¡Felicidades! Tu apoyo al autor se ha enviado correctamente
avatar
De l’épanouissement aux psychotropes :
Non-fiction
Society
calendar Publicado el 14, jul, 2026
calendar Actualizado 14, jul, 2026
time min
All audiences

De l’épanouissement aux psychotropes :

Mon vécu au travail, soutenu par des remèdes pour l’âme.

Ce témoignage ne suit pas toujours un ordre strictement chronologie, certains événements sont présentés pour une vision en perspective, d'autres afin de mieux comprendre leur contexte et leurs conséquences.


Pendant plus de treize ans, j’ai choisi de garder le silence pour préserver ma situation professionnelle. Aujourd’hui, je choisis de témoigner pour défendre mes droits, dans le respect des procédures en cours.


Je n’aurais jamais imaginé devoir écrire ces lignes un jour.


Un métier exercé avec passion :


Je m'appelle Bernard. En 2005, j'ai intégré un établissement psychiatrique en qualité d'aide-soignant, dans le sud-ouest d'un pays dont la Constitution protège la liberté de penser, la liberté d'opinion et la liberté d'expression. Des libertés fondamentales qui permettent à chacun de témoigner, de s'exprimer et de défendre ses convictions dans le respect de la loi.

Ce pays, c'est la FRANCE..


Pendant plus de huit ans, mon métier d'aide-soignant a été, pour moi, une véritable source d'épanouissement. Prendre soin des patients, travailler aux côtés de collègues investis et partager les valeurs de solidarité, d'écoute et d'humanité donnaient un sens profond à mon engagement.

Je me sentais utile, à ma place et pleinement investi dans chacune de mes missions. J'ai eu la chance de participer à plusieurs projets, et de m'engager également dans la représentation du personnel.

À cette période de ma vie, j'exerçais mon métier avec enthousiasme, conviction et fierté. J'ai eu le privilège de rencontrer des patients, des professionnels et des personnes aux qualités humaines remarquables, qui ont profondément marqué mon parcours et contribué à faire de ces années l'une des plus belles périodes de ma vie professionnelle.


Puis quelque chose change :


Reconnu travailleur handicapé (RQTH) en juillet 2010, à la suite d'une lourde intervention chirurgicale à cœur ouvert destinée à traiter une pathologie cardiaque, suivie de troubles du rythme (arythmie), j'ai pu poursuivre mon activité grâce à un poste déjà adapté à mon état de santé.

Cette reconnaissance n'a jamais remis en cause ma volonté d'exercer mon métier. Au contraire, elle a renforcé ma détermination à continuer à être utile, dans le respect de mes capacités et des préconisations médicales.


En 2023, une nouvelle intervention chirurgicale est venue rappeler que les conséquences de cette maladie continuaient de faire partie de mon quotidien. J'ai dû apprendre à vivre avec de nouvelles limites, à adapter mes efforts et à accepter que certaines choses ne soient plus comme avant. Malgré cela, je me suis toujours efforcé d'exercer mes missions avec sérieux, rigueur et conscience professionnelle.


Au-delà de mes fonctions d'aide-soignant, je mettais également mes compétences au service des équipes. Passionné par l'informatique, je concevais notamment des tableaux de suivi sous Excel destinés à faciliter l'organisation du travail et le quotidien de mes collègues. Ces outils, développés à mon initiative, avaient pour seul objectif d'apporter des solutions concrètes et de contribuer, à mon niveau, à une meilleure organisation collective.


Chaque journée de travail représentait pour moi une nouvelle occasion de montrer que la maladie ou le handicap ne résument jamais une personne. J'ai toujours souhaité être reconnu avant tout pour mon implication, mon sens des responsabilités, mon expérience et les qualités humaines que je m'efforçais d'apporter auprès des personnes que j'accompagnais comme auprès de mes collègues.


Tant que ma santé me l'a permis, j'ai exercé mes missions avec le même engagement, fidèle aux valeurs d'écoute, de solidarité, de respect et d'humanité qui ont toujours guidé mon parcours.


En 2015, je suis devenu aidant familial auprès de ma maman, atteinte d'une maladie neurodégénérative. Alors que je devais déjà composer avec mes propres difficultés de santé, j'ai fait le choix d'être présent à ses côtés, de l'accompagner au quotidien avec affection, dignité et détermination. J'ai également eu la chance de pouvoir compter sur des équipes d'accompagnement dont le professionnalisme, l'écoute et l'humanité ont été d'un soutien précieux tout au long de cette épreuve.


