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WP-7
6-Retour sur terre
Fiction
Science fiction
calendar Publicado el 10, abr, 2026
calendar Actualizado 10, abr, 2026
time 21 min

6-Retour sur terre

Dans la Flèche, le vaisseau interplanétaire de la team WP-7, Le commandant Otis lisait les news tandis que sa copilote Coralie passait en revue l’ordre de mission.

— C’est cool qu’on retourne sur terre, tu ne trouves pas ? demanda Coralie

Mais son commandant ne répondit pas.

— Otis, tu m’écoutes, insista Coralie ?

— Mmmm ?

— Je disais que c’était cool de retourner sur terre. On pourra voir les changements.

— Elle sera toujours aussi polluée. Pourquoi crois-tu que l’espèce humaine l’a quitté ?


Cela faisait 100 ans qu’il n’y avait plus aucun humain sur terre, ni même d’animaux plus gros qu’un rat. La civilisation humaine, non content d’avoir tout détruit, s’était empressée d’aller voir autre part. Aujourd’hui, mis à part les renégats ainsi que les oubliés, seuls quelques scientifiques venaient afin d’étudier le ravages d’antan.

— Tu pourrais au moins t’intéresser à la mission non ?

— Pas la peine, tu le fais.

Otis présenta un grand sourire avant de se replonger dans son holocran. Le fait était qu’il connaissait déjà les objectifs. Ce n’était pas la première fois qu’un membre de l’Empire se retournait, changeait de camp ou tout simplement disparaissait dans la nature. Si certains étaient laissés tranquilles, d’autres au vu de leurs connaissances ne pouvaient rester en vie.


La Flèche suivit la route tout indiquée jusqu’à la pointe sud du Sri Lanka. Si l’humanité avait conquis la gravité à l’aide des générateurs anti-matières et ainsi créer à la demande des petits trous noirs, l’antigravité n’existait pas, ce qui n’était pas un problème lors d’amarrage de citées dômes en orbite ou de planète à faible gravité (tels que la lune ou mercure), mais pour un astre aussi gros que la terre, impossible pour un vaisseau de s’arracher de la mère patrie sans avoir pris des reservoirs en plus. La Flèche, en plus de son carburant, emportait aussi des réservoirs supplémentaires en soutien aux propulseurs.


Sur Terre, l’atmosphère avait quelque chose de brumeux. Les vapeurs toxiques donnaient une couleur verte luminescente aux nuages et une fois la couche dense dépassée, une mer faite de petits bouts de composés chimiques s’étendait sur l’eau jusqu’à l’horizon. Ce liquide formait un tout, comme une colle compacte, mais souple.

— Mon dieu, qui pourrait vouloir vivre ici, demanda Coralie.

— Vouloir ? Tu penses qu’ils ont le choix.


La Flèche atterrit non loin d’un champ de biomères plus grand qu’un building de 4 étages. Avant de sortir, l’équipe de la WP-7 enfila un masque à nez qui se portait comme des lunettes si ce n’est qu’il s’enfonçait dans les narines.

Coralie respira profondément par le nez… puis toussa.

— Pfff, je déteste cela.

— Si tu veux respirer par la bouche, fais-le. Je compte combien de temps avant que tu t’évanouisses.

— Nnnnn. Ouvre le sas au lieu de te foutre de moi.

— Comme tu veux.

Otis enclencha la commande d’ouverture du sas arrière du vaisseau. Un paysage funeste se présentait à eux. Il ne montrait que crasses, plastiques et détritus.

— Je croyais qu’on la nettoyait.

— Tu crois tout ce qu’on te dit sur le newsflow maintenant ?

— Mais ils ont dit qu’ils avaient trouvé un moyen de désintégrer les plastiques.

— Certains seulement. Malheureusement, ça fait longtemps qu’on utilise des polymères non désintégrable. Et comme on jette tout ici… Regarde là-bas.

À quelques kilomètres de là, en plein milieu de la mer sale, un immense véhicule flottant se vidait l’estomac. Des kilomètres cubes de déchets venaient consolider la mère bouillasse de la planète bleue.

— Celui-là est du bloc commun. Je dirais qu’il vient de la ceinture. C’est marrant, on est en guerre froide contre le bloc commun, mais nous gérons nos déchets comme eux.

— C’est crapuleux. Notre si belle planète.

— Tu n’étais pas né.

— N’empêche. On pourrait les jeter dans le soleil, non.

— Va dire cela aux écolos. Puis certains matériaux sont plus résistants qu’on ne le pense. Imagine qu’ils sont éjectés et retombent sur la population.

— C’est juste tri…


Au même moment, un enfant apparu entre deux caisses métalliques rouillées. Il était mal habillé, avait des trous dans ses chaussures, ne portait ni lunettes ni filtres sur le nez et avait les pupilles rouge profond.

