Quatrième cycle 2/5
Quatrième cycle 2/5
Dans toutes les histoires,
il y a une part sombre
où la peur s’exprime.
Ce sont des moments essentiels
pour donner du contenu au texte.
Traverser le silence,
c’est sans doute là
ma part d’ombre.
Je ne parle pas du silence que l’on choisit,
mais de celui qu’on nous impose.
Le silence, comme la solitude,
sont des mouvements de ma vie
qui m’ont accompagné dans ma jeunesse.
Ne croyez pas que le silence soit silencieux :
combien de fois ai-je crié
sans être entendu ?
Mes mots
se heurtaient aux murs du silence.
Mais parfois,
il y avait ces petits espaces
qui, sans que je le sache,
m’ont permis d’avancer.
Très souvent,
c’était une main tendue,
une amitié
qui ne demandait rien de plus
que de partager des moments forts.
Le silence n’est beau
que lorsqu’il est choisi,
quand il est attendu.
Il peut être d’une couleur
quand l’émotion est si grande
qu’elle vous coupe le souffle.
Le silence vient vous dire
que vous avez réussi,
car il est chargé
d’émotions qu’on ne peut exprimer.
Je n’ai pas peur du silence
quand je peux plonger mon regard
dans les yeux de ceux qui m’aiment.
J’avais commencé par nommer le silence
comme un monstre
qui me terrifiait dans mon histoire.
Mais c’est sans doute parce que la confiance
qui s’était créée en moi
était pleine de fissures.
Aujourd’hui,
cette envie d’écrire comble ces espaces vides.
Le silence ne me fait plus peur.
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