Cette responsabilité n'a jamais été un fardeau. Elle s'est imposée à moi comme une évidence, portée par les valeurs qui ont toujours guidé mon parcours : le sens du devoir, la solidarité et la volonté de rester debout, même lorsque les épreuves se succèdent.


Assumer ce rôle d'aidant tout en poursuivant ma vie professionnelle représentait un équilibre parfois fragile, mais auquel je tenais profondément. L'une de mes plus grandes inquiétudes était, et demeure encore aujourd'hui, que les difficultés rencontrées dans mon parcours professionnel, qui avait commencé en octobre 2013 et documenter, puissent avoir des répercussions sur ma situation personnelle et, par conséquent, sur les personnes qui me sont les plus proches.

C'est aussi pour cette raison que je poursuis les démarches engagées. Au-delà de ma situation personnelle, elles représentent pour moi la volonté de préserver ma dignité, de faire valoir les droits que j'estime pouvoir exercer et de continuer à assumer mes responsabilités envers ceux qui comptent sur moi.


C'est pour eux que j'ai tenu. Ils ont été mon refuge lorsque tout semblait vaciller, la raison qui me poussait à me lever chaque matin, même lorsque je pensais ne plus en avoir la force.

C'est aussi pour eux que je suis resté discret pendant longtemps. J'ai préféré avancer en silence, en essayant de préserver ceux qui comptaient le plus pour moi, malgré les difficultés, les doutes et les épreuves que je traversais.

Pendant longtemps, j'ai choisi de porter ces épreuves sans les partager, convaincu qu'il valait mieux protéger mes proches que les inquiéter davantage. Aujourd'hui encore, c'est à eux que je pense lorsque je poursuis ces démarches, avec l'espoir qu'elles me permettront d'envisager l'avenir avec davantage de sérénité et de dignité.


Mon travail occupait une place essentielle dans ma vie. Il ne représentait pas seulement un emploi ou un revenu : il donnait un sens à mon quotidien. Il était un lien avec les autres, une place dans la société et une manière de me sentir utile.

C'était aussi un espace où je pouvais me réaliser, continuer à apprendre, partager mon expérience et trouver un équilibre malgré les difficultés que je traversais. À travers mon activité, je conservais un rythme, des repères et le sentiment d'apporter, à mon échelle, une contribution utile aux autres.

Plus encore, ce travail me permettait de rompre un isolement social devenu progressivement plus présent en raison de mes problèmes de santé. Il m'offrait l'occasion de créer et d'entretenir des liens humains, de partager des moments de vie avec mes collègues et de préserver une vie sociale et professionnelle qui était, pour moi, essentielle à mon équilibre.


À partir de 2014, j'ai progressivement été confronté à une souffrance au travail, telle qu'elle a été évoquée dans le cadre de mon suivi médical. Mon état de santé a conduit à la mise en place d'un traitement par psychotropes, prescrit pour m'aider à faire face à cette période particulièrement difficile.

Au départ, j'espérais que ce traitement m'aiderait à retrouver un équilibre. Avec le temps, il est devenu un soutien indispensable pour continuer à avancer et à exercer mon métier malgré les difficultés que je traversais.

Pendant longtemps, j'ai choisi de poursuivre mon activité avec discrétion, en essayant de préserver mon engagement professionnel. Derrière le soignant que chacun pouvait voir, il y avait aussi un homme qui luttait chaque jour pour conserver son équilibre et continuer à accomplir ses missions avec la même conscience professionnelle.


Malgré les difficultés de santé auxquelles je devais faire face et les adaptations que cette situation rendait parfois nécessaires, je suis parvenu à préserver, pendant plusieurs années, un équilibre certes fragile, mais essentiel. J'ai toujours fait de mon mieux pour rester debout, conserver mon activité et continuer à avancer, animé par la volonté de poursuivre mon engagement professionnel aussi longtemps que ma santé me le permettrait.


À partir de 2014, j'ai alerté la médecine du travail sur les difficultés que je rencontrais. Plusieurs courriers et documents, rédigés à cette époque, en témoignent. Je ne souhaite pas en développer ici le contenu, car ils font partie des éléments examinés. une souffrance au travail s’est installée. Mon état de santé a nécessité un traitement psychotrope pour m’aider à tenir.