Otis et Coralie voulurent s’approcher de lui, mais il déguerpit rapidement.

Le village ne doit pas être très loin. Allons-y.

Et les deux compères se dirigèrent vers ce qui s’apparentait à un long canyon de crasses et d’objets défectueux.

— J’avais entendu qu’il y avait des ONG qui se battaient.

— Elles sont de l’autre côté, en Amérique. Pourquoi ? Tu veux présenter ta candidature ?

— Non, les ordures… faut pas déconner.

— D’ailleurs, c’en est où ta recherche de poste ?

Coralie s’interrompit. Pour une fois que c’était pas elle qui mettait le sujet sur la table. Mais la vérité était qu’elle n’avait rien trouvé et qu’elle avait mis sa recherche de côté. C’est alors qu’elle se disait qu’Otis avait probablement deviné. Sinon pourquoi en parlerait-il ?

— Tu le sais bien, non ?

— Je ne fais que poser une innocente question.

— Mouais c’est cela… et… et.. D’ailleurs comment tu le sais ?

— Simple. Tu tires moins la gueule.

— O_o. Tu m’espionnes ?

— J’ai pas besoin de t’espionner. T’es ma partenaire, si je dois te confier ma vie, je préfère savoir ce que tu penses. Allez vient, leur village n’est pas loin.

La fin du canyon donnait sur un petit village d’une 40aine d’habitants. Le garçon vu plus tôt avait prévenu tout le monde et toute la tribu s’était rassemblée dans l’attente des étrangers. Il y avait là des parents tenant leurs enfants et des vieillards curieux. Aucun n’avait de masques respiratoires.

— Semblerait que le gamin ait crié aux loups, dit Otis.

— Ce sont tous des natifs sans ça ils porteraient un masque. Notre fugitif doit se cacher.

— C’est beau l’évolution. En à peine 10 générations, ces gens se sont adaptés aux gaz. Bon, je m’occupe du groupe et tu vas te trimbaler dans les alentours ?

— Va pour la promenade.

Et pendant que Coralie prit un des chemins d’immondices, Otis se rapprocha de celui qui ressemblait le plus à un chef. Il était torse nu, avait un pantalon troué et trop petit pour lui ainsi que des baskets décollées.

— Bonjour, dit Otis

Mais l’homme ne répondit pas.

— Vous savez parler ? Je peux vous donner une traduction automatique si vous voulez.

L’homme ne répondit toujours pas. Otis voulut sortir un petit appareil, mais l’homme l’arrêta.

— Et pourquoi ce serait à moi d’être traduit ?

— Parce que moi, je parle la langue de l’Empire.

— Je la parle aussi comme nombre d’autres langues. Je n’ai nul besoin d’être traduit.

— Parfait. Vous allez pouvoir m’aider alors. Je cherche cet homme, on m’a dit qu’il était ici.

Otis activa un hologramme. Un homme de la 60aine apparut. Il portait son costume de l’armée de l’Empire britannique et le nombre de médailles et d’étoiles attachées prouvait son rang de haut gradé et de guerrier. En dessous de son hologramme, un nom apparut : Commandant Hervé K Marlg.

Le chef du village regarda à peine l’hologramme.

— Cela ne nous dit rien.

— Vous êtes sur ? Vous l’avez à peine regardé.

— Je l’ai regardé assez et l’Empire a assez trainé ici. Allez-vous-en.

— Ah, vous nous aimez pas ? Va falloir un autre discours alors.


***


Pendant ce temps, Coralie marcha décontractée entre des ballots d’immondices. Au détour d’un endroit, elle tomba sur un lac artificiel. Une petite étendue d’eau retenue par une grande bâche. À la couleur du liquide, rien de vivant ne pouvait y vivre. C’était à se demander pourquoi un vieil homme barbu et balafré y pêchait. Coralie décida de s’y approcher.

Le vieil homme était assis sur une chaise dont un des pieds était déboité. Il tenait sa canne, un vieux bout de PVC tordu, à deux mains et fixait sa corde en nylon là où elle rentrait dans l’eau.

— Vous savez que vous n’attraperez rien ici, dit Coralie.

— Et qu’est-ce qui vous fait dire cela ?

— L’eau est polluée.

— Ah. Moi qui croyais que c’était parce que j’avais pas mis d’hameçon.

Coralie regarda le fond de la ligne. Et bien que l’eau était sale, l’extrémité ne portait effectivement pas d’hameçon. Coralie sourit.

— Nous cherchons quelqu’un.

— Un vieillard qui pèche ?

— Non, un ancien soldat qui a trahi l’Empire.

— Vous ne trouverez que des oubliés ici.

— L’Empire n’oublie jamais.


De l’autre côté du village. Otis s’impatienta un peu devant le manque de réponse du chef du village.

