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Chapitre 28 - Une mystérieuse rencontre

Chapitre 28 - Une mystérieuse rencontre

Veröffentlicht am 26, Feb., 2026 Aktualisiert am 26, Feb., 2026 Crime stories
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Chapitre 28 - Une mystérieuse rencontre


Mardi 6 octobre


Le vent d’autan s’était levé dans la nuit et la plaine du Lauragais était balayée par de fortes rafales, secouant la voiture de fonction. Clarisse avait profité du trajet sur l’autoroute pour faire un résumé des découvertes de Markus Zimmer au major Roumiac.


— Maillet m’a envoyé la carte des déplacements de Kaiser d’après le GPS de la Golf. En quittant Toulouse, le jour de son arrivée, il s’est d’abord rendu à Moissac. C’est la ville où vivait Dumergue avant de partir pour le STO.

— Qu’est-il allé faire là-bas ? demanda le major.

— Pour le moment, on n’en sait rien, il a peut-être pensé que Prax était revenu au point de départ de son alter ego. Prax a sans doute rencontré le véritable Georges Dumergue en Allemagne, et celui-ci lui aura raconté son itinéraire. Le milicien aurait pu l’éliminer et prendre son identité.

— C’est une hypothèse qui se tient. De toute façon, à cette époque, on ne devait pas trop tenir le compte des morts à Berlin.

— Je pense envoyer le jeune Léo faire un tour à Moissac. On ne sait jamais, quelqu’un a peut-être repéré notre gars, il a forcément rencontré du monde. À sa place je serais allé à la Mairie en premier.

— Oui, ça vaut le coup d’essayer, concéda Roumiac.


La brasserie des Couverts était un établissement modeste, avec quelques tables à l’extérieur où une demi-douzaine de clients fumaient en prenant un verre. À l’intérieur, un serveur préparait la salle pour le service du midi tandis qu’une jeune femme rangeait le bar. Les deux gendarmes lui présentèrent une photo de Kaiser.


— Nous pensons que cet homme est venu chez vous le 23 septembre, à l’heure du déjeuner. Il s’exprimait avec un fort accent allemand.

— Le 23, je ne travaillais pas, répondit la barmaid, mais demandez à Kevin, c’est lui qui aurait pu le servir.


Les gendarmes se dirigèrent vers le fond de la salle.


— Oui, effectivement, j’ai vu ce type. Il est arrivé assez tard, il m’a demandé s’il pouvait encore manger quelque chose. Je l’ai installé à la table dans le coin.

— Il était seul ? demanda Clarisse.

— Oui, mais j’ai eu l’impression qu’il attendait quelqu’un. Il regardait souvent sa montre, il avait l’air tendu.

— A-t-il essayé de joindre son contact au téléphone ? demanda le major.

— Je n’ai pas remarqué de téléphone, mais il avait un genre de tablette, il m’a demandé si nous avions du wifi. Je lui ai donné le code.

— Et donc il est reparti sans avoir parlé à personne ?

— À part moi, oui. Il a commandé le plat du jour et une bière. Il n’est pas resté longtemps, il a réglé en espèce et m’a laissé la monnaie. En partant, il m’a demandé comment aller à Saint Ferréol. Je lui ai indiqué le bus 357, et le chemin pour rejoindre l’arrêt devant la salle Claude Nougaro.

— Il vous a dit pourquoi il voulait aller à Saint Ferréol ? demanda Olivier.

— Non, je ne lui ai pas demandé, il voulait sans doute se balader au bord du lac, pourquoi y aller sinon ?

— Peut-être pour rencontrer la personne qu’il attendait ! conclut l’adjudante.


Les deux gendarmes remontèrent en voiture.


— Tu connais le lac de Saint-Ferréol ? demanda le major.

— Non, avoua son adjointe.

— C’est un lieu de promenade très prisé des toulousains aux beaux jours. De toute façon, c’est sur notre route pour aller chez Cazenave.


Cinq minutes plus tard, Clarisse garait la Megane au pied de l’arrêt du 357. La halte se situait face à la pinède, plusieurs glaciers et restaurant se situaient à proximité, la plupart fermés à cette époque de l’année. Il y avait malgré tout bon nombre de promeneurs, à pied ou à vélo.


— Qu’est-ce que tu aurais fait à la place de Kaiser ? demanda Roumiac

— J’aurais cherché un établissement ouvert. S’il avait rendez-vous avec quelqu’un, il n’aurait pas attendu au bord du rond-point.

— Essayons le plus proche, proposa le major.


C’était un bâtiment bas, accessible par quelques marches, une grande terrasse s’offrait aux clients. Le service avait débuté et l’établissement était plutôt animé. Les clients étaient pour la plupart des retraités, plusieurs chiens sommeillaient sous les tables. Une ambiance de confort paisible.


— C’est plus bruyant en été, commenta le major.


Une jeune serveuse vint à leur rencontre, leur demandant s’ils souhaitaient déjeuner.


— Nous voulons juste quelques renseignements, répondit Clarisse en montrant la photo de Kaiser. Auriez-vous vu cet homme le 23 septembre, en tout début d’après-midi ? Il parlait avec l’accent allemand.

— Oui, je crois l’avoir remarqué quand il est entré, mais je ne lui ai pas parlé. Il est allé vers une table occupée par un autre client, à l'intérieur. Ce n’est pas moi qui me suis occupée d’eux. Demandez à ma collègue !


La personne qui assurait le service de salle était plus âgée. Elle aussi reconnut l’homme sur la photo.


— Il s’est installé en face d’un autre client, qui terminait son repas. Il a juste commandé un café. Il m’a semblé assez agité, ou inquiet, je ne sais pas… je n’ai pas fait attention à leur conversation. Par contre, j’ai remarqué qu’il lui montrait quelque chose sur une tablette. Il faisait défiler des documents, sans doute, je voyais bien le mouvement des doigts, compléta la serveuse en mimant le geste.

— Vous avez eu l’impression qu’ils se connaissaient ? demanda Clarisse.

— Je ne sais pas, je ne crois pas, en tout cas pas comme deux amis qui se retrouvent. Le client qui mangeait ne s’est même pas levé quand l’autre est arrivé.

— Ce client, celui qui était là en premier, vous le connaissez ? C’est un habitué ?

— Un habitué, c’est beaucoup dire, mais ce n’était pas la première fois qu’il mangeait chez nous.

— Vous connaissez son nom ? demanda le major.

— Non, mais vous pourrez peut-être le retrouver, il a payé avec une carte bancaire. Avec le jour et l’heure…

— Merci, on connait le boulot, coupa Clarisse. Ils sont partis ensemble ?

— Oui, mais je ne sais pas s’ils se sont séparés dehors, moi je reste à l’intérieur, demandez à Marie, sur la terrasse.

— Qui tient la comptabilité ? demanda Oliver.

— C’est la patronne, vous voulez que je l’appelle ?

— Nous sommes en retard pour un rendez-vous, mais nous repasserons dans l’après-midi. Pouvez-vous lui demander de nous sortir les transmissions de CB pour le 23 septembre. Ce sera plus rapide que de les demander à la banque.

— Entendu, je vais lui dire.



























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