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Chapitre 3 — L’appel intérieur
Non-fiction
Personal Development
calendar Publicado el 1, jun, 2026
calendar Actualizado 1, jun, 2026
time 4 min

Chapitre 3 — L’appel intérieur

Il existe des moments où quelque chose commence à vibrer en toi sans raison apparente. Un mouvement discret. Une intuition. Un appel.

Pour moi, cet appel est apparu très tôt, bien avant que je sache lui donner un nom.


Les premières ouvertures intérieures

Vers quatorze ou quinze ans, j’ai commencé à regarder des vidéos sur la science, la philosophie, la spiritualité et le développement personnel. Elles parlaient de conscience, de perceptions subtiles, d’états intérieurs, de mystères du mental humain.

Je n’en parlais à personne. Non pas par honte, mais parce que je savais déjà que ce que je ressentais ne ressemblait pas à ce que les autres exprimaient. Je me sentais différent. Alors je gardais tout pour moi.

Ces vidéos ont mis des mots sur des intuitions anciennes. Elles ont ouvert une porte vers un monde intérieur que je reconnaissais sans l’avoir encore exploré.


Les années floues

Quand je repense au collège et au lycée, tout est flou. Comme si je regardais ma vie à travers une vitre embuée.

Je me souviens des jeux vidéo. Je me souviens d’être bon à l’école sans travailler. Je me souviens d’être entouré, mais rarement présent. Je flottais. Je survivais plus que je ne vivais.


L’idée de kiné : un chemin tracé pour moi

Depuis petit, je massais naturellement mon entourage. Mes parents me répétaient : « Tu devrais faire kiné. Ça rapporte bien. Tu es fait pour ça. »

Et comme je ne savais pas encore me choisir, j’ai suivi ce chemin sans me poser de questions. Je n’ai jamais envisagé autre chose.


Trois années d’échecs

Médecine. Prépa kiné. STAPS.

Trois tentatives. Trois échecs.

Chaque échec me renvoyait à un vide intérieur que je ne comprenais pas. Comme si la vie me disait : « Ce n’est pas ton chemin. »


La dérive : les drogues et la fuite

Puis il y a eu cette période où je me suis perdu.

Les premiers joints. Les teufs tous les week-ends. Un monde sans limites.

Alcool, weed, kétamine, LSD, MDMA, champis, DMT, opium… On mélangeait tout. C’était une fuite totale.

Jusqu’au premier bad trip. Une fissure intérieure. Une prise de conscience brutale : je jouais avec quelque chose que je ne comprenais pas.


Le besoin de partir loin

Après ces années de confusion, quelque chose en moi a dit stop. Un stop silencieux, mais définitif.

En 2018, j’ai trouvé un service civique au Cambodge. Sept mois. Un projet humanitaire. Une porte de sortie. Ou peut-être une porte d’entrée.

J’ai dit oui sans hésiter.


Le Cambodge : la bascule

Vivre seul à l’étranger a été un choc libérateur.

Je découvrais une autre culture, une autre manière d’être. Je me sentais vivant.

J’ai voyagé en Indonésie, au Vietnam, en Thaïlande. J’ai rencontré des gens simples, lumineux. J’ai découvert le silence, la lenteur, la présence.

Et puis il y a eu Natacha. Une prof de yoga. Une femme lumineuse. Elle a vu en moi ce que je ne voyais pas encore.

Avec elle, j’ai découvert le yoga, la méditation, les énergies, les ressentis subtils.


Vipassana : le point culminant

Avant de rentrer en France, j’ai fait ma première retraite Vipassana en Thaïlande. Dix jours de silence. Dix jours face à moi-même.

Vipassana a été un tournant. Un miroir. Une purification. Une révélation.

J’ai compris que tout ce que j’avais vécu jusque-là n’était pas une fin, mais un début.

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