Au fil du temps, j’ai eu le sentiment que certaines situations rencontrées dans mon environnement professionnel fragilisaient progressivement d'avantage l’équilibre que je m’efforçais de préserver depuis des années. Ce ressenti s’est installé peu à peu, jusqu’à occuper une place grandissante dans mon quotidien.

Chaque journée devenait plus difficile que la précédente. J’avais l’impression de consacrer toute mon énergie à tenir, à avancer malgré tout, à préserver ce qui pouvait encore l’être. Peu à peu, je ne vivais plus pleinement : je survivais.

Et pourtant, les situations professionnelles susceptibles d’avoir des conséquences sur ma santé ont continué à s’accumuler au fil des années, ajoutant un poids supplémentaire à celui que je portais déjà.


Il m'est arrivé, au fil des années, de connaître quelques périodes d'accalmie. Les évolutions de l'organisation, les changements au sein de l'encadrement ou certaines améliorations du quotidien faisaient renaître en moi un espoir auquel je voulais profondément croire. À chacune de ces étapes, je me persuadais qu'un nouvel équilibre était enfin possible, que les difficultés appartiendraient bientôt au passé et que je pourrais exercer mon métier avec la sérénité qui m'avait animé pendant tant d'années.


Ces périodes étaient pour moi de véritables respirations. Elles me permettaient de retrouver un peu de confiance, de reprendre des forces et de me projeter de nouveau dans l'avenir. Je recommençais à faire des projets, à retrouver le plaisir d'aller travailler et à croire que les efforts consentis depuis tant d'années n'avaient pas été vains.


Mais cet espoir finissait toujours par s'estomper. Progressivement, les mêmes difficultés réapparaissaient, avec cette impression profondément décourageante que tout recommençait. À chaque fois, j'avais le sentiment de revenir au point de départ, comme si les efforts accomplis pour retrouver un équilibre s'effondraient peu à peu.


Au fil du temps, chaque nouvelle difficulté semblait s’ajouter aux précédentes. Les événements voulant mettre en cause mes restrictions médicales, ou aux demandes de faire autrement malgré ces préconisations, sont documentés. Vous pourrez en découvrir l’analyse complète dans le livre actuellement en cours de rédaction.


Je vivais dans une inquiétude permanente. J'avais peur d'exprimer ce que je ressentais, de peur que cela puisse avoir des conséquences sur mon avenir professionnel. En même temps, je craignais qu'une dégradation de ma situation ne compromette mon équilibre personnel, ma stabilité financière et les responsabilités que j'assumais auprès de mes proches.

Cette peur ne me quittait jamais. Elle m'accompagnait dès le réveil, au travail comme à mon domicile. Elle occupait une place grandissante dans mes pensées, altérait mon sommeil et finissait parfois par s'inviter jusque dans mes rêves et mes cauchemars. Même les moments de repos ne me procuraient plus le répit dont j'avais besoin.


Peu à peu, j'ai eu le sentiment que cette inquiétude s'installait durablement dans ma vie. Elle influençait mes décisions, mes silences, mes réactions et ma manière d'aborder chaque nouvelle journée. J'essayais de donner le change, de rester digne, professionnel et disponible pour les autres, alors qu'à l'intérieur je m'épuisais progressivement.

Avec le recul, je réalise que je consacrais une énergie considérable à tenter de préserver un équilibre devenu extrêmement fragile. Je continuais à avancer, non pas parce que les difficultés avaient disparu, mais parce que je refusais d'abandonner ce qui donnait encore du sens à ma vie : mon métier, mes valeurs et la responsabilité que je ressentais envers les personnes qui comptaient sur moi. Mon rôle d’aidant était la seule chose qui me donnait encore le sentiment d’être utile.


Le plus difficile n'était pas seulement la souffrance psychique que je traversais. C'était aussi l'énergie qu'il me fallait déployer chaque jour pour ne rien laisser paraître. Je continuais à sourire, à plaisanter, à accomplir mes missions avec sérieux, alors qu'au fond de moi je me sentais progressivement m'effondrer.


Au fil du temps, ce décalage entre l'image que je donnais et ce que je vivais réellement est devenu de plus en plus difficile à supporter. À force de lutter en silence et de vouloir préserver les autres de mes propres difficultés, j'ai parfois eu le sentiment de ne plus reconnaître la personne que j'étais devenu.


Malgré tout, je refusais de renoncer. Je voulais croire qu'il était possible de poursuivre mon activité dans le respect de mon état de santé et des valeurs qui étaient régulièrement mises en avant par la direction, notamment l'attention portée au maintien dans l'emploi des personnes en situation de handicap et à la reconnaissance du rôle des aidants familiaux.


