Dans l'arrière-cuisine de contemplateur...
Dans l’arrière-cuisine du contemplateur…
Un été à faire mijoter les mots et bouger les murs...
Il y a ce que l’auteur donne à lire — parfois même à écouter — et tout ce qui mijote derrière la porte avant d’arriver jusqu’à vous.
Des mots encore un peu crus, des idées laissées à feu doux, quelques projets qui débordent de leur casserole… Sans oublier ces recettes que l’on croyait terminées et auxquelles il manque toujours une pincée de quelque chose.
C’est dans cette arrière-cuisine que je vous invite aujourd’hui.
N’y cherchez ni bulletin d’information ni compte rendu d’activité de l’entreprise PascalN. Il n’y aura pas davantage de bilan trimestriel, de camembert coloré ou de courbe de croissance — sauf peut-être celle de la pile des projets en attente.
J’avais simplement envie de soulever quelques couvercles pour vous raconter ce qui se prépare en cuisine : les textes récemment servis, ceux qui mijotent encore, les chansons venues se mêler aux mots, les rencontres, les questionnements et les détours imprévus.
Et depuis le début de cet été, autant vous prévenir : l’arrière-cuisine n’a guère désempli.
J’y ai fait mijoter quelques textes, remué plusieurs projets, déplacé des meubles et même repeint une partie de la devanture. Tout cela sans quitter mon port d’attache Panodyssey, même si le contemplateur songe à ouvrir un petit hublot sur ailleurs.
Alors, puisque vous êtes entrés, prenez place.
Je vais essayer de vous raconter tout cela sans trop faire de vaisselle.
Quelques plats déjà servis…
L’été avait à peine commencé que je me retrouvais, fin juin, sur les galets de la plage d’Yport, en compagnie d’Alexandre Le Forestier.
Un moment simple et chaleureux face à cette mer normande qui, ce jour-là, avait eu la délicatesse de ne pas se retirer avec nos idées. Nous avons parlé de mots, de création, de Panodyssey et de ce qui pousse chacun de nous à continuer d’écrire et de partager.
Depuis, ma plume n’a pas vraiment pris de vacances.
Elle a d’abord retrouvé La Boule, celle de mon enfance, qui n’avait rien d’un ballon rond et m’a offert un poème avant de rebondir jusque dans une chanson.
Elle s’est ensuite attardée sur Les Mots jolis, puis s’est demandé si l’on pouvait être Perdu, vraiment… ? Autant dire qu’elle n’avait déjà plus beaucoup le sens de l’orientation.
Elle a également traîné ses guêtres avec Sur ce quai de gare… avant de se laisser envahir par une Étrange sensation.
Puis la température est montée avec Canicule, une nouvelle un peu loufoque dans laquelle Victor, Rahul et quelques bières désespérément absentes du réfrigérateur ont tenté de survivre à une lourde nuit d’été.
La Boule, Sur ce quai de gare, Étrange sensation et même Canicule…ont ensuite poussé la porte de mon autre arrière-cuisine : celle où les mots se mêlent à la musique. Certaines de ces chansons sont disponibles sur ma chaîne YouTube **PascalN — Mots en musique**. Toutes n’y sont pas encore : même les plats préparés doivent parfois patienter avant de sortir de cuisine.
Il y eut également La Table à ouvrages, écrite dans le cadre du jeu-concours Panodyssey #ChatSansFrontière. Une nouvelle rencontre entre une contrainte proposée, une réalité réinventée pour les besoins de cette nouvelle et mon imaginaire, qui s’est empressé de prendre quelques libertés avec le règlement intérieur.
Au milieu de cette agitation, j’ai aussi posé la cuillère pour écrire Prime ou pas Prime ? Une réflexion autour des abonnements payants aux Creative Rooms sur Panodyssey, de la place du lecteur, de celle de l’auteur et de cette question toujours délicate : pourquoi écrit-on, partage-t-on… et peut-on espérer vivre un peu de sa plume sans priver ses textes de lecteurs ?