— Je vous l’ai dit, il est temps de partir maintenant. Nous accueillons tout le monde à partir du moment où ils ont besoin d’aide. L’Empire n’a pas à se mêler de cela.

— À partir du moment où vous accueillez des ennemis de l’Empire, ça nous regarde…

Mais au fond du village, une tête dépassait. Une petite fille, brûlée sur une partie de la tête, portait un masque pour respirer, pas une simple paire de lunettes, un masque qui lui couvrait tout le visage. Otis activa son holonette et D’un coup sa vision s’assombrit pour ne laisser que des silhouettes cachées dans les huttes ou derrières des tas de plastiques. Il était une bonne dizaine visible. Mais probablement plus au regard du nombre de maisons. Tous portaient un masque. Otis activa la reconnaissance de visages.

— Pourquoi cela ne peut jamais bien se passer ?

Des noms en filigranes apparaissaient au-dessus des silhouettes. Si les natifs de la planète Terre n’étaient pas reconnus, il en était tout autre pour bon nombre des petits cachotiers. Le musicien Brackoff, du bloc commun, était officiellement recherché par l’Empire pour haute trahison et espionnage. Idem pour Zlam l’économiste qui est recherché, mort ou vif à la fois par l’Empire et le bloc. Quand on joue double jeu…

Otis tourna la tête dans tous les sens pour bien scanner tout le monde car une fois de retour au vaisseau, l’appareil enverrait les informations à la centrale, mais dans l’immédiat, il cherchait quelqu’un de bien précis, quelqu’un qu’il ne trouva pas. Une main sur l’épaule l’arrêta.

— Il n’y a aucun ennemi ici. Partez maintenant.


Juste à côté du lac, Coralie continuait de discuter avec le vieillard.

— Vous avez l’air de bien aimer cet endroit.

— C’est effectivement un havre de paix. D’ailleurs, si vous ne voulez pas pécher, je vous souhaite une bonne journée.

— La discussion fut un plaisir.

Et Coralie se retourna pour s’en aller, mais au dernier moment, elle attrapa son arme, refit face et… se retrouva nez à nez avec le bout pointu de la canne du vieillard.

— Mr Marlg, je suppose, dit Coralie.

— Ahh, ces fameuses WP. Les mains en salles de l’Empire.

— Je le prends comme un compliment. Je suppose que vous n’allez pas vous laisser faire.

— Ah vrai dire… Si.

Et Marlg rabaissa sa canne. Il se rassoit par terre et relança sa ligne sans hameçon dans l’eau. Coralie fut surprise. Elle voulait tirer et ainsi remplir sa mission, mais ce comportement la troublait.

— Vous ne tirez pas, demandait Mr Marlg ?

— Vous voulez mourir.

— Je suis déjà mort. Je ne porte pas de filtre à air comme vous et comme je ne suis pas un natif de la pollution. C’est d’ailleurs pour cela que des gens comme moi viennent ici. Mourir. Alors que vous me tuiez ou non. Laissez juste les braves gens du village vivre leur vie.

— Ils ne représentent rien pour nous.

— Ils ne représentent rien pour personne.

Coralie baissa son arme. Devant ce comportement atypique, une question lui venait en tête.

— On dit que vous étiez un des meilleurs. Pourquoi vous nous avez trahis ?

— Vous ne vous êtes jamais demandé si c’était pas nous les méchants ?

— Quoi ? Le bloc commun gentil ? Vous vous foutez de moi. Leurs massacres, leurs guerres, leurs envies de supériorité ? Vous avez fait la guerre non ? Vous avez vu leur horreur.

— Et j’ai aussi vu les nôtres. Quel âge avez-vous ?

— Euh… 23 ans.

— Pfff, 23 ans. Si jeune. Vous devriez être aux études.

— J’ai choisi d’être dans l’armée.

— Vous n’avez rien choisi du tout. J’ai vu des gamins de 14–15 ans être transformés en monstre au nom de l’Empire. Je leur ai donné l’ordre d’aller mourir au nom de l’Empire. Et le pire, c’est qu’ils ont obéi les yeux fermés. Vous n’avez rien choisi du tout. L’Empire vous a endoctriné, formaté à ne voir qu’un côté… Comme moi il y a bien longtemps.

Coralie resta circonspecte. On pouvait s’engager tôt dans l’armée. Ce n’était pas un problème. Otis y était depuis son enfance, bien avant elle. Et elle savait qu’il avait souffert pour en arriver où il était. Elle se souvint de ses classes de culture générale. De cours d’histoire qui mettait en avant l’Empire. Elle se souvenait d’avoir été élue, d’avoir été choisie pour endosser le rôle de patriote. Mais pour elle, elle l’avait choisi.