Ces principes faisaient écho à mes propres convictions. Ils nourrissaient l'espoir qu'un équilibre durable pouvait être trouvé et qu'il était possible de concilier engagement professionnel, état de santé et responsabilités familiales.


Des démarches qui soulèvent des interrogations :


Au fil des différentes procédures, j'ai constaté ce qui me semble être des divergences entre certains éléments que je suis en mesure de documenter et ceux retenus à différentes étapes de l'instruction de mon dossier.

Dans ce cadre, j'ai adressé plusieurs demandes écrites à ma direction ainsi qu'au Conseil médical départemental afin d'obtenir la communication de documents que j'estimais nécessaires à l'exercice de mes droits. Mes demandes sont demeurées sans réponse avant que le Conseil médical ne rende son avis. Dans ces conditions, j'ai estimé ne pas avoir été en mesure d'exercer pleinement un débat contradictoire sur les éléments retenus dans mon dossier. A ce jour je suis toujours en attente de ces documents. Malgré les éléments médicaux que j'ai produits, les certificats établis par les professionnels qui assurent mon suivi ainsi que les documents que j'ai conservés au fil du temps, il a été décidé de me placer en congé de longue maladie, avec la perspective d'une mise à la retraite pour inaptitude.


Je tiens à préciser que ma démarche n'a pas pour objet d'accuser une personne, une institution ou une organisation, ni de porter atteinte à leur honneur ou à leur réputation. Mon seul souhait est que les faits, les éléments médicaux ainsi que l'ensemble des documents que j'ai pu conserver au fil des années puissent être examinés avec impartialité, dans le respect du principe du contradictoire et des droits de chacune des parties.


Parmi les motifs qui m'ont été opposés figure notamment l'ancienneté des faits, qui serait de nature à faire obstacle à cette reconnaissance. Cette position m'amène à m'interroger.

Lorsqu'une personne est confrontée à des événements qu'elle estime traumatisants, que les conséquences de ces événements continuent, selon les éléments médicaux qu'elle produit, à affecter durablement son état de santé et conduisent, plusieurs années plus tard, à une inaptitude, le seul écoulement du temps suffit-il à écarter l'examen du lien invoqué ?


Je n'ai pas la prétention d'apporter moi-même une réponse à cette question. Elle relève des autorités compétentes. En revanche, il me paraît légitime qu'elle puisse être examinée à la lumière de l'ensemble des éléments médicaux, des documents conservés au fil des années et des pièces produites dans le cadre de la procédure, afin que chaque élément puisse être apprécié de manière complète, contradictoire et impartiale.

C'est précisément dans cet esprit que je poursuis aujourd'hui mes démarches : avec confiance dans les institutions de notre pays, dans le respect des décisions rendues, mais également avec la conviction que chacun doit pouvoir faire valoir ses droits et voir les éléments de son dossier examinés dans leur globalité.


À l'inverse, dans certaines expertises judiciaires, des événements survenus durant l'enfance peuvent être pris en compte plusieurs dizaines d'années plus tard afin d'éclairer le parcours ou la situation de certains justiciables. Pourquoi, dans un cas, l'ancienneté des faits serait-elle retenue comme un élément explicatif, alors que, dans l'autre, elle servirait à écarter tout lien de causalité ? Cette différence d'approche m'interroge et nourrit ma réflexion.

Je vis cette décision non pas comme une mesure de protection prise dans mon intérêt.

À titre personnel, je ressens cette décision comme une mise à l'écart professionnelle, même si je suis conscient qu'elle résulte d'une procédure administrative que je conteste.


Face à cette situation, j'ai estimé de ma responsabilité d'agir dans le respect des procédures qui m'étaient applicables. C'est dans cet esprit que j'ai exercé mon devoir d'alerte en portant à la connaissance de ma hiérarchie les faits qui, selon moi, méritaient d'être signalés.

J'espérais que ces signalements permettraient un examen attentif de la situation et ouvriraient un dialogue constructif. Aujourd'hui, j'ai le sentiment que les alertes que j'ai formulées n'ont pas reçu toute l'attention que j'en attendais. C'est également l'une des raisons qui m'ont conduit à engager les démarches aujourd'hui en cours, afin que ces éléments puissent être examinés dans le respect des droits de chacune des parties.


Pourquoi cette cagnotte ?


