Partie I : Les saisons de l'éveil
Partie I : Les saisons de l'éveil
Les saisons de l’éveil
J'ai commencé à écrire parce que je voulais laissé une trace de mon passage sur terre.
Partager une histoire qui se répète et qui n'a rien d'extraordinaire.
La vie simple, d'une jeune femme de 20 ans : émotive, balancée entre la joie et l'état dépressif qui découvre la vie étudiante et les premiers amours.
Faisant partie d'une génération qui se cherche, s'interroge sur les sévices de la société et tente de transmettre un message de paix.
Cependant, tiraillée par une complainte émotionnelle entre l'amour, la drogue, la famille, l'homosexualité et la dépression.
2 mars 2016 - Quelle est ma couleur ?
Je suis heureuse mais triste.
L'effervescence même de mon état d'âme n'est qu'un surplus, auquel je ne cesse d'échapper dans cette vie quotidienne.
Pourtant on ne choisit pas qui l'on est,
On se contente juste d'exister.
C'est ce rien qui définit l'humain : ressemblance et différence.
Ce sentiment d'être rejeté par une partie des siens est un lourd fardeau que certains d'entre nous ont dû supporter.
C'est ce classement par la différence qui pousse nous autres à nous sentir si misérables, même lorsqu'une partie de notre entourage est fière de nous.
2017 à 2024 - Bulletin Météo
Bulletin Météo - Communauté
Être différent.
Ce sentiment personne ne peut le comprendre.
Il nous hante dans notre vie quotidienne et nous rafale toutes les nuits.
On se cache derrière quelques mensonges incessants,
Puis un autre jour on en crée d'autres.
Cette tristesse personne ne peut la comprendre.
Quelques larmes sont versées et peu de temps après, nous revenons à notre réalité.
Ne pas être comme les autres est un fardeau que nous portons partout.
Chaque jour est un nouveau jour rempli par la souffrance commune.
Notre seule issue de secours est de pouvoir contempler cette triste réalité qui ne finira jamais.
Imaginez-vous l'instant :
Ressentir ce moment où tu comptes tout lâcher.
Laisser sortir ce goût amer qui est la tristesse, la perte de toute trace de vie chérie.
Cela te déchire le cœur au point que tu te demandes qu'elles aient été tes fautes pour en arriver là.
C'est ces moments forts que chacun d'entre nous a pu ressentir.
Bulletin Météo - Juillet
Ce matin-là,
Quelques petites gouttelettes d'eau venaient perler les fines parcelles de ma porte d'entrée.
Réajustant mon écharpe, un parapluie en mains,
J'ai entrepris le chemin habituel en direction de la Gare de Lyon.
Bulletin Météo - Drogue
Vous arrivent-ils parfois de penser à votre vie ?
De vous souvenir de votre enfance,
De chaque discussion que vous avez eue avec votre entourage.
Être sous l'ivresse à un si jeune âge,
Rechercher l'apothéose, ce grand final.
Imaginez-vous l'instant :
être projeté dans les nuages,
Le souffle court avec pour seul bruit sonore votre conscience qui vous parle.
Ce vide infini, comme une sensation psychédélique qui vous mène à remettre en perspective les talents cachés de l'univers.
Vous perdez alors la notion du temps et d'espace qui vous coupe de la réalité.
Bulletin Météo - Intime
Je réfléchis à ma vie,
À ce vice que j'ai tant de mal à réprimer.
Cette chaleur interne qui ne cesse d'évoluer et se comble à moitié.
J'en meurs de peur tant j'aspire à ne pas être découverte par mes proches.
Ce désir charnel qui m'empêche de vivre une vie ordinaire :
Mon intimité.
Elle me consume, me tue à petit feu,
Mais me porte vers de nouveaux continents dont le plaisir arrive sans pudeur.
Cette vie.
C'est une vie de débauche.
De fille dite vilaine et soumise.
Bulletin Météo - Psychose
Chaque matin,
C'est la même chose.
J'ouvre les yeux une minute avant l'heure du réveil.
Je passe ces soixante secondes en prenant conscience de mon existence et du lieu dans lequel je me trouve.
Dès les premières secondes,
Je bats légèrement des cils, tout en restant droite comme un pique.
Je respire, avale ma salive puis ouvre les yeux.
Durant ces soixante secondes, tout est encore flou dans mon regard.
Je perçois, j'entends puis je sens,
Mais je ne comprends toujours pas le but de mon action.
La conscience humaine est un organisme que j'ai du mal à prendre en considération.
C'est irrationnel ?
On se voit agir sans savoir ce qui nous motive à le faire.
Constatez cette psychose.
Je suis une femme noire d'origine.
Pourtant je semble suivre une trace dite impropre.
Je suis dans une perpétuelle phase qui me sépare de l'enfant à l'adulte,
Qui me condamne à errer autour d'idées reçues que je ne conçois pas.
Je n'ai ni le choix, ni la force de pallier mon envie de partir.
Bulletin Météo - Désirs
Il faut un commencement à tout,
Celui-ci est le premier : L'amour.
Ce sentiment profond et ambigu est en constante évolution.
Prenant du recul sur la vie extérieure,
Je me focalise sur l'image de celui qui hante mes rêves.
Un instant passé avec et mes agissements changent.
Pourquoi ?
Parce qu'il me fait me sentir moi-même.
Jusqu'à présent, j'ai toujours eu du mal à accepter moralement mes fantasmes.
Cette rencontre m'a permis de vivre une vie pleine de saveur,
Interdite consciemment.
Il est calme et philanthrope,
Plutôt réservé concernant sa vie privée.
Ces traits marqués par la fatigue me fascinent et m'inspirent.
Lorsque je sens son odeur,
J'ai le souvenir des épices amères que l'on vendait sur les marchés de mon enfance.
Une saveur piquante et acide qui me submerge aux portes d'une oasis buccale.
Bulletin Météo - Avertissement
La vie nous réserve parfois plein de surprises.
Qui sera présent lorsque vous aurez le plus besoin d'aide ?
N'attendez jamais qu'un événement se produise si vous ne voulez pas y être mêlé.
Apprenez alors que la prudence est une vertu que s'approprie les plus chanceux d'entre nous.
Bulletin Météo - Réflexion
J'avais pour habitude de voyager avec mon père pour les marchés de Noël.
De prendre part aux festivités de nombreuses communes.
De découvrir, m'enrichir, diversifier ma culture afin de m'épanouir.
J'avais pour habitude de suivre le chemin spirituel qu'empruntait ma famille.
De rêver du jour où les portes du paradis s'ouvriraient.
De vivre des jours meilleurs, sans contrainte ni horizon.
Ces rêves ne reflétaient pas la réalité.
Ils ne constituaient qu'une part d'images fictives qui s'enchaînaient dans ma tête.
Celle d'une vie, où un enfant de sept ans n'aurait pas eu à s'inquiéter du sort que la vie lui réservait.
Simplement, parce que cet enfant était unique en son genre.
Noir dans une cour blanche.
Contribuisci
Puoi sostenere i tuoi scrittori preferiti