Une interrogation qui en a entraîné quelques autres sur la visibilité de mon travail et les chemins possibles pour le faire découvrir davantage.
Bref, la plume n’a pas chômé.
Quant à savoir si elle s’est reposée…
Je n’ai pas osé le lui demander.
Pendant ce temps, ça mijote encore…
Évidemment, pendant que certains textes quittent l’arrière-cuisine, d’autres en profitent pour prendre leur place sur le feu.
Trois idées de nouvelles attendent ainsi leur tour. Elles ne sont encore que des promesses griffonnées, des personnages qui commencent à s’agiter et des histoires qui me regardent avec insistance en se demandant quand je vais enfin m’occuper d’elles.
Je leur ai demandé un peu de patience.
Je ne suis pas certain qu’elles m’aient écouté.
Plus avancé, Rififi et Tapisserie…, une nouvelle — ou peut-être un conte — approche doucement de sa fin. Dans une prairie où rien n’avait bougé, ou presque, quelques petites créatures ont décidé de revoir la décoration des lieux à leur manière. Autant dire que le calme apparent ne devrait pas résister longtemps.
Un autre projet occupe également une belle étagère : réunir dans un carnet une centaine de citations, expressions, proverbes et dictons populaires passés par le regard du contemplateur.
Des vérités que l’on répète depuis si longtemps qu’elles finissent parfois par ne plus être interrogées. Il suffisait donc de les prendre au mot, de les retourner délicatement — ou pas — et de leur faire subir quelques détours malicieux.
Le carnet reste encore à penser, organiser et habiller. Mais ses cent petits pensionnaires sont déjà là, rangés plus ou moins sagement dans leurs bocaux.
Avant d’être réunis dans ce futur carnet, ils seront dévoilés en avant-première dans une Creative Room qui leur sera spécialement dédiée sur Panodyssey. Une façon de les laisser prendre l’air, un à un, et de voir s’ils se tiennent aussi sagement devant les lecteurs.
Je n’en mettrais pas un dicton au feu.
D’autres projets patientent encore dans un coin, à l’abri des regards et des courants d’air.
Car soulever quelques couvercles est une chose.
Dévoiler toute la recette en est une autre.
Quand le contemplateur pousse les meubles…
Au milieu de tout cela, une question est venue poser ses coudes sur la table : comment rendre mon travail plus visible sans transformer ma plume en produit d’appel ?
Car écrire, publier et partager est une chose. Encore faut-il que celles et ceux qui cherchent PascalN puissent me trouver sans devoir organiser une battue dans les profondeurs de Google.
Je pensais simplement déplacer deux ou trois objets, dépoussiérer une étagère et remettre un cadre droit.
Erreur de débutant.
De questionnement en réflexion, c’est toute mon identité d’auteur sur la toile qui s’est retrouvée au milieu de la pièce. Il a fallu regarder ce qui me ressemblait encore et ce qui manquait de cohérence d’un endroit à l’autre.
C’est ainsi que PascalN s’est officiellement rapproché de celui qui l’accompagne depuis longtemps : Le contemplateur éphémère.
J’ai même fini par apprivoiser le mot Auteur. Il tournait autour de moi depuis un moment, mais je le trouvais encore un peu trop grand pour entrer dans mes chaussures. Après quelques hésitations — et une légère résistance dont j’ai le secret — je lui ai finalement ouvert la porte.
Est donc née cette signature :
PascalN — Auteur
Le contemplateur éphémère
Restait à harmoniser la devanture.
Panodyssey, Facebook, Instagram, YouTube, Pinterest et même la signature de mes courriels ont eu droit à quelques travaux. Une nouvelle identité visuelle a pris forme, avec le pont de Normandie pour trait d’union entre mes racines, mon univers et les différents chemins empruntés par ma plume.
Le décor a changé, mais pas ce qui mijote derrière la porte : des pensées, des poèmes, des nouvelles, des contes, des essais et des chansons. Une écriture accessible, sensible, sans jugement, parfois malicieuse et toujours attachée au vivant.
Bref, je n’ai pas changé de plume.
