Des Errances
Mystère.
Les gardiens ont versé tant de larmes qu’ils ont baissé les armes.
Ils croupissent dans le noir avec leur sagesse, oubliés des dieux.
Je ris encore avec la lueur invisible du grimoire où j’exhale enfin ces étrangetés.
Talisman, charme et confession.
Les ingrédients sont destinés à l’infection d’une machine qui s’aliénise au gré de ses tensions.
Alors je plonge.
Peu importe ce qui m’endort si je m’évapore dans l’éther.
Je diffère.
Je suis en marge de l’enfer.
J’attends blotti dans la pénombre et m’écroulerais à bout de souffle pour donner libre cours à l’overdose qui ne me connaît pas…
Je suis projeté dans une station servile dédiée au formatage de la pensée, à l’élimination des individualités.
Un véritable centre d’épuration de la personnalité.
Capitalisme, l’idéologie qui manie le monde avec les rênes de l’anxiété.
L’arrivisme recrée le monde, pourtant la scène est une réminiscence qui m’altère comme la flamme chauffe le hash des SDF et des rumeurs.
Je dérive entre ici et l’horizon à l’écart des mutants qui envahissent le monde.
Des aliens organisés.
Je dévoile le bestiaire monstrueux d’une génération qui constate les divagations gouvernementales qui font des États les exécutants obscurs des internationales organisées.
Ce sont les délires d’un clochard.
Alors je rêve et je m’en vais.
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