¡Felicidades! Tu apoyo al autor se ha enviado correctamente
avatar
Rue d'un rêve, nouvelle année

Rue d'un rêve, nouvelle année

Publicado el 1, ene, 2026 Actualizado 1, ene, 2026 Poetry and Songs
time 3 min
0
Me encanta
0
Solidaridad
0
Wow
thumb comentario
lecture leer
0
reacción

Rue d'un rêve, nouvelle année

embrassades sous les

éclaboussures de lumières dans le ciel de l’hiver

pan-pan badabam folies de l’est

éclats éclairs tonnerre

finir son verre

champagne

nos bouches fumantes dans le froid

d’allemagne

car nos bouches chaudes toujours sont chaudes

peu importe les engelures les canicules

trente-et-sept degrés fait-il toujours dans nos

corps homéothermes désaffectés par les saisons et les alcools

j’ai rêvé de toi

l’année à peine commencée

ami de papier

ami de passé

tu avais le torse large et de cela je me souviens

si large et long qu’il contenait c’est sûr un coeur énorme

quelle disproportion des coeurs épais

dans un pays aux lèvres fines

raides et radines

des riches connards

qui habitent les hautes tours

de silence et de verre au loin

qu’ils ont des lèvres fines et des torses rabougris

le teint pâle les dents avares

je l’avais bousculé ce torse large et généreux

dans la rue d’un rêve

qui était comme une rue mais dans un rêve et donc légèrement courbée

et avoisinant des mauves coloris

et d’où si un renard volant

ou que sais-je une souris parlante

un paradis coincé dans un marécage très purulent

ne serait pas si incongru

non pas si incongru

c’était la rue d’un rêve

et je sais de source sûre

ami volant

ami volé

j’ai repoussé ton torse large

mes mains étaient fumantes

mes mains étaient blessures brûlantes et amoureuses

ami je t’aimais

comme on aime un pays qu’on va trahir

comme on aime les faux coupables

comme on aime une blessure une cicatrice

et je ne voulais pas t’aimer ainsi

dix hivers au moins nous séparent

très blanc tout est devenu très blanc

un pays entier de neige entre nous deux

et je t’ai tourné le dos en te disant pardon

pardon pardon aux prisons délirogènes qui peuplent ma cervelle

pardon pardon aux crabes noirs qui ont pris possession de la tienne

mon bel ami toi mon sourire mon bras ma vielle épaule qu’aurais-tu dis

si ton corps n’était pas devenu fumée

cet été-ci ?

ton lumineux sourire aurait terni c’est sûr

dans le ciel neuf les feux follets

les lumineuses éclaboussures

pan pan badabam casser son verre de champagne


ami j’ai rêvé d’un souvenir

j’ai rêvé de ma blessure

elle avait ton visage ton torse et ton sourire

lecture 1 lectura
thumb comentario
0
reacción

Comentario (0)

Tienes que iniciar sesión para comentar Iniciar sesión

¿Te gustan las publicaciones de Panodyssey?
¡Apoya a sus escritores independientes!

Seguir descubriendo el universo Poetry and Songs
Il était une fois...
Il était une fois...

À l’écart d’une ville,Dans une maisonnetteRecouverte de tuile,Habitait un poète.

Elmeh
1 min
SAMRA, MA SCHIZOPHRÈNE
SAMRA, MA SCHIZOPHRÈNE

Samra est brune,Elle aurait pu être une amie,Elle importune Et me fait douter de ma vie....

Elmeh
2 min
SALUT À TOI
SALUT À TOI

Salut à toi, bonjour,Tu me lis, tu m’écoutes.J’espère tous les joursT’offrir de belles joutes

Elmeh
1 min

donate Puedes apoyar a tus escritores favoritos

promo

Download the Panodyssey mobile app