J’ai seulement essayé de mieux indiquer où elle habite.
Panodyssey, le port d’attache…
Ces questionnements ne changent rien à l’essentiel : Panodyssey reste mon port d’attache.
C’est là que ma plume a trouvé, depuis plus de deux ans, un espace pour publier ses textes au long cours, les organiser, les laisser vivre et parfois rencontrer d’autres regards. C’est là aussi que se sont noués des échanges dont certains ont fini par quitter les écrans pour se poursuivre, comme avec Alexandre Le Forestier, sur les galets d’Yport.
Je demeure attaché à cette plateforme, à ce qu’elle défend et à cette volonté de faire vivre une culture numérique indépendante — une certaine culture made in France, comme je l’écrivais récemment.
Je continue et je continuerai à publier sur Panodyssey, à y faire vivre mes Creative Rooms et à soutenir cette aventure. Cela ne m’empêche pas d’être curieux et d’ouvrir d’autres passages vers mes textes et mes chansons.
Non pour lever l’ancre.
Simplement pour voir si quelques lecteurs se promènent également sur d’autres quais… et, qui sait, donner à quelques marins venus d’ailleurs l’envie de faire escale sur Panodyssey.
Un hublot entrouvert sur ailleurs, en somme.
Avant de refermer la porte…
Voilà pour cette première visite dans l’arrière-cuisine du contemplateur.
Je ne sais pas encore quand je vous inviterai à y revenir. Il n’y aura ni rendez-vous fixé d’avance ni publication programmée à heure régulière. Cette chronique reprendra simplement lorsque quelques mots, projets, rencontres ou détours imprévus mériteront que l’on soulève à nouveau les couvercles.
D’ici là, les textes continueront de mijoter, certaines idées de déborder et la plume de faire un peu comme chez elle.
Merci d’avoir poussé la porte et partagé ce moment avec moi.
Je vous laisse repartir avant de vous demander de m’aider à faire la vaisselle.
Mais rassurez-vous…
La porte restera entrouverte.
PascalN — Auteur
Le contemplateur éphémère
Note d’auteur : Pascal Nicod, alias « PascalN - Le contemplateur éphémère », est l’auteur et seul propriétaire de ce texte « humanuscrit » et de tous les droits qui en résultent. Il n’en autorise pas l’utilisation sous quelque forme que ce soit, sans accord préalablement écrit et signé par lui-même, ou via la notice de transparence Panodyssey qui accompagne ce texte. Les IA du logiciel Antidote et de ChatGPT ont été utilisées uniquement pour effectuer des corrections d’orthographe, de grammaire et de typographie, d'organisation rédactionnelle et mise en forme.
L'illustration a été créée avec « ChaGPT version 5.6 Sol avec abonnement »
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Moralité : sans le grisbi, vous ne touchez pas à mes écrits !
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Kommentar (2)
Jackie H vor 9 Stunden
J'ai beaucoup aimé cette première infolettre 🙂👍🏻
Je l'espère bientôt suivie de beaucoup d'autres ! 🙂
Pascaln — Le Contemplateur Éphémère vor 9 Stunden
Merci beaucoup Jackie, cela ma fait grand plaisir. Honnêtement l'idée mijotait depuis un moment et je me suis dit : " ça va finir par prendre au c.l de la casserole " comme on dit chez nous 😉😊. Finalement je me suis obligé à la servir. Je sais que vous savez très bien ce que c'est 😊
Jackie H vor 9 Stunden
"[...] les recettes que l'on croyait terminées mais auxquelles il manque toujours une pincée de quelque chose."
"[...] courbe de croissance [...] de la pile des projets en attente."
Ah que ça me parle tout ça !😁😆
Harold Cath vor 9 Stunden
J'adore la nouvelle déco de ton arrière-cuisine. 👏👏👏
Pascaln — Le Contemplateur Éphémère vor 9 Stunden
Merci Harold, de la part d'un ancien prof de la cuisine, pour moi ça vaut autant qu'un compliment étoilé...😉😊