¡Felicidades! Tu apoyo al autor se ha enviado correctamente
avatar
La mère poularde raconte l'humanité
Fiction
Tale
calendar Publicado el 2, may, 2026
calendar Actualizado 2, may, 2026
time 12 min

La mère poularde raconte l'humanité

Une fois la nuit tombée, la pleine lune se prit d’empathie pour l’humanité. Mais ne sachant pas bien où aller avec son air de tout savoir sur tout, elle hésita longuement à demander un humain pour connaître la marche à suivre sur sa manière de considérer l’existence. Ainsi dépitée et surtout bien trop fière pour annoncer son incroyable méconnaissance du monde, elle se rendit dans un poulailler non loin de la route du savoir agricole, sur le chemin caillouteux du fermier de la motte aux chevaux d’exceptions.

Dans l’arrière cours juxtaposée aux écuries, un magnifique enclos à poules révélait la splendeur de ces gallinacés d’un autre âges. Leur plumage reflétait la lumière tonitruante de l’astre de la nuit, un bleu pale se transformant en électrique et une crête rouge se muant en gyrophare de la volupté bavarde de ces animaux pondeurs d’oeufs et donc de vie. Et bien évidemment d’omelettes aussi fragiles qu’une étude sur la faisabilité du dernier champs à l’avoine véritable de sens et sans besoin de pesticides pour germer dans la quiétude du printemps et de l’été à venir.

Voici donc la lune qui s’adressait à la plus vieille et la plus sage des poules:

-Une fois que tu auras fini de pondre dans l’inconnu, tu pourrais peut-être me raconter les hommes et les femmes de ce monde.

-Biiieeeen oui pourquoi pas, gloussa-t-elle de bonheur à l’idée de pouvoir partager son savoir sur l’humanité.

Elle, une pauvre poule sans intérêt pour eux lorsque la matrice ne fait plus que pondre des excréments au lieu de la bonne nourriture quotidienne. Et pour cela elle décida de lui raconter une histoire aussi simple que le monde qui lui donna naissance.

-Il était une fois une âme bienheureuse qui créa la paix au dessus du regard de l’amour et de la joie au quotidien.

-Ah bon! Mais qui est cette personne? Demanda l’astre de la nuit ébahit par autant de phrasé d’un simple oiseau qui ne vole vraiment pas haut.

-Laisses-moi poursuivre et tu comprendras mieux pourquoi personne ne sait marcher à la vitesse de ton beau cycle qui régule à peu près tout dans le monde.

-C’est vrai tu as raison, poursuit , je t’écoute attentivement.

-Sache que les fermiers ont toujours tendance à délaisser leur fermière pour nous éduquer à la bonne ponte du soleil levant, au point de changer de coq si celui ci ne fait que chanter à tue tête notre inefficacité du matin au soir. Et voilà donc que la fermière se prit de courage pour demander à son travailleur, mais taciturne époux, de bien vouloir lui donner aussi un vrai coq pour la combler, elle, du soir au matin.


Cependant ce dernier ne comprit pas l’allusion et continua d’alimenter ses poules pour le plus grand bonheur de notre beau harem de gallinacés d’exceptions. Il faut dire que la couleur de nos oeufs frais ravit toutes les femmes du marché hebdomadaire dans la grande cité d’à côté. Mais en fin de compte la fermière ne put que le surprendre en train de donner des mots d’amour à nos plumes colorées du véritable refrain de la paix. Ce blanc pur, accompagné du bleu symbole de l’amour également que nous avons eu de dame nature.

Pour nous il n’est point essentiel de nous couvrir de baiser, une graine bien plantée au milieu du champs nous donnera tout le blé ou le maïs nécessaire à notre développement de pondeuse. Mais concernant la fermière, tel n’est pas le cas. Il lui faut une graine plantée dans son ventre de l’abondance pour tenir son rôle de femme et non de pondeuse éternelle d’une lignée de descendants, sans espoir de connaître le bonheur un jour. Et notre fermier n’arrivait pas à faire ce travail, pourtant basique de coq en général. Il préférait vendre le nôtre au plus offrant pour le remplacer par un plus performant dans l'excitation de notre volonté de pondre des œufs exceptionnels de qualité. Et ils le sont , si exceptionnels, que son nom d’artiste fermier figure sur toutes les boîtes d’oeufs de la région comme le plus à même de représenter la tradition en ce domaine.

Cependant il ne respecta pas la tradition de faire de madame sa favorite, il continua toujours de se promener dans le harem de l’incertitude contrôlée que fut toujours son et notre poulailler. Jamais sale, jamais en ruine, toujours dans la bonne lumière, pas de place au hasard jusqu’au jour où tout devint catastrophique par ici.

En effet le dernier coq en date avait décidé de devenir une poule pour ne plus souffrir de sa castration perpétuelle dans ce lieu maudit pour eux. Il faut dire que la réputation de tueur de coq précédait le fermier à chaque fois qu’il rentrait dans un élevage pour en choisir un nouveau. Le pauvre élu tremblait de peur au point d’en perdre toute vigueur dès son arrivé parmi nous.

Je disais donc que notre dernier coq se prit pour une poule. Et maintenant il tentait de pondre lui aussi, mais là tout se corsa et notre fermier fulmina devant tant de déconcertation dans son poulailler. Au point même que nous, les poules, ne sachions plus si nous étions coqs ou encore assez fertiles pour honorer notre engagement à la race des gallinacés.

