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Entretien avec Élodie Poux

Entretien avec Élodie Poux

Veröffentlicht am 11, März, 2026 Aktualisiert am 11, März, 2026 Kultur
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Entretien avec Élodie Poux

À l’occasion de son retour au Zénith de Nantes avec Le Syndrome du Papillon, les 3 et 4 mars 2026, j’ai joint l’humoriste Élodie Poux pour un entretien téléphonique. Une conversation franche et sans détour, à l’image de son humour, où elle revient sur son parcours, son rapport à la scène et sur la ville de Nantes, qui a vu naître sa vocation.

Nantaise d’adoption arrivée à Bellevue à l’adolescence, Élodie Poux a fait ses premiers pas sur scène dans les cafés-théâtres de la ville avant de parcourir aujourd’hui les Zénith de France. Entre souvenirs de quartier, naissance artistique à la Compagnie du Café-Théâtre et succès grandissant sur scène comme à la télévision dans Scènes de ménages, elle évoque une trajectoire faite de métamorphoses, d’expériences et d’élan créatif.

L’entretien a déjà été publié dans Presse Océan, et vous pouvez le retrouver ici -> (prochainement)



Entretien avec Élodie Poux

©Kobayashi



Vous avez un lien particulier avec Nantes. Quel est votre parcours avec la ville ?

Élodie : Je n’ai pas grandi à Nantes. J’avais 13 ans quand je suis arrivée, et j’y suis restée jusqu’à l’âge adulte. Je me suis installée à Bellevue. C’est une ville que j’ai beaucoup aimée tout de suite, notamment pour tout ce qui est social. Moi qui étais dans une classe sociale moyenne-basse, j’ai quand même pu passer de super vacances. Il y avait des clubs sportifs, beaucoup de choses étaient quasiment gratuites pour les familles à faible revenu.

Nantes m’a vraiment offert énormément de choses au niveau culturel. C’est là que j’ai commencé mon métier d’animatrice périscolaire. C’est aussi là que j’ai fait mon école de one à la Compagnie du Café-Théâtre, marrainée par Anne Roumanoff. Et c’est là que j’ai commencé à jouer mon spectacle au Théâtre 100 Noms. Donc voilà, c’est vraiment le berceau de tout.

J’essaie toujours de commencer ou de finir mes tournées à Nantes. C’est mon petit rendez-vous personnel.



Comment est né votre premier spectacle ?


Élodie : Le premier spectacle, je ne savais même pas que j’allais faire un spectacle. Moi, je me contentais d’écrire des sketches et de les jouer. Et en fait, j’ai gagné une résidence dans un théâtre.

Je suis arrivée avec tous mes textes, et puis on a construit avec mon metteur en scène un spectacle à partir de tout ça.



Votre deuxième spectacle a une histoire un peu particulière…


Élodie : Oui, parce que j’étais à la fois en pleine grossesse et en plein Covid. Et quand mon ancien producteur, donc le premier producteur de ce spectacle, m’a appelée, il m’a dit :

« Dans un mois tu as une résidence dans le théâtre. »

Et moi j’ai répondu :

« Ah bon ? On lance quand même l’opération malgré le Covid ? »

Il m’a dit :

« Bah ouais… le Covid va bien finir un jour. »

Sauf que moi, j’avais complètement arrêté la création dans ma tête. Donc j’ai accouché, j’ai jeté l’enfant à son père et j’ai dit : « Ne me parle pas pendant trois jours. »

J’ai récupéré tous les petits bouts de texte, des enregistrements vocaux, des cahiers que j’avais un peu partout. Et là, j’ai vraiment écrit un spectacle de A à Z sur un sujet précis. Je l’ai testé en une seule fois devant des gens.

Il y avait le Covid, donc il n’y avait pas grand monde. Mais il n’a pas été testé petit bout par petit bout. Celui-là a vraiment été testé en une seule fois. Et je pense que c’est la méthode que j’utiliserai pour le troisième, quand troisième il y aura.



Votre tournée actuelle dure jusqu’à quand ?


Élodie : La tournée actuelle dure jusqu’en avril.



Quels thèmes abordez-vous dans ce deuxième spectacle ?


Élodie : Ce second spectacle aborde la métamorphose, l’épanouissement. C’est tout simplement le fait de dire qu’on est tous faits pour quelque chose et qu’il est très important de rencontrer cette chose dans sa vie.

Que ce soit tôt ou tard, ce n’est pas grave. Mais quand on la rencontre, on devient vraiment la personne qu’on était censée être.

Je trouve qu’on ne dit pas assez à chaque individu qu’il y a un truc pour lequel il est plus doué que les autres et qu’il faut le trouver. Donc il faut multiplier les expériences pour pouvoir rencontrer cette chose-là.

Moi, ça a été le théâtre. J’y suis entrée assez tard. Et voilà. Je souhaite à tout le monde de rencontrer sa petite étincelle pour devenir papillon.



Vos spectacles s’inspirent beaucoup de votre vie personnelle ?


Élodie : Oui. Dans le premier spectacle, je parle beaucoup de la petite enfance, en m’inspirant de mon expérience. Et dans le deuxième, il y a beaucoup la maternité, qui change vraiment beaucoup de points de vue.



Quel âge à votre fille ?


Élodie : Ma fille a cinq ans.



