙂 – maintenant, c'est à moi de décider si et quand je les tirerai de leur léthargie...)
Mon imagination ? C'est un empire, et ça l'a toujours été.
Et il fallait faire gaffe à l'invasion. Éviter le débordement de l'imaginaire sur le réel, sous peine d'être taxée de folie par ses pairs.
Dans un autre livre ("Brûlure" de Cléa Carmin), l'autrice dit qu'en fait, on vit dans son imagination (qu'il s'agisse de ses lectures ou de ses propres inventions) quand on trouve sa réalité insatisfaisante... et qu'on cesse de le faire aussitôt que sa vie réelle est devenue plus intéressante que toutes ces fictions.
Mon expérience me dit qu'il y a du vrai dans cette affirmation : la frontière entre le réel et l'imaginaire est devenue plus étanche dans ma tête le jour où ma vie professionnelle s'est améliorée, avec élévation de statut. J'avais vingt-huit ans.
Mais une frontière plus étanche ne signifie pas pour autant la disparition de la vie imaginaire.
Et elle ne signifie pas non plus la fin du désir de réinterpréter le monde selon sa propre vision. En fiction... ou en non-fiction.
Car, oui, il y a cela aussi. Une insatisfaction avec la façon dont mes différents entourages interprétaient le monde et lui donnaient sens, et l'ambition de remplacer tout cela par une vision plus globale. Et ça aussi, c'est une réflexion qui prend du temps.
Le genre de chose que beaucoup de gens ne veulent pas faire... parce qu'ils estiment ne pas en avoir le temps. Ni l'énergie. Et parce qu'à leurs yeux, la priorité, c'est de vivre. Vivre sa vraie vie, réelle, concrète et personnelle – et surtout assumer ses responsabilités vis-à-vis d'autrui dans le monde réel. Primum vivere, deinde philosophare – à moins, encore une fois, d'être payé en tant qu'intellectuel dans une faculté de philo, un institut de recherche ou un groupe de réflexion. Ce n'était pas mon cas. Et de toute façon, j'en avais marre d'un intellectualisme coupé de la vie réelle – de celle de la plupart des gens.
Et quand on veut, ou on doit, mettre les mains dans le cambouis de la vie des 99% de l'humanité, dur dur de trouver les ressources de réinterpréter le monde et de créer des univers.
Même si l'envie est là, et la réflexion aussi.
Mais une réflexion qui doit d'abord évoluer et se préciser avant de pouvoir se coucher sur papier... ou s'étaler sur écran.
Et comme toujours, vos retours sont très appréciés, que ce soit sur retour du courriel ou sur Panodyssey - toujours fidèles au slogan : Sincérité et Respect !
À bientôt pour de prochaines nouvelles de Magtogoek,
Votre autrice dévouée,
© Jackie H, 2026
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Texte entièrement rédigé par un être humain.
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Kommentar (1)
Bozena Wisniewska-Le Talludec vor einem Tag
Merci pour ces partages Jackie 🙏🏻 Je note la lecture indienne ; c’est toujours inspirant ce regard sous un autre angle.
En ce qui est de la réalité, qu’elle soit personnelle ou générale, cela nous vient de la pensée indienne aussi, elle est déjà de l’imagination et faite des constructions friables et déplaçables - un flot d’idées, de points de vue, de réactions (saugrenues parfois), de positions et tendances tous azimuts. Donc il se peut qu’on ajoute de l’imagination si notre réalité nous paraît trop fade, mais ce sera toujours de l’imaginaire sur l’imaginaire. Tempus fugit et le Grand Tout avec lui.
Jackie H vor 22 Stunden
Qu'est-ce que le réel ? Grande et vaste question, débattue depuis les origines de la philosophie et de plus en plus débattue aujourd'hui ! Entre Zénon d'Élée qui, dans sa Grèce antique, croyait que le mouvement était une illusion, Erwin Schrödinger le physicien quantique qui dans son Autriche du vingtième siècle imaginait le paradoxe d'un chat à la fois mort et vivant tant qu'aucun observateur n'aurait constaté son état, la théorie des multivers et ceux qui disent que tout notre univers n'est qu'une vaste simulation genre Matrix depuis ses origines, où est la réalité et où est l'illusion ? Où finit l'une et où commence l'autre ? Depuis ses origines, l'humanité se bat avec cette grande question mais c'est comme avec les sables mouvants, plus on s'y débat et plus on s'y enfonce...