Défi nº1 : faire deux poèmes : un sur la colère, l'autre sur la joie

Un volcan
Il y a un volcan endormi en chacun de nous
Un monstre qu'il ne faut pas réveiller
Qui se manifeste quand nous sommes à bout
Et qui se déchaine en flammes et ardentes nuées
Créature qui dans sa soif de destruction,
Ne tiendra pas compte de qui est amis ou non
Et que ce soit par le poids des mots ou des actions,
Nous poussera à les heurter au-delà de toute raison.
Pourtant, cette force in ne faut pas la renier.
Cette facette redoutable qui sommeille chez chacun,
Est une réalité que nous devons tous embrasser,
Pour le contrôle, garder entre nos mains.
Volcan, je te dois mes plus grandes défaites,
Quand ta rage et ton feu, je me noyais,
Mais aujourd'hui, ton immense énergie canalisée,
Tu es le moteur des mes plus grandes conquêtes.
Volcan, ma colère, mon amie, tu es part intégrante de ma vie.
Arakator

Colère souterraine
Terre fissurée par les pleurs réprimés,
Rage faisant des ravages aux rivages ;
Grondantes comme des flammes ardentes,
Elles ont pour refuge, au diapason, ce que je réfute
Dans mes veines de lave délavées,
La pâleur remplaçant la splendeur
Par un paysage de brumes et de soufres,
Là où tout recouvrir pour s’enfuir prend son sens,
Là où tout redécouvrir prend son indécence,
Quand le feu brûle de l’intérieur dans une fureur
Que même un empereur n’affronterait pas sans douleur,
Quand la grisaille rougeoie, adieu la joie,
Seul le feu répondant au firmament hurle de son vivant.
Siriane Sina

Un parfum
Un parfum étrange s'est invité chez moi.
Une odeur qui a émerveillée mon odorat,
De merveilles envoutantes et inconnues.
Donnant une sensation pour le moins incongrue.
Un moment fugace de plénitude sans aucune peine,
Un aperçu de la perfection du jardin d'Eden.
A peine pouvais-je de cet instant profité,
Que brusquement le parfum s'en ait allé.
Me laissant seul et dans l'incompréhension,
Ou étais donc parti cette divine sensation ?
Cette disparition me laissant tout pantois,
Comme abandonné, je sombrais dans le désarroi.
Dans un tourbillon morne, je suis tombé.
Les jours se suivaient, sans aucunement changé,
Dans une routine perpétuelle et infernale,
Emprisonné derrière les barreaux du banal.
Et pourtant tout cela vola en éclats,
Quand un inconnu, un jour me parla.
Il demandait son chemin, s'étant égaré,
L'ayant renseigné, il m'a souri et remercié.
Cette simple interaction m'a chamboulée,
J'étais comme ayant trop bu, enivré.
C'est alors que je l'ai reconnue,
La sensation du parfum était revenue.
Cela n'était donc pas un instant unique,
Il avait moult apparences et tuniques,
Prenant diverses visages et formes selon le moment,
S'adaptant à chacun et son ressenti de chaque instant.
Universelle sensation que l'on perçoit, un parfum pour moi appelé JOIE.
Arakator

Danser la joie
Quand la danse s’empare de moi,
Je ne suis ni ici, ni là,
Ou bien les deux à la fois,
Un pas après l’autre,
Avec l’innocence du lâcher-prise,
Je me défaits de mes prises
En restant simplement présente,
Sur les planches du Temps,
Au rythme de l’éternité,
Un mouvement rythmé, sans arrêt,
Dans une beauté sans discontinuer
Jusqu’à m’arrêter devant mon point pour respirer.
Siriane Sina
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