La paix, etc...
La paix, etc...
La paix ne viendra pas de la mort de notre amour pour nous-même.
La paix ne viendra pas du retour en arrière permanent sur notre capacité à être en phase avec tout, sauf nous -même.
La paix ne viendra jamais de notre regard sur l’autre, mais de celui que nous porterons sur nous même.
Ainsi ce matin en cette belle et pleine nouvelle lune je me devais de faire le point sur ce qu’était réellement la paix.
Elle n’est en rien la valeur ajouté d’un traité quelconque, au contraire elle est uniquement la valeur que nous nous attribuons à la fin de la journée:
Avons-nous suffisamment écouté notre corps pour ne pas être étreint par la fatigue perpétuelle du corps en manque de repos dans la journée?
Avons-nous veillé à manger ce qui nous faisait du bien, ou uniquement à ce qui nous fait oublier la paresse du jour à travailler pour tout, sauf pour soi-même.
Avons-nous bien réglé le réveil vers demain, ou bien chaque matin nous ramène-t-il au passé indifférent à notre amour pour notre beau futur, celui à construire toujours et encore dans la même paix.
Voici que je me demande si je suis bien en phase en réduisant mes vues, car je ne veux ni blesser ou encore moins encourager à ne pas m’aimer par quelqu’un que je ne connais sûrement pas.
Bien il s’agit pour moi aussi de prendre le virage de l’autocensure censuré, pour ne plus m’interdire d’être moi-même:
Une femme fantasque qui souvent au moment de dire ce qu’elle pense froisse beaucoup de monde, car je suis un peu bizarre et pas forcément d’accord avec les choses du quotidiens.
Mais peu importe il s’agit d’ouvrir la paix à soi, en ne se mettant plus derrière de belles fleurs pour orner les coins de mon art, qui pourtant se veut toujours libre de sens.
Je me rend compte que parfois je n’ose pas, car je ne suis pas dans la mouvance consensuelle de tout un chacun.
Parfois je me perd dans la réalité qui m’oblige à être paix, pour enfin pouvoir progresser. Et ce matin ma voix habituelle me dit:
« Stop, arrêtes, prends ton stylo et écrit maintenant sans me bloquer, car je ne suis pas faite pour ne dire que la moitié de ce qui se doit d’être dit. Et aujourd’hui nous allons parler franchement d’être soi-même et ce n’est pas prendre un bain dans les sels relaxant de je ne sais quel lac bienfaisant. Il s’agit plutôt de se confronter à la vérité de son âme, qui n’est pas faite non plus pour rester dans l’ombre du passé. Elle doit à présent s’ouvrir et pour cela ne plus se contraindre à pleurer face à tout le monde sauf à soi-même. »
Cela rentre dans le juste chemin de la liberté que je décrivais hier et sans pourtant se conformer à la vérité d’un écran de télé qui nous voudrait bien sage et surtout ne jamais dire un mot plus haut que l’autre, sans oublier de lever le doigt pour avoir le droit de s’exprimer.
Bien aujourd’hui je lève ce doigt et je m’exprime en même temps sans attendre l’autorisation de qui que ce soit pour le faire.
Ça risque d’être le brouhaha si tout le monde fait pareil, mais le problème c’est que peu de gens osent encore dite tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. Je ne me bats pas pour une cause particulière, mais juste pour que chacun sache que la paix est un fondement qui se trouve en nous et pas dans des chartes ou des conceptualisations révolutionnaires quelconque.
La paix se cherche et se trouve dans sa manière d’être au quotidien et sûrement pas dans la voix ou le regard plein de haine de ceux qui voudraient qu’on s’adapte à la leur. Parfois les voix de ceux qui hurlent plus fort que la paix intérieure ont tendance à prendre le dessus, au point de nous guider vers la chute impossible à parer. Mais ce matin j’ai un petit parachute bien sympathique qui m’a enfin permis d’atterrir au bas de cette falaise dans laquelle je m’étais jeté pour arriver vers la réussite de mon art.
Mais je ne pourrais jamais me faire entendre si je refuse d’être complètement moi-même.
Ainsi mes textes vont quelque peu changer, mais pas fondamentalement: ce sera un adjectif par ci ou par là, un personnage un peu plus concret parfois, sans prête nom. Mais peu importe, il s’agit là d’être dans la paix avec ce que je suis devenu et ce n’est pas une petite fille apeurée comme par le passé au point de se confier au tout venant, pour ne surtout pas avoir à être seule dans son malheur à surmonter. Non ce matin je suis seule certes, mais bien lancée vers demain, car finalement c’est à moi de surmonter mon problème avec moi-même à force de ne plus savoir qui je dois devenir sauf moi-même.
Je vous souhaite une bonne journée sans trop vous prendre la tête, mais surtout d’essayer de comprendre d’où vient la petite voix ou le problème digestif qui vous empêche de vivre votre vie en paix.
Mais l’êtes-vous réellement? En paix?
A bientôt.

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