La fermière prit alors le relais et demanda à son époux de nous laisser tranquille afin de régler notre problème de coq de la plus aisée des manières . Et c’est ce que nous fîmes en lui demandant de ne plus se poser sur une litière, pour enfin monter sur ce tas de fumier. Il était temps qu’il hurle au monde que la merde n’était pas la sienne, mais celle de celui qui se pensait supérieur à la véracité de son problème d’identité.

Le coq avait eu si peur de devoir mourir alors qu’il était vivant, plein de force et prêt à se battre contre le premier charlatan en matière de masculinité dans ce harem de femme. Mais il savait aussi que nous les poules dépendions de lui, pour ne plus voir une mauvaise image du mâle en général. Nous avions eu tellement de spécimens incapables de franchir le premier pallier du compost, lorsque une carotte le menaçait de sa pointe au point de l’embrocher par l’arrière. Mais quelle horreur, il nous fallait un coq, un vrai, et la lune enfin nous le donna.

-Ah bon j’ai fait ça moi?

-Oui! Tu nous as donné la foi en notre beau plumage, lorsque une nuit d’été ton sourire éblouit la femme de notre fermier. Enfin tu avais stoppé son cycle infernal pour lui donner une graine à faire germer dans son petit ventre de femme abandonnée des hommes depuis toujours. Elle avait tant aimé son père, qui ne lui donna pour seul héritage qu’une plume d’oie à ne jamais mettre ailleurs que dans l’oreiller de son savoir en matière de féminité. Ce dernier avait voulu la protéger des malheurs, mais il n’avait fait que de la mettre en pleurs. En effet, jamais elle ne sut vraiment comment séduire un homme pour le rendre affable de son beau corps de femme et de maitresse à la fois. Et c’est ce quelle fit découvrir à notre fermier pendant que nous expliquions à notre coq que pour être un mâle il ne fallait pas se cacher sous la redingote du poulet d’élevage, mais crier haut et fort son envie de redevenir paix avec lui même et sa horde de poule à gérer et à combler de son amour. Ainsi le fermier prit le temps de se débarrasser de son air de malotru, pour maintenant chanter à tue-tête sa prochaine mission de père. Il était heureux comme jamais et madame aussi, car pour planter cette belle graine de l’amour ils ont du réapprendre à s’aimer. Et pas seulement devant le film du soir, où telle aventure se résume souvent à des heurts avec la complexité de l’homme et de la femme. Mais franchement il n’y a rien de complexe là dedans. À part qu’il faut juste se dire que le mâle ou la femelle, pour nous, ne sont point différents, lorsque les besoins de vivre se reproduisent en catastrophe quand le schéma a été brisé par la folie d’une uniformité incroyable de mépris pour les humains.

Ils ont oubliés qu’ils étaient uniques, capable de s’aimer sans savoir besoin de castrer l’un ou l’autre de sa belle vertu d’être homme ou femme. Peu importe, l’essentiel étant de ne plus jamais se perdre l’un dans l’autre, mais de redevenir soi. Et cela en accompagnant l’autre dans ses désirs les plus profonds pour revenir à la vie par la porte du respect mutuel et de la vérité de notre présence par ici.

Que penses-tu de mon explication à ce sujet, ma chère amie la lune

- Je trouve que tu es formidable de sagesse et bien informée de ce qu’un coq se doit de faire pour ne plus renoncer à sa folie meurtrière de lui même. Le voilà rendu à une épreuve terrible pour l’humanité, de se retrouver parmi les hommes et les femmes sans savoir qui ils sont vraiment. Je pense pouvoir les aider en faisant germer les belles graines qui s’en viennent à l’automne. Celles qui amèneront des phrases de paix, de joie et bien évidemment d’amour.

Merci belle poule, je comprends mieux quel est mon rôle dans tout cela. Le cycle de mes nuit va devoir attiser les rêves et non les castrer du chantre d’une poule qui se voulait être un coq ou vice versa. Je ne sais plus bien par où prendre ce bout finalement.

Mais ce que je sais c’est que les fleurs sont butinées par les abeilles et qu’elles disséminent la plus belle des semences lorsque je lui accorde le repos d’une nuit de sommeil bien méritée.

A bientôt pour d’autres questions sûrement, concernant cette histoire d’humanité. Elle me surprendra toujours par sa manière de complexifier son quotidien et ses nuits, d’autant plus dans l’obscurité du mensonge à son âme.

Comentario (0)

Tienes que iniciar sesión para comentar Iniciar sesión
Seguir descubriendo el universo Tale
Sonia Madeleine Maille verif
Sonia Madeleine Maille
La cabane
Sonia Madeleine Maille verif
Sonia Madeleine Maille
La cabane
26, abr, 2026 17 min de lectura
Tale
26, abr, 2026 17 min de lectura
Tale
Régine Pelladeau-Kornmann verif
Régine Pelladeau-Kornmann
Emmanuelle
Régine Pelladeau-Kornmann verif
Régine Pelladeau-Kornmann
Emmanuelle
31, mar, 2026 7 min de lectura
Tale
31, mar, 2026 7 min de lectura
Tale
Régine Pelladeau-Kornmann verif
Régine Pelladeau-Kornmann
Le vieux sage
Régine Pelladeau-Kornmann verif
Régine Pelladeau-Kornmann
Le vieux sage
25, mar, 2026 7 min de lectura
Tale
25, mar, 2026 7 min de lectura
Tale

donate Puedes apoyar a tus escritores favoritos

promo

Download the Panodyssey mobile app