La plume de l'âme
La plume de l'âme
L’âme est-elle plus légère qu’une plume ?
Combien pèse une plume comparée à une âme ? La plume d’un oiseau de bonne taille pèserait jusqu’à 10 grammes. Concernant l’âme, il faut s’y prendre à plusieurs reprises pour évaluer le poids d’une conscience invisible.
Une étude scientifique menée par le chercheur McDougall, au début du XXe s., préconise de calculer le poids de l’âme quelques instants après qu’elle quitte le corps d’un défunt.
(…) Dans le Journal off the American Society for Psychical Research du mois de mai 1907 : la perte de poids observée au moment du trépas était uniquement attribuable au retrait (…) de « l’âme ».
Dans l’ouvrage intitulé Voyage aux confins de la conscience, S. Dethiollaz et C.C. Fourrier expliquent qu’en 1900, le polytechnicien Albert de Rochas avait fait des expériences pour déterminer le poids de l’âme. Plus tard le scientifique Twining avait conclu, « en travaillant sur des animaux de laboratoire, que le changement de poids observé (…) était dû à l’évaporation d’une matière commune et connue. » . Le différentiel entre le corps physique et la conscience serait-il si important ? Nous évoquons souvent le poids pesant de la conscience. Est-elle si lourde ? Les conclusions scientifiques, jusqu’à ce jour, on aboutit à un poids moyen chiffré de la conscience à 21 grammes.

L’âme et la plume
Essayons de trouver les mots justes pour approcher les termes : âme et plume. Leur alliage donnera peut-être une définition magique.
L’âme serait le siège de la conscience. Elle voyage à travers la vie, explorant toutes les expériences que l’existence nous livre sur notre chemin de passage sur Terre. L’âme est invisible aux yeux mais pas au cœur. Le cœur est un œil intérieur puissant, comme le disait Saint-Exupéry à travers la bouche de son Petit Prince :
On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux.
L’âme et la conscience sont donc essentielles à nos vies. C’est au fond de notre cœur que nous puisons l’essence de nos meilleures inspirations. Le cœur peut être une autre appellation pour l’âme, dans le sens abstrait du mot « cœur ». Les deux premières lettres du mot âme, en français du moins, coïncident avec celles du mot amour.
Et le mot « plume ». Quel monde renferme-t-il ? La plume est celle qui permet aux oiseaux de prendre leur envol. Les écrivains aussi s’arment de cette plume pour voler sur les ailes de l’inspiration.
Alors si nous assemblons ces deux mots – plume et âme -, cela donne quoi ?
La plume de l’âme
La plume de l’âme est celle du cœur épanché sur les pages – pixélisées ou papier - d’un livre en cours de création. La plume court et vole, de page en page, pour précipiter la substantifique moelle d’une essence céleste venue rehausser les cœurs d’un lectorat avide d’évasion et d’idéal.
La plume de l’âme est bien légère, l’âme ne pesant que 20 grammes environ. Elle peut composer des chefs-d’œuvre, comme ceux qui ont marqué l’imaginaire de l’humanité. La plume de l’âme inspire donc le génie de l'écriture.
Sans âme, l’écrit est froid, technique comme le texte d’un robot intelligent de l’IA. Celui-ci imite les émotions de l’écrivain, mais ses mots artificiels ne peuvent produire l’alchimie magique entre le lecteur et le faux auteur humanoïde. Comment le véritable auteur humain crée-t-il de la magie dans l’esprit du lecteur ?
Parmi les milliers d’œuvres géniales qui traversent les âges, la plume cervantine nous a révélé quelque secret sur le sujet. L’auteur du Siècle d’or nous dévoile la magie de sa géniale écriture, qui ne peut faire l’économie d’une âme précipitée dans la plume de l’écrivain. Sans le génie de son âme, Miguel de Cervantes aurait-il pu nous porter dans un univers donquichottesque qui transcende les siècles ?
Don Quichotte est sorti de la plume du Maître Écrivain espagnol. Il était le fruit de son imaginaire. Au seizième siècle, Miguel de Cervantes utilisait son épée d’encre comme un chevalier. Il combattait, ainsi, les préjugés de son époque. Il défendait, à travers son personnage idéaliste, la justice sociale de son temps. Les batailles contre les moulins à vent ne furent pas aussi vaines. Mises en scène avec un humour moderne et atemporel, ses scènes mémorables avaient traversé les siècles pour délivrer de multiples messages universels, comme celui du fragile équilibre entre la raison et la folie. Le caractère terre à terre de Sancho Panza complétait le fol esprit de Don Quichotte.
La plume est le langage de l’âme
C’est ce qu’écrivait Miguel de Cervantes, dans la deuxième partie, (chapitre XVI) de son Quichotte.
Inspirée par le divin conseil de l'illustre auteur espagnol, je relis et réécris actuellement mon premier roman, en mettant toute mon âme dans ma plume d'écriture.
Contribuisci
Puoi sostenere i tuoi scrittori preferiti


C.lair.e 7 ore fa
Bonjour Fatima,
J'ai hâte de lire la suite ! Vos propos sont tellement juste... Âme et plume... VS IA ...
Bienvenue sur le navire Pan !