Chapitre 2 — Les ombres que je portais
J’avançais dans la vie comme on marche dans un rêve fragile. Silencieux. Attentif. Habité.
Je ressentais les émotions des autres comme des vagues qui traversaient mon corps. Je portais des poids qui n’avaient pas de nom. Je vivais avec une ombre qui n’était pas la mienne.
Les jeux vidéo étaient mes portes secrètes.
Mes mondes parallèles.
Mes respirations.
Je me perdais pour survivre.
Je me taisais pour exister.
Je souriais pour ne pas disparaître.
Puis un jour, une lumière minuscule a traversé la fissure.
Une phrase. Un silence. Un signe.
Le début d’un autre souffle.
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