Quatrième cycle 1/5
Quatrième cycle 1/5
Je ressens le vide.
Un silence s’installe.
Ces silences me terrifient,
car je les ressens comme sans fond.
Mais n’est-ce pas là une étape
que je dois traverser
pour mon histoire ?
Ils sont pourtant utiles,
car ils marquent parfois une pause,
afin de reprendre un souffle.
Mais ils m’effraient bien plus que l’obscurité.
Ils me figent dans le doute.
J’ai peur de cette partie de l’histoire,
car je ne maîtrise plus rien.
J’avance sans entendre
les émotions qui pourraient m’apaiser.
Le silence est pourtant un mouvement,
qui permet de se retrouver,
d’aller puiser au fond de soi
pour en retirer des émotions rassurantes.
Je cherche le bruit
qui me sortira de ce vide autour de moi.
J’ai tout à apprendre
de cet état qui m’est difficile.
Je suis intimement persuadé
que je ne dois plus avoir peur
de cette partie sombre.
Le silence est souvent pour moi
signe d’isolement,
de manque de connexion
avec ce qui m’entoure,
avec ceux qui m’entourent.
Est-ce le manque de confiance
dans l’autre
qui me fait douter de ces silences ?
Ces silences ne signifient pas que les liens sont rompus.
Ces liens, si fragiles,
me sont pourtant vitaux.
C’est sans doute là
que je dois continuer à creuser mon histoire :
mettre le doigt là où mes peurs
sont les plus intenses.
Le silence est un vide
que je me dois de traverser
pour mieux avancer
dans mon envie d’écrire.
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