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Intervention
Fiction
Crime stories
calendar Veröffentlicht am 31, März, 2026
calendar Aktualisiert am 31, März, 2026
time 6 min

Intervention

Lundi 12 octobre

Les fourgons bleus quittèrent Toulouse dans la nuit noire, une pluie fine les accompagna sur tout le trajet. Les deux groupes se séparèrent à la sortie de Castelnaudary, l’un remontant vers Revel, l’autre vers Saint Papoul. Le substitut avait annoncé qu’il rejoindrait Vaudreuille vers huit heures. L’adjudant-chef Moreau avait appelé Clarisse pour lui confirmer sa présence, accompagné de deux de ses hommes.


À six heures précises, Carlos et ses hommes étaient en position à proximité du moulin. Les deux gendarmes de Cuxac, suivis d’un détachement du PSIG commencèrent à remonter la rivière avant de la traverser un peu en arrière de la maison. En dehors des OPJ, tous les hommes portaient des tenues d’intervention sombres, gilets tactiques et casques. Carlos envoya un deuxième groupe en position de couverture sur la petite terrasse. Quelques minutes plus tard, les deux équipes confirmèrent l’absence de lumière en provenance de la maison.


— Nous allons approcher la maison par l’avant, annonça Carlos.

— Ici Ruban rouge, nous vous voyons, annonça le groupe de surveillance. RAS devant.


Carlos et le reste de ses hommes commençèrent à se déplacer, l’arme au poing. Le premier gendarme s’abritait derrière un bouclier transparent, protégeant également un autre homme porteur du bélier. Carlos donna un ordre et la porte vola en éclats. Les assaillants se ruèrent à l’intérieur avant d’investir toutes les pièces. Le rez-de-chaussée était vide. Mabillon n’était visiblement pas encore levé. On entendit des ordres dans les oreillettes et simultanément, en provenance de l’étage. Clarisse perçut des bruits de bottes et celui d’un corps jeté au sol.


— Individu maitrisé, annonça la radio. Personne d’autre à l’étage.

— De Ruban Vert à tous les groupes, intervention terminée, vous pouvez nous rejoindre.


Mabillon fut amené sans ménagement dans la salle du bas. Clarisse lui présenta les documents signés par le procureur. Le prévenu menotté n’avait pas fière allure. Il avait été tiré de son lit vêtu de son seul caleçon, il ne s’était visiblement pas rasé depuis plusieurs jours et sa dernière douche ne datait surement pas de la veille.


— Trouvez-lui de quoi s’habiller, suggéra l’adjudante à Moreau. Je ne voudrais pas qu’il porte plainte pour mauvais traitements.

— Vous pouvez aller vous faire foutre ! Bande de tortionnaires.

— Venant d’un individu comme toi, répondit Clarisse, je prends ça pour un compliment.


Moreau redescendit avec un jean crasseux et un vieux sweat-shirt.


— Allez, au travail, commanda l’adjudante. On cherche en priorité tout ce qui peut servir à communiquer : téléphones, tablettes, ordinateurs, et les armes bien entendu.


Au bout de quelques minutes, une voix appela en provenance d’une pièce située au fond de la maison.


— Il y une armoire forte, commenta l’un des gendarmes, elle est verrouillée, un code.

— On va demander à notre hôte s’il accepte de nous le communiquer, ironisa Carlos d’une voix forte, afin d’être entendu, sinon, on la fait sauter.

— Pas la peine, cria Mabillon, le code c’est 1945#.

— C’est bon, confirma l’autre. Bel arsenal. Monsieur est collectionneur ?


Carlos et Clarisse se dirigèrent vers le local d’où provenait la voix. L’armoire en question était un meuble en acier de presque deux mètres, à doubles portes. Le contenu était édifiant. En plus des fusils de chasse attendus, un fusil d’assaut HK416 ainsi qu’un pistolet mitrailleur allemand MP 40 cohabitaient avec une carabine de tireur d’élite K98k, équipée de sa lunette de visée. Des armes de poing anciennes étaient accrochées par le pontet. Clarisse en désigna une.


— C’est bien un Luger ? demanda l’adjudante.

— Oui, pas de doute, répondit Carlos, en saisissant le pistolet d’une main gantée. Et il est chargé !

— La balistique nous dira si c’est l’arme qui a tiré sur Kaiser. Embarquez tout ça. Les téléphones maintenant.


Dans une des pièces de l’étage était aménagé un coin bureau. Un ordinateur portable était installé à côté d’une imprimante. Il était lui aussi verrouillé.


— Essaie le même code, suggéra Carlos.


L’écran afficha plusieurs fenêtres superposées, correspondants à différents réseaux sociaux. Clarisse referma l’écran. Un téléphone était en charge à côté de l’ordinateur. Sans surprise, il répondit au même sésame. Sur le mur opposé, des étagères supportaient quelques livres, des coupes de tailles variées et plusieurs boîtes en carton. L’une d’elle recelait un autre téléphone, un modèle ancien d’iPhone ainsi qu’une tablette digitale. Clarisse effleura la surface. Une photo de la porte de Brandebourg apparut.


— Cet idiot a gardé le téléphone et la tablette de Kaiser, confirma l’OPJ. Il n’y a plus aucun doute. J’appelle le major.


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