Vous êtes également à la télévision aujourd’hui, dans Scènes de ménages. Comment conciliez-vous tout ça ?


Élodie : Aujourd’hui je suis également sur M6 dans Scènes de ménages. Les tournages prennent entre deux et trois jours par semaine.

J’arrive à concilier le tout parce que je sais que ma tournée dure quelques mois, et qu’après elle se termine. Donc ensuite il ne me reste plus, entre guillemets, que Scènes de ménages et deux ou trois occupations à côté.

Les mois où c’est très dur ne sont finalement pas si nombreux. Je crée des aménagements personnels pour tenir. Et puis c’est aussi un métier où on se marre beaucoup. Moi je ne m’entoure que de gens avec qui j’ai envie de passer du temps, donc ça se passe bien.



La télévision influence-t-elle votre écriture ?


Élodie : La télévision n’influence pas spécialement mon écriture. En revanche, j’apprends beaucoup sur les métiers du cinéma, qui m’intéressent énormément, en étant sur un plateau de tournage.



Vous avez été nommée aux Molières de l’humour. Qu’est-ce que ça représente pour vous ?


Élodie : J’ai été nommée aux Molières de l’humour. Ça fait plaisir parce qu’on n’est que quatre sur l’ensemble des humoristes français. Donc c’est quand même assez cool d’être dans le tas.

C’est une petite carte de visite. Moi j’aime bien quand les journalistes se trompent et disent que je l’ai eue. Ça me fait un prix sans en avoir un, donc c’est sympa.



Vous jouez désormais dans des Zénith. Est-ce que cela change votre rapport au public ?


Élodie : Je croyais que faire les Zénith allait changer quelque chose au niveau de la proximité avec le public. J’en ai eu peur pendant hyper longtemps. D’ailleurs j’ai refusé pendant un moment en me disant : « C’est de la bétaillère. »

Et en fait ça ne change absolument rien. Enfin, ça ne change rien si on décide que ça ne change rien. On peut aussi jouer de manière robotique.

Mais pour moi ça ne change rien. On voit les gens. On entend ce rire chelou au 24ᵉ rang. On peut descendre de la scène si on en a envie. On crée quand même ce petit cocon.

Évidemment, pour le spectateur c’est plus intime dans une salle de 200 que dans une salle de 6000. Mais franchement je suis très contente d’avoir réussi à recréer ce petit cocon.

On l’a fait aussi grâce à l’intelligence de mon directeur artistique. Dans les Zéniths, on a des écrans pour que ceux qui sont le plus loin voient le comédien. Lui a eu l’idée géniale de faire pivoter les écrans vers l’intérieur.

Les gens qui sont à cour doivent regarder l’écran de jardin et inversement. Du coup, quand ils regardent l’écran, leur regard traverse la scène. Ils me voient moi.

Je n’ai donc pas des gens qui regardent la télé. J’ai des gens qui me regardent. Et ça, ça change tout.



Où vivez-vous aujourd’hui ?


Élodie : Aujourd’hui j’ai deux lieux d’habitation : la Normandie et Paris. La Normandie pour fuir Paris, et Paris pour travailler.

Quand on fait ce métier-là, Paris est vraiment indispensable. Moi je suis encore beaucoup dans la promo, les médias, Scènes de ménages, les répétitions, les rencontres avec untel qui veut déjeuner avec vous…

Donc c’est impossible pour moi de ne pas vivre à Paris.



Quels sont vos projets pour la suite ?


Élodie : Comme j’estime avoir commencé ce métier tard, j’ai envie de toucher à tout et de tout faire.

Là j’ai deux projets cinématographiques en cours. Je suis en train de finir un livre. Il y aura un prochain spectacle dans les années qui viennent, parce que sinon ça va trop me manquer.

Je fais aussi de la mise en scène et la production d’une autre artiste. J’ai énormément de choses sur le feu.

La poursuite de la métamorphose, c’est par exemple, au lieu d’attendre qu’on me propose un rôle dans une série, de la créer moi-même. Faire toutes ces choses dont je ne me serais jamais crue capable. Voilà, c’est ça la suite.



Et Nantes dans tout ça ?


Élodie : C’est toujours un plaisir de revenir à Nantes. C’est une des seules villes où j’accepte de doubler le spectacle si on voit que ça vend bien.

Quand mon livre sur le guide de survie en milieu scolaire est sorti, je n’ai pas voulu faire de tournée de dédicaces dans les librairies… sauf à Nantes, où je suis allée à Durance et à Atlantis.

Donc voilà, Nantes aura toujours une petite place particulière dans tous mes projets, et dans mon cœur bien sûr.



Y a-t-il quelque chose que vous souhaitez partager avec les lecteurs et lectrices du journal ?


Élodie : Ce midi je vais manger du hachis parmentier. (rires)


---


Moi : Merci Élodie. Et j’ajouterai que c’est un plaisir d’avoir une artiste comme vous pour représenter Nantes, parce que Tragédie, ce n’était plus possible.


Élodie : (rires) Eh, il y a Ahmed Sylla aussi !


Moi : Oui, c’est vrai.


Élodie : J’ai tourné avec lui hier. On rigolait parce que lui vient des Dervallières et moi de Bellevue. Donc normalement on n’est pas censés être copains. (rires)

Tragédie… purée, j’avais oublié ça… (rires)


***


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