Cadre, diversion et changement de regard
Cadre, diversion et changement de regard
Ceci est un commentaire étendu sur le texte "Omnivores, végans : et si l'ennemi était ailleurs ?" publié par LaPil'à folie aujourd'hui 20/01/2026.
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Je me permets quelques réflexions attrapées au vol en lisant ce texte :
1) Peut-on observer quoi que ce soit sans y projeter ce qu'on est ? Les physiciens quantiques eux-mêmes disent que le fait même d'observer le monde le modifie...
2) Dire que "le problème, ce n'est pas l'individu, c'est le cadre", comme on disait autrefois "c'est la société" ou "c'est le système", n'est-ce pas aussi :
a) réduire l'individu à l'impuissance : sans libre-arbitre, écrasé par le monde, il ne peut rien faire donc tout changement est impossible et toute tentative en ce sens est vouée à l'échec
b) critiquer le "cadre" tout en affirmant paradoxalement sa puissance et sa permanence (par quoi le "cadre" pourrait-il être combattu, sinon par des individus ? s'il ne peut être combattu que par un autre "cadre", n'en est-on alors réduit qu'à remplacer un "cadre" par un autre et une oppression par une autre ?)
c) déresponsabiliser les individus en les absolvant un peu vite de leur passivité, de leurs incohérences, de leurs contradictions et peut-être aussi de leurs hypocrisies ?
3) Dans notre monde actuel, le vivant est désacralisé, la mort est tabou, plus rien n'a de valeur intrinsèque parce que le spirituel a été évacué et que seul reste le matériel. Ce qui est sacralisé dans un monde matérialiste, c'est l'argent, unité de mesure universelle de la valeur des échanges matériels.
4) Dans une société régie par l'utilité économique, tout ce qui n'est pas utile non seulement n'existe plus, mais ne doit plus exister et doit être éliminé.
Sinon, votre texte est riche et fait réfléchir. Bravo 👏🏻.
Crédit image : © Steven Wright | Unsplash - image libre de droits
© Jackie H, 2026
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Texte entièrement rédigé par un être humain
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Daniel Muriot 3 ore fa
Je suis un ardent promoteur du pouvoir de l'individu sur la société. Décider et agir à l'échelle de chacun d'entre nous sur des petits gestes tous simple, c'est déjà faire de grandes choses pour la société.
Une graine de séquoia est minuscule, pas plus grande que la pointe d'une mine de crayon. Et pourtant, elle donne un arbre gigantesque.
Consommer mieux et penser mieux est accessible à chacun d'entre nous. Petit pas par petit pas. Nous pouvons le résumer à une question de choix. Et chacun d'entre nous porte la responsabilité de ses propres choix.
Merci, Jaqueline.