Sans penser à la chute
J’ai la tête en vrac, le coeur compacte,
Tes mots m’ont frappée comme un putain de présage,
T’as parlé de distance, j’ai entendu “fin”,
Et d’un coup j’étais seule, encore une fois, demain.
Ça tourne dans ma tête, ça hurle, ça cogne,
J’ai des flashs d’avant, j’dois boire d’la bonne,
Août dernier me rattrape, me traîne dans le noir,
Là où j’ai appris à survivre sans plus y croire.
Je pleure comme une conne pour des phrases mal dites,
Mais mon cœur comprend “pars”, même quand toi t’hésites,
J’ai la peur collée au ventre, impossible à calmer,
Comme si aimer voulait toujours dire “se faire lâcher”.
J’en ai marre de trembler dès qu’on parle de nous,
Marre que mon cerveau transforme tout en “c’est foutu”,
J’voudrais juste respirer sans penser à la chute,
Sans voir dans chaque silence une putain de finalité brute.
Je suis fatiguée d’aimer avec des cicatrices,
Fatiguée de rejouer les mêmes films tristes,
J’veux croire quand on me dit que ça va rester,
Mais une voix en moi murmure : “ça va encore casser”.
J’ai peur de me noyer dans l’alcool,
J’ai peur de plus pouvoir gérer les colles,
J’ai peur de m’ouvrir,
Mes veines ne demandent qu’à périr.
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