Étrangers familiers
Étrangers familiers
À toi, l'étranger que je connais par cœur.
On s’connaît par cœur, mais on s’regarde plus,
Deux ans d’amour, maintenant on s’croise dans la rue.
T’étais mon monde, j’suis devenu ton passé,
Et on fait comme si rien s’était jamais passé.
Avant, on s’parlait sans se forcer,
Maintenant, c’est les silences qui nous font converser.
On s’regarde vite fait, sans trop s’fixer,
Comme deux étrangers qu’ont trop partagé.
J’me rappelle encore de ta façon d’aimer,
Des mots qu’tu disais quand t’étais fatigué,
Des disputes qui finissaient dans les draps,
Et d’ces "je t’aime" qu’on balançait sans y croire parfois.
Aujourd’hui, t’as plus la même voix,
Ou p't'être juste que c’est plus la même pour moi.
Avant, t’étais mon port d’attache,
Maintenant t’es juste
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