La ballade des marionnettes
Les trois coups au théâtre de la vie
Dans ses habits blancs de satin
La marionnette me convie
À livrer mon cœur enfantin.
Alors mon âme inassouvie
Entend ces mots qu’elle amplifie,
Grondant comme un écho profond
Que la mémoire purifie :
« Trois petits tours… et puis s’en vont ».
Comme un souvenir clandestin,
Le sens des mots se clarifie :
Tout part ou se meurt un matin,
Et chaque heure est une survie.
Le temps s’échappe et nous défie !
Nos jours ne sont qu’un rôle au fond
Que la Fortune nous confie.
Trois petits tours… et puis s’en vont.
Chacun de nous est un pantin
Dont l’existence est asservie
Entre les doigts de son destin.
De Caracas à Varsovie,
Le cossu qui se glorifie
Et l’indigent qui se morfond,
Restent égaux : ça signifie
Trois petits tours… et puis s’en vont.
ENVOI
Vous, qu’on jalouse et qu’on envie,
N’oubliez pas que les gens font
Dans le théâtre de la vie
Trois petits tours… et puis s’en vont !
- Concours 1999 de l'Académie des Poètes classiques de France (APCF) : poème remarqué et publié ;
- Concours AMOPA 2000 : 1er prix départemental et 1er prix national - Prix René Char de la jeune poésie.
Qui me rendrait visite avec soif ou dédain :
Pitié, ne rendez pas ma Muse furieuse
En vous appropriant les fruits de mon jardin !
Venez vous imprégner d’une douce atmosphère,
Goûtez sans retenue à mon émotion,
Mais sachez que jamais je ne laisserai faire
Si vous vous en prenez à ma création !
Ne me dérobez rien, soyez sincère, honnête
En respectant toujours le travail du poète.
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