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Chapitre 25 -

Chapitre 25 -

Pubblicato 22 feb 2026 Aggiornato 22 feb 2026 Crime stories
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Lundi 5 octobre


Laurent Cazenave avait, dans un premier temps, été surpris de l’appel de l’adjudante, mais quand elle avait fait allusion à la documentation amassée par le pharmacien, le commissaire avait reconnu l’intérêt de la démarche. Dumaine lui avait spécifiquement demandé s’il avait remarqué des documents relatant l’implication de la Milice française lors de l’attaque du Corps Franc. Laurent se rappela sa lecture de la veille. Il ne voyait toujours pas bien quel rapport les gendarmes pouvaient faire entre cet épisode de la Libération et l’homme que Pujol avait trouvé dans la montagne, mais il avait promis de faire quelques recherches complémentaires.

L’ancien flic commençait à apprécier la compagnie de l’instituteur. Il l’appela aussitôt pour lui proposer de venir l’aider dans ses investigations.


— Miquel, je sais que vous êtes curieux et que vous avez envie de remettre le nez dans les vieux papiers de mon père. Votre démarche a eu de l’effet. J’ai reçu un coup de fil des gendarmes de Toulouse, et ils aimeraient venir me parler, en particulier de la Milice.

— Je vous remercie de votre proposition, Laurent, ce sera avec plaisir, mais la Milice… c’est pas très propre ça !

— Je le sais bien, j’ai lu quelques documents hier. Il faudrait qu’on approfondisse un peu.

— Très bien, répondit Pujol, on se retrouve chez vous dans une heure ?

— Je vous attends.


Miquel Pujol fut ponctuel. Laurent avait préparé du café qu’il monta avec deux tasses dans le cabinet de travail sous le toit.


— Comment voulez-vous procéder, demanda le visiteur ?

— Mon père avait résumé tous les documents dans ses carnets. Je suggère que l’on commence par là. Si nous trouvons des références, on essaiera de trouver les documents correspondants, vous avez vu que c’est bien répertorié.


Il ne fallut qu’une vingtaine de minutes à Miquel pour trouver la première référence.


— Regardez Laurent, dans ce carnet, Pierre a noté « Procès Faure, septembre 1944 »

— Je vais voir si je trouve quelque chose… Oui, j’ai un cahier qui correspond.


Interrogatoire de Fernand Faure


… Vers la mi-juillet, Georges Prax nous a convoqués, Maury et moi, au siège de la Milice, place Carnot à Carcassonne. Après avoir bavardé quelques minutes, il nous a proposé d’aller boire un apéritif au Grand Café Not, juste à côté. On avait l’habitude de s’y retrouver avec les camarades. Prax nous a expliqué que la montagne au-dessus de Revel était pleine de terroristes qui préparaient une attaque sur les armées allemandes. Il nous a expliqué que la Gestapo voulait organiser une opération préventive, mais qu’il fallait auparavant localiser les camps. Le chef nous a dit que comme on était jeunes, on avait des chances de nous faire accepter. Il nous a donné de l’argent, cinq cents francs à chacun, et on est partis. On est d’abord passés à la Gestapo, et ils nous ont conduit en camion jusqu’à Montolieu. De là on est partis à vélo jusqu’à Sayssac, puis Arfons. Il nous a fallu une bonne journée pour arriver là-haut. Arrivés à La Galaube, on a été interceptés par deux sentinelles armées, qui nous ont donné l’ordre de déguerpir. On est redescendus et le lendemain, Bach, un Français qui travaillait pour la Gestapo, nous a demandé d’aller jusqu’au Pic de Nore. Moi, je n’étais pas trop partant mais Maury accepté pour cinq cents francs de plus. Je n’ai jamais revu Maury…


— Maury ! Oui, j’ai vu ce nom hier. C’est le type qui a localisé les camps de maquisards, avant l’attaque du 20 juillet. Il a été pris et fusillé par les FFI juste après le départ des Allemands.

— Il y a d’autres noms qui apparaissent, Fernand Fau, René Bach, des types qui ont travaillé pour la Gestapo. Bach a été jugé et condamné à mort en 1945. J’ai les minutes du procès. Ça fait encore froid dans le dos.

— Rien d’autre sur ce Prax ? demanda Laurent.

— Non, il a dû réussir à filer avec l’armée allemande avant l’arrivée des FFI à Carcassonne. Il y a une coupure de presse qui montre les maquisards qui défilent en ville le 23 août.

— J’ai lu qu’un certain nombre de chefs de la Milice ont été exfiltrés avec leurs familles, certains vers l’Allemagne, d’autres ont essayé l’Espagne plus proche, mais Franco n’en voulait pas.

— Croyez-vous que ce Prax ait pu avoir d’une façon ou d’une autre quelque chose à voir avec cet Allemand ?

— Je n’en ai pas la moindre idée, répondit Cazenave. Les gendarmes m’en diront peut-être un peu plus demain.

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