Troisième cycle 3/5
Troisième cycle 3/5
Mais tout ne peut pas être fait
de couleurs pastel.
Il faut de l’orage,
que ça gronde.
Il y a la colère
qui parfois m’anime.
Elle n’est pas forcément
celle qui me fait corps,
mais elle est essentielle.
Elle est souvent celle
que je ne sais pas exprimer
sans culpabiliser.
Pourtant,
la colère
m’a toujours accompagné.
Elle n’était pas visible,
elle restait au fond de moi.
Mais c’est avec des mots
que je peux lui permettre
de s’exprimer.
Lui donner un corps existant,
qui ne soit plus invisible
à ceux qui m’entourent.
La colère
est une émotion
qui n’est pas forcément noire.
Elle peut aussi être teintée
de couleurs.
La colère,
cette rage
qui s’exprime
quand la couleur s’installe.
Elle existe.
Elle ne doit pas être écartée.
Les mots
peuvent m’aider
à la canaliser,
pas à la dompter,
mais à pouvoir danser autour d’elle
comme un toréador
dansant habilement
avec un taureau en furie.
Je ne cherche pas
la mise à mort,
car j’y suis profondément opposé.
Mais voir la douceur
reprendre le dessus
sur la colère,
sur la rage,
c’est cela que je cherche.
Affronter ce corps
plein d’énergie brute,
qui s’exprime
avec la rage de la douleur
et qui ne demande
qu’à apaiser ses maux.
Alors oui,
dans ce corps
que je cherche à construire,
il me faut aussi y mettre
de la colère
et de la rage,
car elles peuvent être
des couleurs teintées
d’émotions fortes.
3/5
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