Otis enleva ses lunettes, il n’y avait rien ici qui valait la peine. Un bruit sourd venait de loin. Un bruit qu’il connaissait bien, celui de l’arme de Coralie. Bien qu’Otis avait confiance en sa collègue, il eut un moment de panique. Mais lorsqu’elle apparut au loin, sa panique s’estompa.

— Alors ? demanda-il.

— Mission accomplie, on peut y aller ?

— Où est la preuve ? Le commandant a demandé une preuve.

— Il s’est débattu, j’ai dû le désintégrer... complètement.

Otis regarda dans le blanc des yeux de sa collègue. Elle avait du mal à tenir le regard. Elle mentait, il le savait.

— Non, mais du sang, même des traces infimes, c’est bon. Va dans le vaisseau. Je m’en occupe.

Otis avança. Coralie le retenait avec force.

Otis. La mission est finie. On peut y aller.

— Oui. Partez, maintenant.

La voix venait du chef du village. Entretemps, tous avaient été cherchés de quoi se battre. Pas de quoi effrayer un soldat de l’Empire, mais leur courage impressionnait. Otis analysait la situation. Pour lui, des bouts de bois et de métaux étaient vains, mais par contre Coralie qui lui mentait était un plus gros problème. Alors, devant la situation, il se décrispa, relâcha ses muscles et dit.

— OK. Nous n’avons plus rien à faire ici.

Et Otis rangea sa fougue. Tous les deux rentraient dans la Flèche avant que ce dernier ne décolle loin de la planète.

***

Le silence était d’or dans la carlingue du vaisseau. Coralie était assise autour de la table de la salle à manger tandis qu’Otis terminait d’encoder la nouvelle destination. Une fois fini, il se leva et se dirigea vers sa collègue afin d’avoir quelques explications.

— Alors, qu’est-ce qu’il s’est passé ?

— Il s’est rien passé. Ce mec se laissait mourir à cause de la pollution, il sera mort dans peu de temps, un ou deux ans tout au plus.

— C’est pas la question. Notre job était de le tuer.

— À quel âge as-tu rejoint l’armée ? Je veux dire, tu savais que tu voulais rejoindre les forces de l’Empire.

— À 8 ans. Pourquoi cette question ?

— Marrant. Moi c’est à 12. 13 ans que je fais ce métier et je ne sais toujours pas pourquoi ?

— Ow, tu ne vas pas recommencer.

— Pourquoi l’Empire engage des enfants dans l’armée ? Le bloc commun ne fait pas cela.

— Coralie, dis-moi ce que je dis à notre hierarchie. Il va appeler incessamment sous peu.

— Dis-lui ce que tu veux, je m’en fous.


Otis connaissait bien sa collègue pour savoir que quelque chose d’autre n’allait pas. Il regardait en silence, comme quand il voulait plus d’information venant d’elle. Ça la gênait. C’était des amis, durant les missions dangereuses il fallait compter l’un sur l’autre, alors se mentir…

— Allez, ne sois pas aveugle, rajouta la jeune blonde. Ce type ne représente plus aucune menace pour l’Empire. T’as lu son dossier, non. Je sais que tu l’as lu. Ce mec a trahi l’Empire il y a des années. Et par trahir, il a refusé d’envoyer des gamins se faire charcuter.

— Notre job est de suivre les ordres. Pas d’avoir une consci..


Un appel arriva. C’était la centrale. L’hologramme du Général se présentait devant eux de façon plus vraie que nature.

« Chef », répondit Otis. Coralie ne disait rien.

— Au rapport. Vous avez eu le traitre ?

Otis regardait sa collègue. Elle lui retournait un regard froid, distant voulant dire : fait ce que tu veux, cela n’a plus d’importance.

— Il n’est plus une menace Général, répondit Otis.

— Vous avez ramené sa tête ?

Otis regarda Coralie. Il était pris au piège. Il savait que ce qui avait été dit par Coralie ne serait pas un argument valable. Soit il mentait, soit il la dénonçait. Après un moment de réflexion, il parla.

— Nous n’avons rien Général. Il s’est défendu avec l’aide des villageois. Nous avons dû tirer à vue. Il a été désintégré, complètement.

Coralie s’étonna. Son collègue la protégeait. Jamais elle n’aurait cru cela d’Otis. Lui qui donnait tout pour l’armée.

— Vous l’avez désintégré ?

— Oui, et des villageois aussi. Ce fut un peu plus compliqué que prévu. Je vous présente mes excuses Général.

— Tant pis. J’aurais voulu avoir sa tête dans ma collection, mais on ne peut pas tout avoir. Rentrez, votre nouvelle mission vous attend.

— Bien commandant. Merci.

Et la communication coupa.

— Merci, dit Coralie en se dirigeant vers la douche du vaisseau.

— Pas de quoi, mais Otis n’était pas convaincu par ses propres paroles

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