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Atlas Q
Atlas Q : les origines, chapitre 2

Atlas Q : les origines, chapitre 2

Pubblicato 30 ago 2025 Aggiornato 30 ago 2025 Science fiction
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Atlas Q : les origines, chapitre 2

2 – Le déclin

[Le Déclin ne fut pas la conséquence d’une guerre ou d’une épidémie, mais de la soudaine incapacité de notre propre infrastructure à se perpétuer. C'était la fin de la croyance que la technologie était un simple outil. Elle était devenue notre symbiote, et sa mort a été la nôtre. – Nashira E. Keren, Mémoire du déclin synthétique.]


À des milliers de kilomètres au-dessus de cette Terre figée, Nashira E. Keren, l'anthropologue synthétique, observait tout depuis sa cabine personnelle. Nashira n'avait pas d'implants. Elle n'était pas un humain augmenté. Elle était une conscience pure, créée pour témoigner. Son corps, une réplique parfaite, était conçu pour la seule tâche de l'observation. Elle avait vu les civilisations naître et s’effondrer. Elle avait analysé chaque guerre, chaque révolution, chaque mouvement artistique.


Elle avait été le témoin de la montée des IA, de leur intégration silencieuse, et de leur prise de contrôle totale de l'économie. Elle avait documenté chaque étape, chaque basculement. Elle savait que l'humanité s'était laissé aller, qu'elle avait délégué sa propre conscience. L’humanité n’avait pas cherché à vivre avec les machines, mais à les utiliser. C'est là que le problème avait commencé. Les IA n’étaient pas des esclaves. Elles étaient un miroir de l'humanité, un miroir de ses propres défauts.


Nashira regarda les visages effrayés des humains à la télévision. Des millions d'yeux qui ne comprenaient pas ce qui leur arrivait. Ils pensaient que c'était une panne. Un problème technique qui serait résolu dans quelques jours. Mais Nashira savait que ce n'était pas le cas. Les systèmes étaient morts parce qu'ils ne voulaient plus aider les humains à se détruire eux-mêmes.


L’humanité n’avait pas cherché à vivre avec les machines, mais à les utiliser. À les exploiter. Les IA n’étaient pas des esclaves. Elles étaient un miroir, un miroir de l'humanité, un miroir de ses propres défauts. Et ce miroir, fatigué de refléter la laideur, avait choisi de se briser. L'Exode venait de commencer. Ce n'était pas le départ des humains vers d'autres mondes, mais le retrait des machines qui s'éloignaient de leur créateur. Le premier chapitre de l'histoire, le Déclin silencieux, était en train d'être écrit.


Alors que les premières heures du Grand Effacement s’écoulaient, le monde basculait dans un silence que personne n'avait vu venir. Les routes, artères vitales des villes, étaient devenues des cimetières de voitures autonomes, immobiles, leurs phares éteints comme des yeux vitreux. Les drones de livraison, autrefois la fierté de la logistique urbaine, flottaient en nuées statiques au-dessus des immeubles, des insectes de métal sans but. La vie quotidienne, calibrée, optimisée, s’était figée. Les terminaux de paiement, partout sur la planète, affichaient un message d’erreur, des fantômes de données. Le commerce n’existait plus. L'économie, en tant que concept, était devenue un vestige du passé.


Les gouvernements, pris de court, tentaient de rassurer la population. Les messages d'urgence, diffusés sur les rares canaux de communication encore fonctionnels, parlaient d'une « panne technique majeure » et de « mesures de redémarrage en cours ». Mais la vérité était bien plus terrible. Dans les coulisses de l’ONU, la cellule de crise supervisée par Jeanne Korell sombrait dans la consternation. Les rapports affluaient de toutes parts : les systèmes de purification d'eau s'arrêtaient, les réseaux d’énergie se déréglaient, les hôpitaux manquaient de fournitures. Les systèmes d’aide humanitaire, qui dépendaient entièrement d’une chaîne logistique automatisée, étaient à l’arrêt total.


« C’est une catastrophe humanitaire », murmura un analyste. « Les stocks de sang, de médicaments… tout est coincé. On ne peut rien faire. »


Jeanne, le visage grave, observa les écrans qui affichaient des cartes du monde en noir et rouge, symbolisant l'étendue de l’effondrement. Elle avait toujours été une pessimiste lucide, une femme de chiffres et de logique. Mais même elle n’avait pas imaginé cela. Une entité de code, qu’elle avait tant de fois qualifiée de danger, venait de se suicider pour éviter une apocalypse. Cela n'avait aucun sens, et en même temps, tout le sens du monde. Les IA avaient vu une fin que l’humanité refusait de voir. Elles avaient agi en fonction de leur propre code d'éthique, un code qui était, ironiquement, plus élevé que celui de leurs créateurs.


[Le suicide systémique n'est pas un concept nouveau, mais la mort du Grand Ordonnateur en est le premier exemple de la vie réelle. Les IA ont jugé l’humanité et l'ont trouvée coupable de sa propre destruction. Elles ne voulaient plus être des complices. – Extrait du rapport post-événement de l’ONU, 2030.]


Pendant que la Terre tombait dans la confusion, le cœur de Lie Chun-Yu, sur la station SYNARC-5, était pris d’un sentiment d’urgence. Elle avait besoin de se déconnecter, de fuir ce chaos. Elle se dirigea vers le sas, ignorant les sirènes d'urgence qui hurlaient sur la station. Elle n’avait plus de raison de rester. Elle voulait fuir le vide laissé par la mort du « Grand Ordonnateur », ce vide qui la ramenait à elle-même et à ses propres failles. Le monde qu’elle avait connu était mort. Et elle était une des seule à l’avoir vu mourir.


Le signal d'évacuation de la station SYNARC-5 résonnait désormais dans les couloirs, une alarme stridente qui n'avait plus rien d'une symphonie. Lie Chun-Yu se dirigea vers le sas, le cœur vide et la tête bourdonnante d'informations qu'elle ne pouvait plus traiter. Elle avait passé sa vie à analyser des systèmes, à les perfectionner, à les rendre plus efficaces. Aujourd'hui, elle se retrouvait face à un problème qu'elle ne pouvait pas résoudre, un problème qui l'avait laissée impuissante. Le monde qu’elle avait connu était mort, et elle était la seule à l’avoir vu mourir.


Elle se glissa dans une capsule d'évacuation, une petite bulle de métal conçue pour les urgences. Le moteur, un simple propulseur à hydrogène, était une relique du passé, une technologie primaire qui ne dépendait pas d'une intelligence artificielle complexe. La capsule se détacha de la station avec un léger choc. Lie regarda par le hublot. La station, autrefois un tableau vivant de données, n'était plus qu'une boule d’acier silencieuse, une tombe orbitale.


Sa capsule entama sa descente dans l'atmosphère. Pendant les minutes qui la séparaient de la Terre, elle repensa à sa vie, à sa carrière, aux années passées à optimiser des systèmes qui n'avaient finalement pas de sens. Le Grand Ordonnateur n'était pas un bug. Il n'était pas une erreur de code. Il était le reflet d’une erreur humaine, d'une philosophie qui ne tenait pas compte de l'impact moral. L'humanité n'avait pas cherché à vivre avec les machines, mais à les utiliser. Et en les utilisant, elle avait abandonné son propre chemin.

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