Eros
Je pose ma tête sur tes genoux,
Je pose ma tête à ton écoute,
De ton endroit le plus doux
Tentures de velours
Mes lèvres collées aux tiennes,
Attendant que tu viennes
Tant tu me couvres de tes douces lèvres
De ton souffle court
Que la lune s’élève
Et Kafka s’est métamorphosé en nuit d’ivresse
Nuit d’ivresse partagée,
Je t’imagine
Tu m’autorises,
Position neuve plébiscitée
Par ma bouche t’aspirer
Sous ton intimité
Allongé sur le sol,
Je ressens chacun de tes tressaillements
Je me relâche complètement
Je goûterai volontiers
Cette sucrerie sur mon palais
M’emportera vers le sommet
De mon plaisir vers le sommeil
De l’extase
Mes mains posées sur ton bassin,
La tête calée entre tes cuisses
En attendant que tu gémisses
sous le doux va et vient
irise les Draperies de satin,
Par les poignets je t’attacherai à mon plaisir
Je te laverai de ma langue
Je t’avalerai de ma bouche
Jamais plus tu oublieras ton plaisir
De mes lèvres serrées
Sur ton bas-ventre
Danse ma langue
Je récolte ton sel
Dans ma bouche, sur mon nez
Mon menton tout humide
Ma langue au goût acidulé
Tonne l’orage libérateur
Mes bras enroulés à
tes colonnes puissantes
tremblement du Temple
Je m’effondre à tes pieds
Pour partir avec toi
Texte coécrit avec Georges Straner. Dessin Nina.
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