Les démarches que j'ai engagées vont entraîner des frais importants : honoraires d'avocat, expertises, frais de justice, déplacements, copies de dossiers, correspondances et toutes les dépenses nécessaires à la défense de mes droits.

En me soutenant, vous m'aidez à poursuivre ces démarches jusqu'à leur terme. Au-delà de ma situation personnelle, votre soutien témoigne également de l'importance que chacun puisse faire valoir ses droits, accéder à une procédure équitable et voir son dossier examiné dans le respect des principes de justice et du contradictoire.


Sans préjuger de la réponse qui sera apportée par les autorités compétentes, je m'interroge sur la manière dont une situation comparable aurait pu être appréciée si elle s'était inscrite dans un autre contexte professionnel. Cette interrogation est personnelle et s'inscrit dans la réflexion que m'inspirent les démarches que je poursuis aujourd'hui.

Je n'ai pas la prétention d'apporter moi-même une réponse à cette question. J'accorde toute ma confiance aux autorités compétentes pour apprécier les faits, les éléments médicaux, les documents produits et les arguments de chacune des parties, conformément au droit applicable.

Mon souhait est simplement de pouvoir aller jusqu'au terme de ces démarches. Je souhaite que l'ensemble des éléments de mon dossier puisse être examiné avec attention, dans leur globalité, avec impartialité, sérénité et humanité, afin que chacun puisse se forger une appréciation éclairée sur la base des faits et des pièces versées au dossier.


Mais je ne veux plus me battre seul.


Cette cagnotte a pour objectif d'anticiper les frais que ces démarches vont engendrer, afin que des difficultés financières ne deviennent jamais un obstacle à l'exercice de mes droits et à la poursuite des procédures en cours.

Ce que représente votre soutien

Pendant plus de treize ans, j'ai gardé cette histoire pour moi. Aujourd'hui, j'ai choisi de la partager, non pour susciter la compassion, ni pour demander que l'on me croie sur parole, mais pour témoigner, avec sincérité, de ce que signifie s'efforcer de rester debout lorsque l'on traverse de longues épreuves dans un métier que l'on aime profondément.

Je ne demande à personne de prendre parti. Je souhaite simplement que les faits, les éléments médicaux et les documents que j'ai pu conserver au fil des années puissent être examinés avec toute l'attention, l'impartialité et la sérénité qu'ils méritent.

Votre soutien, quel qu'en soit le montant, représente bien plus qu'une aide financière. Il est un geste de confiance, une main tendue dans un moment difficile et un encouragement à poursuivre ces démarches jusqu'à leur terme, afin que l'ensemble des éléments de mon dossier puisse être examiné dans le respect du principe du contradictoire et des droits de chacune des parties.

Quelle que soit l'issue de ces procédures, votre soutien me permettra d'aller au bout de cette démarche avec la conviction de n'avoir rien laissé de côté et d'avoir exercé, jusqu'au bout, les droits que la loi reconnaît à chaque citoyen.


Et après ?


Demain, j'espère que cette parole pourra contribuer, à son humble mesure, à encourager celles et ceux qui traversent des difficultés similaires à ne pas renoncer à faire valoir leurs droits dans le respect des procédures prévues par la loi. Mon souhait est qu'aucun professionnel ne ressente un jour la nécessité de garder le silence par crainte des conséquences que cela pourrait avoir sur son avenir personnel ou professionnel.

Cette cagnotte ne marque pas l'aboutissement de mon histoire. Elle représente le premier pas d'une démarche que je poursuis avec détermination, dans le respect des institutions et avec la volonté que l'ensemble des éléments de mon dossier puisse être examiné de manière complète, contradictoire et impartiale.

Je travaille actuellement à la rédaction d'un ouvrage retraçant mon parcours personnel. Au-delà de mon histoire, ce livre a pour vocation d'inviter à une réflexion sur les enjeux humains, professionnels et juridiques que soulèvent de telles situations, tout en respectant les procédures en cours et les droits de chacune des parties. Cette ouvrage :


De l’épanouissement aux psychotropes :

« Mon vécu au travail, soutenu par des remèdes pour l’âme »


Afin de retracer fidèlement mon parcours et d'expliquer les raisons qui m'ont conduit à engager ces démarches, je souhaite également recueillir, si certaines personnes le souhaitent, des témoignages portant sur des expériences qu'elles estiment comparables à la leur.

Cette démarche a pour seul objectif de mieux comprendre les réalités vécues par d'autres professionnels et d'enrichir ma réflexion dans le cadre de ce projet d'ouvrage. Chaque témoignage sera accueilli avec respect, dans un esprit d'écoute et de bienveillance.

Les témoignages recueillis seront traités de manière strictement confidentielle. Aucune information permettant d'identifier une personne ne sera publiée ou communiquée sans son accord exprès et préalable. Si certains témoignages devaient être évoqués dans mon ouvrage, ils seraient préalablement anonymisés ou publiés uniquement avec l'autorisation explicite de leurs auteurs.


Mon engagement :


Les sommes recueillies seront exclusivement affectées au financement des dépenses directement liées à la défense de mes droits : honoraires d'avocat, expertises, frais de justice, déplacements, constitution de dossiers et toute autre dépense nécessaire à la poursuite des procédures en cours.

Si, à l'issue de l'ensemble des procédures et après règlement de ces dépenses, un reliquat devait subsister, celui-ci ne sera pas conservé à des fins personnelles. Il sera réparti entre deux actions qui me tiennent particulièrement à cœur :

  1. le soutien à une association venant en aide aux proches aidants ;
  2. la participation au financement de panneaux d'exposition destinés à mettre en valeur des œuvres réalisées par des personnes accompagnées en psychiatrie, dans le respect de leur anonymat, de leur dignité et des autorisations nécessaires.

L'utilisation des fonds sera réalisée dans un souci de transparence et conformément aux règles applicables à la plateforme de collecte.


Un bilan transparent sera communiqué.


Aujourd'hui :


Après l'effondrement, je crois que le temps de la reconstruction et de la résilience a commencé.

Si je trouve aujourd'hui la force de prendre la parole, je le dois en grande partie à mon médecin traitant, aux médecins spécialistes qui m'accompagnent, à l'ensemble des professionnels de santé qui me suivent avec compétence et bienveillance, ainsi qu'à toutes les personnes qui, au fil de ces années, ont pris le temps de m'écouter, de me soutenir et de croire en ma capacité à me relever.

Leur présence, leur écoute et leur confiance m'ont progressivement permis de retrouver une part de moi-même. Sans eux, je n'aurais probablement pas eu la force d'entreprendre les démarches que je poursuis aujourd'hui ni de partager, avec sincérité et dans le respect de chacun, le parcours qui est le mien.


Je vous remercie de tout cœur. Relief mural en forme de petit coeur rouge / Metal Wall Relief Little ...


Avec le recul, je mesure combien ce chemin vers la résilience m'a progressivement redonné la force de reprendre la parole. Aujourd'hui, si je choisis de témoigner publiquement, c'est grâce au temps, aux soins, aux personnes qui m'ont accompagné et à la réflexion qu'ils m'ont permis de mener.

Je le fais avec humilité, dans le respect des procédures en cours, des droits de chacune des parties et avec la seule volonté de partager mon vécu, sans préjuger des décisions qui seront rendues par les autorités compétentes. Si ma parole peut contribuer à nourrir la réflexion, à encourager d'autres personnes à ne pas rester seules face à leurs difficultés ou simplement à rappeler l'importance de l'écoute et du dialogue, alors cette démarche aura déjà trouvé une partie de son sens.


Ma philosophie :


« La vérité ne se décrète pas. Elle se recherche ». C’est le sens de ma démarche.


Je souhaite qu’un jour toute la lumière puisse être faite sur les faits que je demande à voir examinés, dans le respect des droits de chacun.


Merci d’avoir pris le temps de lire mon histoire. Votre attention est déjà une marque de considération, Merci de le partager le plus largement possible, ainsi que sur vos réseaux sociaux.


Me contacter :

Courriel.bernard@outlook.fr

Chaque message sera lu avec attention.

Bernard


PS : Ce témoignage exprime exclusivement mon vécu personnel. Il a été rédigé avec prudence, dans le respect des procédures en cours, des obligations professionnelles et des droits de chacun. Il ne vise à mettre en cause aucune personne, ni à porter un jugement sur l’établissement ou ses agents.Afin de protéger les personnes concernées, de me protéger moi-même et d'éviter que des individus puissent être identifiés, certains éléments ont été volontairement anonymisés ou modifiés, sans en altérer le sens ni la sincérité du témoignage.






Comentario (0)

Tienes que iniciar sesión para comentar Iniciar sesión
Seguir descubriendo el universo Society

donate Puedes apoyar a tus escritores favoritos

promo

Download the Panodyssey mobile app